‹ Cours de lecture à haute voix ou Leçons pratiques de lecture française et de prononciation, préparées spécialement pour les écoles canadiennes [microforme]Chapitre 15 sur 75 · OUP · texte numérisé non relu

OUP

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cultivateurs font paître leurs bestiaux dans les prairies, après la première récolte,

No 11.—Le Cuitivateur

Reprenez l'exercice spécial sur of, p. 28.

N'oubliez pas que a est aigu dans toutes les terminaisons des verbes: il étudiera, il tâchera, il aura, tu mangerus, etc.

Faites toujours attention aux sons in, an, oi, ë ouvert grave, Surveillez la prononciation des consonnes d et lL; elles sont généralement articulées avec mollesse, surtout di, du, li, tu. Appliquez fortement la langue au palais, mais sans la contraindre. Retirez les lèvres pour di et ti ; avancez-les pour du et lu. Ex.: Di-di-di-eù, ti-li-li-ran, du-du-du-reté, Tu-lu-tu-rin, divine, maudite, entier, pelit, lifière, titre, na/ure, frui/iers, etc.

Dites : më-z'èll’ ne l'f8—tu m'a dézobéi—tu n'an tir’ra—l'éta —0bligé—adrécé—adrèss Die la voulu—pou-r'onoré—coopérateur—biinfezan— providance—respä—vokâcion—s'éforcera — fidèlman —d'voar— son-n’ar — amélioré — lécé—aveugle — dicerneman—térin —ap'lé — profon — ]é èrçaÿ — complèt’man — amand'man—de l'subdivisé—parfèt man—s'écoul’ra—ne s'ra— angré—trèt man —a profi— de S’mé— movèz-z'èrbe — métra — prèri—précieüz’man—là p’ti bokaj'—la d'meur'—cé la—lë-z’oa- 10—pour protégé—moaçon—protèj —mouch'rol—pik—angoul- Van—chardonn ré—mèrl— jâzear—goglu—moan — méillour— dévoran— prodigieñz—il faut don lé-z’atiré (1) —ret’nir — déchir’ra—dë p’ti-z'oazô.

La terre nourrit tous les êtres vivants qui l'habitent : les plantes, les animaux et l’homme lui-même ; mais elle ne le fait qu'à une condition ; il faut la cultiver. — Après avoir créé l'homme, Dieu le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder.—-I] dit à Adam après son péché: Parce que tu m'as désobéi, la terre est maudite à cause de toi ; tu n’en tireras chaque jour ta nourriture qu'avec un grand

(1) Le ce du mot’ donc est muet, exce

pour la liaison; 20 quand donc est le remier mot de la phrase, ou du membre de phraso: je pense, don » existe ; 30 dans certains iRouvements qui Genandent de l’énergie :

Qui donk passe à cheval dans la nust et Le vent.

pté, lo devant une voyelle,

labeur; tu mangeras ton pain à la sueur de ton front.—Dans l’état d'innocence, la culture de la terre était pour l’homme une douce jouissance ; après son péché, elle devint son châtiment.— Le travail des champs a donc été imposé directement à l’homme par Dieu lui-même; c’est ce qui fait son plus beau titre de gloire.—A l’agriculteur seul a été confiée la noble fonction de nourrir le genrehumain tout entier.—Comme Joseph sous Pharaon, il est l’intendant de Dieu sur la terre.—Les personnages les plus illustres, les hommes les plus savants sont obligés de lui adresser cette prière que lui-même n'adresse qu'à Dieu: Donnez-nous noire pain de chaque jour—VDieu l’a voulu ainsi, pour honorer, en l’'humble personne du cultivateur, son coopérateur dans l’ordre de Ia nature, son associé dans les soins bienfaisants de sa divine providence.

