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conduire sse nous
: laiterie, lente et
du bois voir.
es,ilya tendrons
na, es-tu ? Tu as qui voit nême au
ervation, vais ouoit tout.
que mal
Lené son estampe rayons,
her, pécher;
No 11.—La Brebis et le Chien
La brebi-z'6 l'chiin, de tou Jë tan-z'ami, se raconté-t'un jour leur vi infortuné—dizé—dèstiné — dé-z'ingra — du lë—cé méchan—victime—dèstin—va, ma seur,
La brebis ot le chion, de tous les temps amis,
Se racontaient, un jour, leur vio infortunée.
“ Ah! disait la brebis, je pleure et je frémis
Quand je songe au malheur de notre destinée,
Toi, l’esclave de l’homme, adorant des ingrats, Toujours soumis, tendre et fidèle, Tu reçois, pour prix de ton zèle, Des coups, et souvent le trépas, Moi, qui tous les ans les habille,
Qui leur donne du Jait ot qui fume leurs champs,
Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille Assassiné par ces méchants :
Leurs confrères les loups dévorent ce qui reste, Victimes de ces inhumains,
Travailler pour eux seuls et mourir par leurs mains, Voilà notre destin funeste |
— Il est vrai, dit le chien, mais crois-tu plus heureux Les auteurs de notre misère ?
Va, ma sœur, il vaut encor mieux Soufirir le mal que de le faire. ”
No 12.—Le Fainéant
Fénéan—aparlenë—vè-n'èspoar—ki-l'u-t'orreur—randé jemë —k'apré-z'avoar fé-t’un gran détour—manké-r'aû l'çon—solda —brogrë—bon | à riin (sans liaison)
Sigismond appartenait à une famille aisée et pouvait, par conséquent, se procurer plus de plaisirs que beaucoup d’autres enfants.—$Ses parents lui achetaient des bonbons et des jou- Joux, le conduisaient au spectacle, et partout où il y avait quelque chose de
nouveau à voir.
—Ïls espéraient par là l’engager à mieux remplir ses devoirs à l'école.—Vain espoir! Sigismond prit tant de goût à une vie dissipée qu'il eut horreur du travail.—I1 ne se rendait jamais à l’école qu'après avoir fait un grand détour, et souvent 11 se permit de manquer aux leçons pour jouer avec des enfants de son humeur, pour se promener ou voir manœuvrer les soldats.—$es parents et son maître eurent beau le | réprimander, il ne se corrigea point et ne fit | pas de progrès.—Aussi ne fut-il jamais bon à | rien.
A naines - |
No 13.—Quatrain
Lé-z'instan.
Tu dois songer toujours que ta vie ost bornée; Sur un plan régulier qu'elle soit ordonnée.
fl L'usage qu’on en fait en double les instants; [| Tout peut se réparor, hors la perte du temps.
No 14.—Dévoucment filial
Sin-Domingue—on n’envoaya don—on l'sézi—lia 18 min— lui ordona de s'mettr—aprété—déja 15 fuzi-z'été—poatrin’ du colon (1)—instan—solda—ala—rempar — s'éloagné—il voulut'emplonyé—enlâca sû bra—-vou m'turé—parlë t'insi—n’ôza pâ —8gzécution—-troal man-t'emhracé,
C'était dans l’île de Saint-Domingue. — Un malheureux planteur avait 6t6 condamné à mort, parce que des méchants l'avaient accusé de conspirer contre le gouvernement.—On envoya donc des soldats pour le prendre dars sa maison au milieu de sa femme et de ses enfants,
qui pleuraient à chaudes larmes.—On le saisit,
rt rem- Sigise qu'il jamais Jur, et leçons meur, 8 s0leau le ne fit bon à
on lui lia les mains, puis on le conduisit devant sa porte.— Alors le commandant de la troupe lui ordonna de se mettre à genoux, et dit aux soldats d’apprêter leurs armes. — Déjà les fusils ‘étaient chargés, et les canons dirigés sur la poitrine du colon, lorsqu'un cri perçant retentit tout à coup.—Au même instaut, une jeune fille s'élança à travers les soldats, et alla se jeter devant le condamné, comme si elle eût voulu lui faire un rempart de son corps.—Le commandant étonné, lui dit de s'éloigner; mais elle demeura immobile à la même place, comme si elle n'eût pas entendu.—I] voulut employer la force pour se faire obéir, mais cette jeune fille enlaça ses bras autour du condamné, et il futim possible de lui faire lâcher prise.
