iG VARIATIONS DE L ORTHOGRAPHE
Article V. — De la réforme de l'orthographe. Variations de l'orthographe.
L'ortliograplie de l'ancienne langue était indécise etAottante^ mais elle se distinguait par une grande simplicité et, en somme, elle différait moins de l'orthographe actuelle que de celle de Rabelais ou de Montaigne. Voici comment on peut résumer ces variations de notre orthographe :
« Il n'existe, en théorie, que deux systèmes d'orthographe : le premier qui figure exactement la prononciation ou orthographe j^/^o/^fY/Vy^/^^; le second qui s'attache plutôt à rappeler l'origine du mot et est dit orthographe étymologique. L'orthographe phonétique, exacte peinture de la voix, n'admet que des lettres, vivantes ou prononcées : elle écrira filanfropie, orfelin, filosofie, comme nous écrivons faisan {de phasianos)^ fantaisie (phantasia)j fantôme (de phantasma). A côté de ces lettres actives, l'orthographe étymologique admet, au contraire, des lettres mortes^ qui rappellent aux yeux l'êtymologie, mais qui ne jouent aucun rôle dans la prononciation ; telle est, par exemple, la consonne j) dans exempt (de exempitus)^ haptiser (de haptizare) : dans ce système on écrira, phaisan, phantaisie, phantosme; si(/g^, venant de snhjectum, sera orthographié suhject, etc.
c( Au point de vue de la pure logique, le système phonétique est la seule orthographe rationnelle ; l'orthographe étymologique manque en effet de base, puisqu'elle ne s'appuie que sur l'orthographe d'une langue antérieure, et que d'autre part elle suppose arbitrairement que les étymologies sur lesquelles elle se fonde pour imposer aux mots telle ou telle lettre parasite, sont indiscutables. D'ailleurs, l'orthographe d'une langue, comme la langue elle-même, n'est point faite pour quelques lettrés, mais pour l'ensemble de la nation : le/" de faisan n'empêchera pas plus l'helléniste de reconnaître dans cette forme le grec phasianos que le ph de i)hilosop}iie n'aidera les illettrés à retrouver l'origine du mot.
« De ces deux systèmes orthographiques, le moyen âge, à l'origine, adopta le premier, la langue de la Renaissance adopta le second, et notre orthographe actuelle est le résultat d'un compromis très arbitraire entre les deux. Le moyen âge chercha d'abord à modeler l'orthographe sur la prononciation : au XIP siècle on écrivait comme aujourd'hui neveti (de nepotem), recevoir (recipere), ensevelir (insepelire) ; leXVP siècle, pour rapprocher ces mots de leurs originaux latins, écrivit nepveu^ re-
§ .')ll VARIATIONS 1)K L"<)KTHO(;UArnE 14.
cepcoir, eiisepcefir, sans se douter que le p latin existait déjà dans tous ces mots sous la forme du c; de même les formes du XIP siècle devoir (dehere)^ fîèrre (febrcm), février (februarium), sont devenues au XVI* siècle dehvoir^ fiehrre, fehvrier. Le moyen âge. changeant le d latin en it. écrivait hiit (/actf'in),faif (farti(iti), trait (traction), nuit (nodem)-, le XYI*" siècle refait ces mots en laid, traid, faid, unid. Cette recherche d'orthographe èrudite, qui avait commencé dès le XV* siècle avec les clercs et les premiers traducteurs des livres de l'antiquité, s'accrut d'une manière démesurée sous la Renaissance, par l'influence que prennent alors les imprimeurs érudits : Robert et Henri Estienne surchargent les éditions sorties de leurs presses d'une foule de lettres parasites empruntées à l'orthographe des langues anciennes. Cette invasion de lettres muettes jette un tel trouble dans l'orthograplie, ([u'une réaction en sens inverse ne tarde point à se produire. Meigret et l'illustre Ranuis, qu'approuvent Ronsard, Du Bellay et toute l'école nouvelle, tentent contre les Estienne et l'école des éttjmologide.^ de ramener l'orthographe au pur système phonétique. Cette tentative échoue, et l'orthographe étymologique persiste, en s'allégeant quelque peu. jus([u'à la fin du XVI P siècle. Malgré les etforts de Corneille et de Bossuet, l'Académie conserva presque intact ce système orth()grai)hique dans la première édition de son Dictionmtire (1G04); elle proscrivit même l'usage des accents et ne jugea point à propos d'adopter l'orthographe de Richelet, qui écrivait tête pour teMe. épée pour espée, etc..