Le cultivateur intellisent, pénétré de respect pour une si belle vocation, s’cfforcera de remplir fidèlement les devoirs quelle lui impose.—Il étudiera son art avec soiu, et tàchera d’améliorer la terre que ses pères lui ont laissée.—Ti n'agira point en aveugle et avec un esprit de routine ; mais avec discernement, examinant la nature du terrain sur lequ:1 il est appelé à travailler—\i c'est un sol argileux, les Zabours seront plus profonds, les hersages plus multipliés; il se servira même du rouleau pour pul- Vériser complètement la terre—Au besoin il pratiquera ce que l’on appelle des amendements, en transportant une terre légère sur un sol compacte, afin de le subdiviser.—]l aura soin

que les rigoles, les fossés et les drains fonctionnent

parfaitement ; de cette manière l'eau s'écoulera,

de ton re de 14 issance ; ment.— 6 direcc'est ce —À l'afonction [Comme de Dieu lustres, s de lui ‘adresse

chaque orer, en >00péra- 16 dans idence.

respect remplir ose.—Jl ’améliosée.—]1 sprit de inant la L6 à tra-

labours , multiur pulesoin il dements,

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le champ ne sera point inondé, ni le grain noyé. —Ce qui l'occupera surtout, ce sera la confection des engrais et le traitement des Jumiers.— Les litières, le purin, la chaux, les cendres, le plâtre, les eaux sales, tout sera mis à profit; car sans engrais et beaucoup d'engrais, il n'y à pas de bonne culture possible. —Il se gardera bien de semer tous les ans le même grain dans la mème terre, ce qui l’épuiserait bientôt ; et pour détruire es mauvaises herbes, il mettra son champ en pré.—Un cultivateur quia de bonnes prairies, et qui récolte beaucoup de foin, est toujours un cultivateur à l'aise.-Il mettra de L'ordre et de la propreté danstout son domaine ; plantera des arbres fruitiers autour de sa maison, des arbres d'ornement le long des chemins, et conservera précieusement les petits bocages qui peuvent servir d’abri à ses animaux —Les arbres sont la demeure naturelle des oiseaux : c’est là qu'ils construisent leurs nids.--Or, Dieu a créé les oiseaux pour prose les moissons, les légumes, les arbres, les fruits, contre les ravages des insectes—Chaque oiseau mort, ce

sont des millions d'insectes sauvés, et des millions d'insectes amènent la famine —Celui qui protége l'oiseau travaille donc à écarter la lamine ; et celui qui tue un petit oiseau, contribue à rendre le pain plus cher.—L'hirondelle, Je martinet, le tritri, la fauvette, le moucherolle, le pic, l'engoulevent, le rossignol, la mésange, le chardonneret, le merle, l'étourneau, le £TOSbec, le jaseur, le goglu, le moineau, et même le crapaud, la chauve-souris, sont les meiileurs amis du cultivateur; ils jui rendent des services incalculables, en dévorant une quantité prodi-

gieusc d’insectes.—.I] faut donc les attirer et les retenir autour de la maison, en conservant préeleusement les arbres qui peuvent leur servir de retraite.—[J'enfant sage comprendra eette vérité; il ne déchirera point l'écorce des arbres, et il ne détruira point les nids des petits oiseaux.

No 12.-—Les l'orêts

Reprenez l'exercice sur les voyelles, p. 12.

Donnez bien }: son i1 dans les i1o0ts pins, sapins, importants, Soin, pinsons, grimpe; et l'é ouvert grave dans les articles les et des aussi souvent qu'ils sant répétés de fois dans le chapitre suivant.

Dites: forè—il y an-n’a d'eran, de p'ti, de vieü-z'é d'j jeunn” — m'rizié — noaié— un-n'arhr” ke nou d'von consèrvé-r'avèk soin ({1}—économi dome:tik —.]}6 zoaz6 nich t'enlinèr man — r'nar à sa tanitr”—-dauns | hokaj —orignai—ouiss —ion-cèrvié— la même--rûr -—— domaj — voir. pà fèr—ié poursuiv-'é lé tu—pèr-dri—-for-t'èstiiné- èkseunt’,

Dans les forêts, il y a beaucoup d'arbres: il y en a de grands, de petits, de vieux et dej jeunes. a ne sont point plantés en rangées, mais ir-

lièrement.—Ordinairement on trouve dans 1e: forêts des érables, des chênes, des hêtres, des bouleaux, des pins et des sapins.—Le chêne, le merisier, le noyer, le pin, l’épinette rouge, l’épinette blanche, sont des objets de commerce très importants.— L'é érable, le merisier, le hêtre, l'épinette rouge, l’épinette blanche, le bouleau, sont très précieux comme bois de chauffage. — L’érable est un arbre que nous devons conserver avec soin—De sa sève, on extrait, par la chaleur, une matière sucrée qu'on appelle sucre d'érable, et que les enfants aiment beaucoup.—

