‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 40 sur 427 · ADDITION DE LETTRES EUPHONIQUES · texte numérisé non relu

ADDITION DE LETTRES EUPHONIQUES

a) Elle est complète, lorsqu'on ne remplace par aueuue lettre* les terminaisons latines retranchées : niar-e mer, nid-us ma., mi-um vin.

h) Elle est incomplète lorsque pour faire sonner la consonne finale, on la fait suivre par un e qui remplace la terminaison latine élidêe : asin-m âne, princ-ipem prince.

Les mots formés de la première manière sont terminés étymologiijuement par une consonne qui était médiale en latin et qui est devenue finale en français ; cette consonne est souvent nulle dans la prononciation et quelquefois même elle est élidée complètement : canut-us chenu, amat-us aimé. Dans le vieux français les consonnes finales ne se prononçaient pas (J^ !(>); le français moderne suit cette règle dans un grand nombre de cas : nid, haut, mais il est une fotile de mots terminés par des consonnes qui se font entendre : tner, vif.

Il ari'ive souvent qu'après la chute de la terminaison latine, le mot français finit par deux consonnes ; mais ces deux consonnes ne subsistent que si la première est une des liquides r, net m et la seconde une muette, s ou f : pontem pont, cerv-us cerf; dans tous les autres cas, on supprime la seconde consonne : vermis ver.

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