« Ce fut seulement en 1740, dans sa troisième édition, que l'Académie remplaça par l'accent le .s^ étymologique; elle écrivit alors tête, êpée, apôtre- elle supprima de même le <i nmet de advocat, adrentitre, etc., qu'elle avait .jusque-là conservé. ^Mais elle n'osa point aller jus(iu'au changement de ai en ai que Voltaire proposait, et, jusqu'en IS'^ô, elle écrit Je connoii^sols, il étoif, il marchoit; ce fut seulement dans sa sixième édition que l'Académie sanctionna la réforme voltairienne.
« Notre ortliographe contient, malgré ces utiles réformes, plus d'un reste de la manie érudite du XYP siècle : le moyen âge écrivait autre (alter), paume (palma), 7)0?/^ (pulsus); le XYI' siècle aultre, paul me, pouls; nous avons repris paume et autre, inais nous avons gardé j)ouls. Le moyen âge disait oser (ausare), oreille cc^/n-icula), jiovre (pr//q)er), toreau (t/z^/ndlum), acheter (accayj/are), ba//ser (ba/^/izare), dérou/r(deru7>/'a), escrif (scri;?fus); le XVI" siècle, a?/ser. r//n-eille. \)au\i'Q, t«//reau, et de même acha/)/er, hajifiser, dérowpte, escri/;/. L'orthographe moderne a repris oser, maisn(»n P'A-re: oreille, mais non toreau •
148 l'orthogkaphe actuelle § t'.o
aclie/er, mais non baliser. Les lettres doubles qui infestent notre vocabulaire sont encore Tliéritage du XVP siècle; nous écrivons arbitrairement et sans aucune raison d'étymologie, ni de prononciation : abafis et aba^^oir, — charretier et chariot, coureur et courrier. — timo^/ier et cano>^»ier. cantonal et cantonmer. félo/àe et baro;?»/>, patronal et patro>?»er. to;///ant et déto;/ation, — agrandir et a////raver. a^jlanir et a^//;laudir, aj^- />auvrir et apercevoir, etc.
« Le moyen âge écrivait ;/r/r/o;;, y)orr/o;/. Au lieu de garder cette orthographe qui nous permettait de conserver au t un son unique, les latinistes rétablirent dans tous ces mots le ti latin : de là les inconséquences de prononciation telles que les édifions ti nous éditions^ les portions et nous (qyportions^ les inspections et nous inspections, etc.
c( Cette orthographe dite étymologique, qui ne représente pas la prononciation, devient même tout à fait arbitraire quand elle repose, comme cela est arrivé plus d'une fois au XXY siècle, sur une étymologie erronée. De même que j>eser vient de penscrre, le latin pensum (au sens de poids ) donna le vieux français pois, comme inensis a donné mois, fe)isf/ toise. Le XVP siècle, qui tirait pois de pondus, voulut conformer l'orthographe du mot à cette fausse étymologie et écrivit j^o/r/^-, dont nous avons liérité et qui sous cette forme a perdu, eu apparence, toute parenté avec peser.
« Il est à souhaiter que, dans la septième édition qu'elle prépare du Dictionnaire de l'usage, l'Académie, qui a déjà fait en 1835 tant d'utiles réformes dans notre orthographe^ persiste dans cette voie en supprimant la plupart des doubles lettres et en bannissant bon nombre de ces prétendus signes étymologiques » (^).