“ Vous me tuerez. dit-elle, vous me tuurvz ; je ne veux pas quitter mon père. Non, non, je ne veux pas le quitter, j'aime mieux mourir avec lui.”
La courageuse enfant qui parlait ainsi avait à peine dix-sept ans.—Le commandant, ému, n'osa pas ordonner le feu.—L'exécution fut ajournée. —On emmena en prison le condamné et sa ile, qui le tenait toujours étroitement embrassé.— Le lendemain, le gouverneur de l'ile fit grâce au colon, pour récompenser le pieux dévonement de cette fille, modèle de tendresse et de courage.
No 15.-—La Bénédiction maternelle
R’gar—touchan-t’abandon—n'ét'anoncé—si biin [û lomtre —M6é—blécan—suprème—hôtin —ôgust — dèstinuduceniu chevé.
Enfants, si vous avez courroucé votre mère,
Si vous avez rendu son regard plus sévère,
Et glacé tout À coup son touchant abandon, N'allez pas vous coucher sans que sa voix chérie N'ait annonces l'oubli de votre étourderie ; Enfants, ca dort si bien à l'ombre du pardon |
Mais si, biessant lo Ciel dans son vouloir suprême, Vous aviez, désolant la mère qui vous aime, Méprisé sa prière en votre orgueil hautain ;
Si vous aviez osé lui jeter uno injure.
À genoux! de doux mots guérissant sa blessure, Oh! faites quo sur vous elle étende la main |
La bénédiction d'une mère est sacréo,
Car elle est la couronne aguste ct révérée, Par le ciel destinée à vos fronts purs et blancs. Les anges qui la nuit, descendent sur la torre, À cette maiïque en vous reconnaissent un frère, Et vers votre chovet so penchent caressants,
S'ils trouvent quelque enfantqui lourdementsommeille Sans ce doux signe au front, ou bien dans l'ombre veille, Ils so voilent les yeux et passent tristement ;
Puis so disent tout bas: “Hélas! un jour sans doute, Cet indocile enfant qui sort de notre route,
Sera banni du ciel, qui se ferme au méchant, ”
No 16.—La Gourmandise
Atindre—surtou-t'a s’glicé — de d’su VIë—Jarcin—pa vin-t'a —délia—un jour (art.)—èll apèrçu-t’un” tâsse — armoar…1i" blanchâtre—entra—tu à—poazon—méd’cin—ariva—d’ent; 4 18e z'insuportable—fezan boar bôcou d'Ië—ki n’sé pâ métrizé malheureù.
Frédérique avait contracté la mauvaise habitude de giñter de tout ce qu'elle voyait.—Ses parents avi." beau la punir, elle ne se corrigeait pas- {0 allait pas au jardin sans cueil-
lir les fruits auxquels elle pouvait atteindre, ou sans les entamer, lors même qu'ils étaient verts. — Elle aimait surtout à se glisser dans le gardemanger et à enlever la crême de dessus le lait. — On ne savait d’abord à qui attribuer ce larcin : mais on parvint à découvrir la coupable ; et, dès ce moment, on s’en défia comme on se défie des voleurs.—De cette façon, elle ne pouvait plus satisfaire, comme autrefois, son appétit déréglé. — [1 était pourtant impossible d'ôter toujours les clefs, et Frédérique profitait de ces petites négligences pour aller à la découverte de quelque friandise.