(1) Un-n'arbre, un-n’usage, un-n'homme, un et 1n une; conservez la nasalité, Dites de même: aucun-n'homme, aucur-n'autre,

et les t préservir cette rbres, eaux.

ortants, cles Les bapitre l'jeunn’ sr'avèk man —

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ais irdans êtres, +hêne, ouge, merce hêtre, aleau, 19e. — onser- Jar la | sucre UD:

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Le sucre d'érable est très agréable au goût, et. d'un usage journalier dans l'économie domestique.—La forêt est la deincure de beaucoup d'animaux.— Les oiseaux nichent ordinairement sur Jes arbres ct dans les buissons. —Les pinsons, les merles, les fauvettes, les chardonnerets, les rossignols nous réjouissent par leur chant.—Le rusé renard à sa tanière dans la forêt où il se cache; le petit éeureuil grimpe sur les arbres et saute de branche en branche, d'arbre en arbre : le lièvre et la perdrix se tiennent cachés dans le bocage.—L’orignal, le caribou, l'ours, le loup, le loup-cervier, le castor, ne demeurent que dans les grandes forêts ; là même ils deviennent de plus en plus rares. —Quelques-uns de ces animaux causent souvent de grands dommages.—Le renard prend la volaille; le loup et l'ours volent les moutons, et quand ils sont affamés, ils s’attaquent à l’homme mèëme.—Cependant on ne les laisse pas faire tranquillement ; les chasseurs les poursuivent et les tuent.—La chair du lièvre et celle de la perdrix sont fort estimées.—L'ours, le castor, le renard, la loutre, la martre et le vison nous fournissent d'excellentes fourrures.

No 13.—Les Piantes :

Reprenez l'exercice sur les consonnes, p. 14.

Articulez toujours avec énergie, et donnez une attention soutenue à l'é ouvert grave daus les mots : mais, jamais, les, des, obje/, après, es, très, etc.

Dites: avèk leur fleur coloré—J'orneman d'Ja tèrr—ou il ne croa pà d'plante—dézolé.ce n'son—là plant’-z'on d'la vi— Cross —vérdoa—fleuriss —nouritur—àgzisté ss décèch'—nécécèr—cèrlin tan — âge — troû — interstice—nécance —tige—an-n'une—rèzon—-è]l" fourniss’-t’aû-z'omm— produi —amploaié

rm mn mr

—0deur—nuizible-z’a la santé—-montrera-—dira—caractèr—pré. côcion—il ne faû don pâ souété—s'aplik-t'a conêtr' —dicèrneman.

Les plantes, avec leurs fleurs colorées, leurs feuilles et leurs fruits, sont l’ornement de la terre.—Le lieu où il ne-croît pas de plantes est triste et désolé.—L'or et l'argent, les pierres précieuses et les perles ont une valeur aux yeux des hommes, et cependant ce ne sont que des objets sans vie et sans mouvement.—Les plantes ont de la vie; elles croissent, verdoient, fleurissent, et portent des fruits.-Llles tirent leur nourriture de la terre ; et, comme nous, elles ont besoin d'air pour pouvoir exister.—Dès que l'une de ces deux conditions indispensables vient à manquer, elles ne peuvent ni verdir ni fleurir : elles se fanent, se bou et leur vie touche à sa fin.—Même quand elles ont suffisamment ce qui leur est nécessaire, elles meurent après un certain temps.—[L'âge auquel elles parviennent varie beaucoup suivant les espèces.—Les unes ne vivent qu'une seule année : d’autres deux, trois années, et davantage.—[La racine de la plante s'enfonce ou dans la terre, ou dans les interstices des rochers et des murs.—Le collet de la racine donne naissance à la tige qui se divise en branches: celles-ci se subdivisent en une multitude de rameaux.—Les branches et les rameaux produisent à leur tour les feuilles, les fleurs et les fruits.—I]l y à une grande diversité parmi les plantes; c’est pour cette raison qu'on les divise en arbres, en arbrisseaux, en herbes, en champignons et en mousse.