On va voir si cet appel a été entendu.
L'OETIÎOGEAPHE ACTUELLE.
Comme on Ta vu plus haut, l'orthographe de l'ancien fi-ançais était très simple et en somme beaucoup plus rationnelle que celle qui l'a remplacée après la Renaissance. Cette orthographe moderne de ]\Iarot et de Rabelais, toute hérissée de let-
(1) ViTAchii, Morceaux clfi-i"' il'"' ij''"^nds écrivains du XVï* siècle, p. i.xxiii.
§ <;(> ] /orthographe actl'elle U9
très étymologiques inutiles dont trois siècles n'ont pu nous débarrasser entièrement, est encore la nôtre aujourd'hui, sinon dan^ les détails, du moins dans l'ensemble. 11 y a là une tradition d'autant plus puissante (ju'elle remonte à une époque où la langue française s'est fixée et est entrée dans la phase classique de son histoire, et c'est précisément à cause de cette tradition que toute réforme radicale de l'orthographe française est entourée de difficultés presque inextricables.
Cependant il ne faut pas croire avec quelques grammairiens à courte vue que r(ntliographe suit fixée à jamais: tout au contraire, elle se modifie constamment et insensiblement dans le sens d'une plus grande simplification. <( On n'a, dit Littré. (lu'à comparer rorthugraphe d'un temps bien peu éloigné, le XVIF siècle, avec celle du nôtre pour reconnaître combien elle a subi de modifications. Il importe donc, ces modifications étant inévitables, qu'elles se fassent avec système et jugement. Manifestement le jugement veut que l'orthographe aille en se siml)lifiant. et le système doit être de combiner ces simplifications de manière qu'elles soient graduelles et qu'elles s'accommodent le mieux possible avec la tradition et l'étymologie » (^).
L'Académie elle-même, toujours hostile à une réforme radicale, s'est conformée à ce principe, et c'est ainsi que l'orthoerraphe s'est modifiée peu à peu dans les éditions successives de son dictionnaire, et que de nouvelles modificatio:.s ont encore été introduites dans la dernière (1878).
Mais ces nouvelles modifications sont bien rares, c'est l'Académie elle-même qui le constate. Non seulement l'Académie n'a liasîàit (lisi)araitieles auciennesbizarreriesde notre ortho^rajdie.uiais elkî y en a ajouté de nouvelles et elle n'a pas même su éviter les contradictions. Voici à ce sujet quelques indications sommaires qui jxiinrdnt être utiles au lecteur.
Emploi des lonelle^. — L'Académie continue à écrire les voyelles muettes méiue quaiiil elles smif complétenient inutiles, i'0unnetlaus6n?u/". tnœurs, toast, paon, heaume, etc. ; elle supprime le e iHyinolopique dans voir et le conserve dajis seoir, mais elle écrit je surseoirai et j'assoirai, etc. Elle écrit excédant (participe) et excédent (ailJL'ctit"), excellant et excellent, nèfjliijeant et négliycnt. etc.
Kniploi des consonnes. — T.Wcadémie éciit : capricant, fabricant, provocant, sulf'ocunt, vacant et choquant, marquant, pratiquant, trafiquant, etc. '< Dans les mots tir<'S du },'rec, elle supprime presque toujours une des lettres élymoloyicjues, quand i-ette lettre ne se prononce pas; elle écrit phti.sie, rythme, et non phthisie, rhythme (■'). » Cette règle est bien capricieuse et ouvre la voie à bien des contradictions : pourquoi, par exemple, dans rhijthme. supprimei-
(1) Histoire dfi 1(1 langue française, \,IV21.
C2) P l'é face ihi Di'inn.oaiii' <ié l'.\C'i-><:mi>'. jv XI.