Un jour se trouvant seule dans la chambre à manger, elle aperçut une tasse sur une armoire, — Elle prit la tosse, qui était remplie d'une pâte blanchâtre très. douce.—Frédérique, qui la trouvait fort bonne, en mangeait encore lorsque sa mère entra.—#*Malheureuse ! s’écria la mère, en apercevant son enfant tenant Ja tasse, tu as mangé du poison destiné aux mouches !”
On fit appeler le médecin.—Quand il arriva, Frédérique avait des déchirements d’entrailles insupportables.—On parvint à lui sauver la vie en lui faisant boire beaucoup de lait; mais elle resta maladive le reste de ses jours.
Celui qui ne sait pas maîtriser ses penchants finit presque toujours par se rendre malheureux.
No 17.—Les Enfants et les Perdreaux Genti—ki voltë—trénan l'èle, ap'lan sè p'ti—étourdi—un trézième—l'éné l'veû—parbleu—tu véra—coman don — meur (art.).
Dex enfants d’un fermier, gentils, espiègles, beaux, Mais un pou gâtés par leur père,
É Se pa iront mia tiens és À pen iv vraies Se.
Cherchant des nids dans lours enclos, Trouvèrent de petits perdreaux Qui voletaient après leur mère.
Vous jugez de leur joie, et comment mes bambins À la troupe qui s’éparpille Vont partout couper ies chemins, Et n’ont pas assez de leurs mains Pour prendre la pauvre famille!
La perdrix, trainant l'aile, appelant ses petits, Tourno en vain, voltige, s'approche ; Déjà mes jeunes étourdis Ont toute sa couvée en poche.
Ils veulent partager comme de bons amis ; Chacun en garde six ; il en reste un treizième ; L'aîné le veut, l’autre le veut aussi.
“Tirons au doigt mouillé. -Parbleu | non.-Parbleu ! si, —Cède, ou bièn tu verras.—Mais tu verras toi-même, De propos en propos, l’ainé, peu patient, Jotte à la tête de son frère Le perdreau disputé. Le cadet, en colère, D'un des siens riposte à l'instant, L'ainé recommence d'autant ; Et ce jeu, qui leur plaît, couvre autour d'eux la terre e pauvres perdreaux palpitants.
Le fermier qui passait en revenant des champs, Voit ce spectaclo sanguinaire, Accourt, et dit À ses enfants :
“Comment donc ! petits rois, vos discordes cruelles Font que tant d'innocents expirent SOUS vos Coups ! De quel droit, s’il vous plait, dans vos tristes querelles, Faut-il que l’on meure pour vous ? ”
No 18,—Le F'ère pieux
Se rendé-t'aû travail (arl.)—son fiss’—enfan d'sè-t'an-z'envi. ron—alé-t’avèk ui c6té courë ça 6 lä—vené d'se l'vé—-6ta— leva ië z’ieñ-z'aû cièl—prononçca—tou bâ-—l'obsèrva—d'manda —0lê—avê—mint nan-t'a Dieù—biinfezan—j'adoré-z’an silance —i] à fé—ajouta—continua—répondi (art.). ,
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Un père se rendait au travail dans les champs: son fils, enfant de sept ans environ, allait avec lui.—C'était par la plus belle matinée de printemps.—L’enfant rempli de joie, courait çà et là.— Le soleil venait de se lever.—Le père ôta son chapeau, leva les yeux au ciel, et prononça quelques mots tout bas.—L'enfant l'observa ct demanda à son père pourquoi il ôtait son chapeau et ce qu’il avait dit tout bas.
Mon fils, répondit celui-ci, je pense maintenant à Dieu, en voyant se lever le beau et bienfaisant soieil.J’adorais en silence la toutepuissance et la bonté du Très-Haut.— Vois, mon enfant, Dieu à créé le soleil et tout ce que tu vois ici.