L'utilité des plantes est très grande.—Elles fournissent aux hommes et aux animaux la plus grande partie de leur nourriture.—Elles nous

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uche ment après ‘vlen- —Les Utres ne de as les collet ui se nt en es et uilles, liveraison X, en

Elles plus nous

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donnent des matières premières pour nos vêtements, du bois pour construire nos habitations, et, outre le bois de chauffage, elles nous procurent une foule d’autres produits précieux.

Plusieurs plantes sont emplcyées dans la pharmacie ; d’autres sont cultivées pour la beauté de leur forme et pour la couleur et l’odeur de leurs fleurs.--Parmi les plantes il y en a qui sont nuisibles à la santé, et qui peuvent même détruire la vie de l’homme : on les appelle plantes vénéneuses.— Votre maïtre vous montrera celles qui ont ce caractère et qui croissent dans l'endroit que vous habitez; il vous dira ensuite à quoi un peut les reconnaître, afin que vous puissiez prendre vos précautions. — Ne portez jamais à la bouche les fleurs ou les rameaux d'une plante que vous ne connaissez point.

On prépare quelquefois avec les plantes vénéneuses des remèdes salutaires : ces plantes si nuisibles ont ainsi parfois une grande utilité : il ne faut donc pas souhaiter qu’elles n'existent pas.—-Tout ce que le bon Dieu 2 créé est utile, mais il est nécessaire que les hommes s’appliquent à connaître les propriétés de ces végétaux et qu’ils les emploient avec discernement,

No 14.—Les Elévations du Sol

Reprenez l'exercice vocal, p. 17.

Surveillez toujours les défauts signalés jusqu'à présent dans la prononciation des voyelles et des consonnes.

Ne donnez pas la phrase tout d’un trait, surtout si elle est un peu longue ; séparez les différents membres qui la composent par de légers repos. Exemples:

Les hornmes | que l’on voit marché-r’au bas d’ia montagne | paraissent t’ô-ci p'tits | que des poupées | et les arbres | ne

mn D mu

semblent pas plus grands que dé z'arbrisseaux.—La partie inférieure d'une montagne | prend l’nom d’pied | et la partie supéricuré | celui d’cime ou sommet.—Souvent-t'il se détache | du sommet des montagnes | une masse de nèige | qui s’grossil'en tombant | et couvre parfois | dans la vallée | des villagez’entiers.-—Sur les flancs des montagnes | croass’ dé-z'arbres | dé-z'arbrisseaux | et toutes sortes d'herhes.—Au pied | ei dans la vallée | on voit des Champs cultivés —C'est du sein (in) d'la terre | qu'on-n’èkstré cës métaux | ainsi (ên) que tous lë-z'autres. Les hommes | qui travaillent dans les montagnes | pour extraire le minerais | s'appellent minenrs | et les fosses d'extraction | se nomment minières,

Dites: partou-t’uni—par la il ÿ a—coline—somé—là r'gar— ambrass-l’un’—térin—tré biin [ ôci (sans liaison) — boskë — râr'man—lé-z'un’-z'aû-z'aûtre ne;

La surface de la terre n’est pas partout unie ; par-ci par-là il y a des élévations, des collines et des montagnes.— Les collines ne sont pas fort hautes, mais les montagnes ont une élévation plus considérable : il y en a quelques-unes qui vont jusqu'aux nuages.

En gravissant une montagne, on se fatigue beaucoup ; mais, par compensation, on jouit d’une belle vue lorsqu'on est arrivé au sommet. —Les regards, que rien n'arrête, embrassent une vaste étendue de terrain.—Du haut des montagnes, on voit des églises, des forêts, de belles vallées couvertes de verdure ; de là on distingue très bien aussi les villages environnants, leurs champs, leurs prairies et leurs bosquets.—Les hommes que l’on voit marcher au bas de la montagne paraissent aussi petits que des poupées, et les arbres ne semblent pas plus grands que des arbrisseaux —La partie infcrieure d’une montagne prend le noni de pied ; la partie supérieure celui de cime ou sommet. —Les flancs s'étendent du pied de ia montagne au sommet.—Rarement les montagnes sont iso-

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