150 l'orthographe actuelle § 60
le /( après \o r plutôt qu après le 19 Et pourquoi le conserver après le r dans rhéteur, rhinocéros, rhume, etc.? Voici d'autres mots où un h étymologique est suppiimé : aphte apophtegme, autochtone, diplilongue, hémorragie, hémorroïdes, hypocondre, ichtgopliage, ophtalmie, etc. L'Académie écrit rapsode et rhapsode, flegme etphlegme, frénésie et phrénésie, parafe et paraphe, fantasmagorie et phantastnagorie, parélie et parhélie, etc.
Doublement des consonnes. — L'.\cailémie a é^^alisé l'orthographe des mots assonance, consonance et dissonance, emmailloter et démailloter ; mais elle continue à écrire résonner, re.son«an< et résonance; consonne el consonant, consonance; abattre, abattement et abatage, abatis (à côté de lattis]; assujettir el assujétir. carotte, calotte et compote, camelote; ballotter, culotter, crachotter, décrotter, grelotter, garotter, etc., et barboter, chevroter, clapoter, caillouter, dorloter, fricoter, grignoter, gigoter, etc.; tabletterie et buffleterie; siffler et persifler, gif fie; souffler, essouffler et boursoufler, emmitoufler, etc.; charrette, charrue et chariot; courrier et coureur; baronnie et félonie; cancaner et capitonner, cantonale! cantonnier, colonel et colonnade, millionième et millionnaire, patronage et patronner, rationalisme et rationnel, tanin et tanner, tanneur, etc.: bananier, marinier, nautonier, timonier , et bâtonnier, braconnier, clàffonnier, marronnier, prisonnier, vannier, etc. ; imbécile et imbécillité; accourir et acoijuiner, attendre et atermoyer, approfondir et aplanir, allonger et alourdir, etc.
Emploi de la cédille. — L'.lcadémie écrit douceâtre au lieu de douçâtre.
Emploi des accents. — L'Académie éciit maintenant je siège, d'après la règle générale, mais^elle maintient lancieinie orthographe dans eussé-je, dussé- Je, etc.; elle emploie l'accent grave dans barème, orfèvre, poète, sève, troène^ prèle; et l'accent aigu dans; ena;»ow»'er (contrairement à l'étymologie qui exige énamourer, comme enivrer, enorgueillir, etc.), goéland, goélette, goémon, pépin, pépie, pétiller. Elle écrit avènement, affrètement, soutènement, tènenient et événement; élever, développer et chènevis, pèlerin; je céderai et je mènerai ; complètement, ndv., et complètement, suhst. ; règlement et dérèglement, subst., et règlement et dérèglement, nàw; — réclusion et réclusion, celer et celer, etc. L'Académie supprime l'accent circonflexe dans : gaine et gainier, goitre, levure, masse et masser (termes de jeu) ; elle admet également aboiement et aboiment, dénouement et dénoûment, dénuement et démiment, engouement et engoûment, enjouement et enjonment, etc. Elle écrit angélus et angélus; ab hoc et ab hue, optime, nec plus ultra, a posteriori, a priori, vice versa et à minimà. meâ-culpâ, nota benè, sine quà non; soûl, soûler et saoul, saouler; palaslre et palùtre; trinôme et binôme, inonôme ; il plaitet il tait, etc.