—Ï a fait tout si bien, ajouta l'enfant.
—ÂÀïmes-tu, continua le père, aimes-tu ce bon Dieu si généreux ?
— Oh, oui! répondit l'enfant.—Et ses yeux se remplirent de larmes de joie.
No 19.—Le Trone de neige
Folâtré—regrété—biin qu’il ë—pluss’ k’on n'pens'—déja 16 pâcion—çolège—un tà d'nège-—siége—cortége—comm'glace— n'inporte — plézir — moindre — l’arogance— plu tar—oré-tu— s'aba—l'orguéilleû potenta—dèstin—protège—le réyon.
Qui n'aime à voir folâtrer les enfants ?
On se croit de leur âge: oh! douce jouissance De pouvoir quelquefois se rappeler ce temps
Si regretté, bien qu’il ait ses tourments |
Un rien suffit pour amuser l'enfance;
Mais dans ces jeux, plus qu'on ne pense,
S'introduisent déjà les passions des grands.
Un jour, échappés du collége, Des écoliers d’onze à douze ans,
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Aporçurent un tas do neige...
Lo plus âgé, qu'on avait nommé roi, Dit quo de son pouvoir il en faisait le siêge, Lo trône enfin; ot le cortége Donno À co vœu force do loi.
Lo trône était froid comme glace; N'importe, avec plaisir s'y place Cette éphémère majesté, On s’enivre Go la puissance...
Peut-on impunément avoir l'autorité ?
Chez notre prince l’insoience Surpasse encor la dureté :
Des malheureux sujets la moindre négligonce Est réprimé avec sévérité.
De Tarquin le Superbe il avait l’arrogance ; Et de Néron plus tard, suivant touto apparence, Il aurait eu la cruauté.
Pourtant le soleil le dérange :
Le trône qui se fond d'une manière étrange, Avant la fin du jour s’abat . .
Bientôt l'orgueilleux potentat Se voit au milieu de la fange.
Redoutez un destin pareil,
Vous que la fortune protége ; Vous êtes sûr un tas de neige...
Gare le rayon du soleil !
No 20.—Le petit Secrin
Le p'ti s’rin—un petit” fille—chantë du matin | Ô son — un’ petite hupp’ noar—kèlkefca-z'uu p'ti morceau d'sucre— ilavé—l’oaz0 devin—doné-r'a boar'— trouva — alor—pleura — ala—ki chantë-t'oci biin—récucit'ron pà —Voaci—biin--n'agi — tan-z'avan—je lé mangé Mmoa-mÔMeE—insi parla—le keur plin d'tristèss—chagrin—sinte—l'anfan-t'ingra.
Une petite rlle nommée Caroline, avait un charmant serin.—I] chantait du matin au Soir, et il était très beau. —Jaune comme de l'or, avec
une petite huppe noire sur la tête. Caroline lui donnait à manger de la graine et de l'herbe tendre : quelquefois un pelit morceau de sucre, et chaque jour il avait dé l'eau fraîche et claire.
Tout à coup l'oiseau devint triste, et un matin, lorsqne Caroline voulut lui donner à boire, elle le trouva mort dans la age.— Alors la petite Bille fit de grandes lamentations et pleura beau- Coup.--Sa mère alla acheter un autre serin, qui avait à: plus belles couleurs encore que le prenier, et qui chantait aussi bien ; puis elle le mit dans la cage.
Mais Caroline pleura plus fort, quand elle aporçut le nouvel oiseau.
La mère étonnée, lui dit; “Ma chère enfant, pourquoi pleures-tu encore ? Pourquoi es-tu si allligée? Tes larmes ne ressusCiteront pas l'oiseau mort, et en voici un autre qui cest tout aussi bean.
— Ah! chère maman, répondit la petite, je n'ai pas bien agi avec mon serin, et je n'ai pas fait pour lui tout ce que je pouvais faire.
