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IV. Liaison des mots

1. Si un mot terminé par une consonne, par ex. cjros, est suivi d'un autre mot commençant également par une consonne, comme colume, il en résulte dans la liaison un choc de consonnes contraire à l'euphonie française; c'est pourquoi notre langue ne prononce pas en général les consonnes finales et les supprime quelquefois, par ex. le t de cet : ce chêne, et non pas cet chêne.

Mais lorsque le mot terminé par une consonne muette est suivi d'un autre mot commençant par une voijelle, il en résulte ordinairement un hiatus que Ton évite en faisant la liaison, c'est-à-dire en liant la consonne finale à la voyelle initiale du mot suivant avec laquelle elle forme alors une syllabe : cet Sitni = cè-ta-mi.

Dans la liaison des mots, les consonnes conservent en général le son qui leur est propre, excepté les muettes faibles g et d, qui prennent le son des fortes correspondantes : sang (c)

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