Emploi du trait d'union. — L'Académie éciit un blanc-seing et un blanc seing, un acte sous-seing privé et un acte sous seing privé, un sans-cœur et un sans coiur, le sans façon, te sans gêne,\e libre-échange et le libre échange, \e coton-poudre et le coton poudre, la gomme-résine et Ia gomme résine, le laisser-aller et le laisser aller, le iju'en-dira-t-on et le qu'en dira-t-on; clairsemé, aveugle-né, nouveau-né, nouveau venu, court vêtu; corps-saint, corps de garde; eau-de-vie, eau de rose; état-major, tiers état; haut-fond, haut fourneau; faux-fuyant, faux-bourdon, fausse-clef, falix frais, faux inonnayeur ; franc-bord , franc-tillac, franc-tireur, franc étrier, franc pécher, corps francs ; pied-de-chat, pied de bœuf; pot-au-feu, pot pourri; c'est-à-dire c'est à savoir ; au-devant et au dehors ; au-dessus, au-dessous et en dessus, en dessous; là-dessus et là dedans; ici-bas, là-bas et en bas; là-haut et en haut; par-ci par-là et par ici, par là, par deçà; par-devers, par-dessous et par devant sa chambre (m'd'is par-devant notaire]; très bon, trotte menu; havresac; morte-eau et eau morte; un tête-à-tête et tête à tête (adv.), avenir et à-venir (suhst.), rouvieux et roux-vieux; bis-blanc et pain bis; un homme
^61 PLAN d'une réforme MODÉRÉE 151
èien-disant, de soi-disant docteurs, à bras-le-corps; acompte, afin, atour, averse ei à verse, à-coup, à-propos, ù vau-l'eau, etc.; contrebande, contrepoison et contre-ordre, contre-poil, etc. ; endos, encaisse, entrain et en-tête, en-cas ; entrecouper, entrelacs, entrecôte, entresol, entremets et entre-bàiller. entre-temps, entre-voie, etc.; soucoupe et soussol, etc.; surpoids, surtout et sur-arbitre; susdit et sus-énoncé, etc.; malsain et mal-être, malappris; nonpareil et non-setis, non-payement, non seuleynent, les yens non intéressés, etc.; boutefeu et boate-en-train; caillebotte et caille-lait; claquedent el casse-cou; lèchefrite et à lèche-doigts; passavant, passeport, passepoil et passe-debout, pas'ie-droit,passe-partout, passe-temps, etc. ; porteballe, portecrayon, portefaLr, portefeuille, portemanteau et porte-aiguille, porteclefs, porte-drapeau, porte-liqueurs, porte-montre, porte-voix, etc. : condamnation par coi'ps et le par-corps ; quant à moi et le quant-à-moi, bien faire et le bien-faire, cette description est hors d'oiuvre et un hors-d'œuvre, crier sauve qui peut et ce fut un sauve-qui-peut.
Plan d'une réforme modérée.
§ 61 De ce qui précède on peut conclure que de tous les idiomes romans, c'est le français qui possède le système orthographique le plus défectueux.
Ce système a en effet deux défauts bien graves ;
a) Il manque de signes simples pour exprimer des sons simples, savoir : les voix pures que nous représentons par les combinaisons de voyelles ou et eu; — les voix nasales de a, de e, ■de o et de eu.^ qui se rendent par une voyelle suivie de n (ou m), c'est-à-dire la nasale de a par an ou en, la nasale de e par^r/;/, ■ehi ou 1)1. la nasale de o par on et la nasale de eu par un; — la •chuintante forte que nous représentons par ch; — et enfin les <'.onsonnes mouillées dont la notation j)ar iUetf/ii est très défectueuse, parce que /// et //// ont une double valeur phonétique, <:omme dans les mots fille et vil/e.^ agneau et açiuux., etc.
h) Certaines consonnes ont en français un double ou même Tin triple emploi, d'où il résulte que le même son peut se rendre par plusieurs signes, par ex. le .v fort, qui «-st rei)résenté par s", -S.S-, f, (", t et ;r, comme dans.s^V, />o.s.sv, rrr/, maçon, nation, soixante. Ces emplois multiples de la même lettre sont très fréquents et "Compliquent inutilement notre orthographe.
Pour que cette orthographe fût c(imi)lètement rationnelle, il faudrait que chaque son lût représenté par un signe distinct, et que chaque signe ou lettre eût un son qui lui fût propre et ne servît pas à marquer d'autres articulations. T*lusieurs essais de réforme ont été tentés dans ce sens, afin de rapprocher le plus possible l'écriture de la prononciation. Après Meigret et Ramus, dont nous avons déjà parlé, on peut citer