— Chère Caroline, reprit }a mère, tu as cependant eu bien soin de lui!
— Oh non, répliqua l'enfant : quelque temps aVantsa mort, je ne lui ai pas porté un morceau de sucre que tu m'avais Conné pour lui, je l'ai mange moi-même,”
Ainsi parla Caroline, le cœur plein de tris- (esse.—La mère se garda bien de sourire du chagrin de la petite.—Elle reconnut la sainte voix de la conscience parlant au cœur de l’enfant, e£ elle Ja respecta,
“Oh! dit-elle, combien doivent être cruels les tourments qu'éprouve l'enfant ingrat sur la tombe de ses parents !”
No 21.—Le Pigeon et le Ramier
Colombe — plinte — vinere froad’indiférance—toujour.sansamble,
Un pigcon voit mourir sa colombe fdèle ;
Il roucoule, il gémit, Lo ramier, son Voisin,
Lui dit: « Pourquoi cette plainte cruelle ?
Vos cris sont impuissants Pour vaincre le destin.
J'ai perdu, comme vous, ma compagne chérie ;
La froide indifférence est lo plus grand des maux : J'eus tort de fuir tous les oiscaux.
L'amitié, charme de la vie,
Peut seule du malheur alléger le fardeau ;
Que sa chaîne aujourd’hui nous lie,
Et réunissons-nous sons un même berceau. ”
Dès lors toujours ensem ble, ils trouvèrent des charmes
À parler de leurs peines ; ils en Souffrirent moins.
D'un ami qui sèche nos larmes Ne repoussons Jamais les soins.
No 22.—La petite Bienfaitrice
La p'tite biinfétrice—M ina—biinfezun—ramicé pin — s0agneûz man — lé-z'oaz0-7'acourë— békté— mé la min—sé paran lépièr-t'un jour—fé tn c’la—de nège—$ mint’nan—soutienn-t'é nouriss —on Soin—régarda.
L'hiver était froid et rigoureux.—La petite Mina, fille unique de parents bienfaisants, ramassait les miettes de pain qui étaient tombés de sa table, et les gardait soigneusement : puis elle allait deux fois le jour dans la Cour, y répandait les miettes, et les oiseaux accouraient et les béquetaient. — Mais la main de la petite fille était toute tremblante de froid.
Ses parents l'épièrent un jour, et se réjouis-
sant de lui voir faire cette bonne action, ils lui demandèrent : Pourquoi fais-tu cela Mina ?
LE
| C’est que tout est couvert de neige et de glace, des répondit Mina; les petits oiseaux ne penvent rlen trouver, et maintenant ils sont pauvres. —C'est pour cela que je leur donne à manger, de même que les hommes riches soutiennent et
nourrissent les pauvres.
Mais tu ne peux pasnourrir tous les oiseaux *
reprit le père,
! Mina répondit: Est-ce que tous les enfants ne font pas comme moi par toute la terre, de même aussi que tous les riches ont soin des pauvres ?
Le père regarda la mère et dit: O céleste
Fa simplicité !
: No 23,—Quatrain
Moindre—larcin—un crime—je sin rèspé—&.tun dé fond'man. Que le moindre larcin soit à nos yeux un crime: j C’est l'intérêt commun qui veut qu'on le réprime.
Lun. Le saint respect qu’on doit à la propriété
ran Est un des fondements de la société,
No 24.—Le Fils qui nourrit son père
te
'a- Martin ala—gâgné-gardiin dé brstié, di l'laboureur— j'te
és donn’ré la nouritur, 6 kinz’ fran —pandan—j'vou-z'an pri—
ie voudrë—c'ke j'oâgn'ré—éti—satisfé—ogmanta —ègzekteman. €- | Martin alla chez un fermier et le supplia de nt lui donner du travail afin qu'il pût gagner quelte que chose.
“Je te prendrai à mon service comme gar-
dien’ des bestiaux, dit le laboureur : et, si tu es bien diligent, je te donnerai la nourriture, et quinze francs pour tes gages pendant l'été,
—Je serai bien laborieux, dit le garçon, mais, je vous en prie, donnez-moi à la fin de chaque semaine ce que j'aurai gagné.--J’ai chez moi mon pauvre père, auquel je voudrais donner ce que je gagnerai, ”
e fermier, qui était on ne peut plus satisfait de cet amour iilial, consentit de grand cœur à cet arrangement et augmenta même ses gages.
—Et le fils apporta exactement, tous les same. dis, son gain à son vieux père.
No 25.—Quatrain Obéiçance—ingra.
Aux auteurs de tes jours tu dois l’obéissance, Mérito leurs bontés; respecte leur puissance.
Il n’est point de vertus chez les enfants ingrats;: Et quoi qu’ils puissent faire, ils ne prospèrent pas.
No ?26.—Les Pommes’
Grégoar—ca 6 Ja—se hâta d'décendre—tréna—a la hô—gilé —Soudin—l'voazin—jardin—un bâton a la min—sôva—ôci vite —tâcha—t6.t'ou tar,
Le petit Grégoire vit, de sa fenêtre, dans le verger de son voisin, une grande quantité de belles pommes rouges, tombées cà et là sur l'herbe.— Grégoire se hâta de descendre, il se traîna sur le ventre dans le jardin par uns trouée faite à la haie, et il remplit de pommes les poches de sa veste et de son gilet; mais soudain le voisin se présente à la porte du jardin, un bâton à la main.—(Grégoire se sauUva aussi vite qu’il put ; et il tâcha de sortir à la hîte, en se glissant par le trou par lequel il était entré. —Mais le petit voleur fut arrêté au passage par
7 re
le volume de ses poches qu'il avait trop hien remplies—Il fallut rendre les pommes voies, et subir une punition sévère pour le vol.
Le voisin lui dit : “ Noublie pas que les objets volés font souvent découvrir le voleur, et que celui-ci est puni tôt ou tard. ”
No 27.—A un enfant
À un-n’anfan—liss’ —soa-z’umble—ke t'importe—biin souvan —Dieù repouss’ du pié—dé haût’ tour.
Oh ! bien loi: de la voie Où marche le pécheur, Chemine où Dicu t'envoie !
Enfant ! garde ta joie!
Lis ! garde ta blancheur!
Sois humble ! Que t'importe Le riche et le puissant!
Un souffle les emporte.
La force la plus forte,
C’est un cœur innocent.
Bien souvent Dieu repousse Du pied des hautes tours ; Mais dans le nid de mousse Où chante une voix douce, Il regarde toujours!
No ?8.—L’Echo
Soudin—continua—répéta—tu ë-7’un-n’omm’ stupid'—fâcha —üdréça—propô—rendi-fidèlman—en tou sense—trouva pèrsonn'—s’plégni-t’a sa mèr’ k’un méchan—tu n'a-z'entendu—un mô-t'agréable t'u-t'été renvoayé—égar—tréton lé gen-z'avèk— trèt'ron d'même—envèr-z'eû—lJeur par.
Le petit George n'avait jamais entéhdu parler de l’'écho—Un jour il se mit à crier dans
eme oi
Reg e SR
pere
une prairie: “ Ho! ho!” Soudain, une voix lui répondit du bosquet voisin : “ Ho! ho!” Surpris, il continua : “ Qui es-tu ? ” La voix répéta aussi : “ Qui es-tu ?” Il s’écria ensuite: “Tu es un homme stupide !”—“... Homme stupide ! ” répondit la voix du bosquet.
George se fâcha et adressa au bosquet des propos de plus en plus injurieux que l'écho rendit fidèlement—Alors il se mit à parcourir le petit bois en tous sens, pour chercher l’inter- \ocuteur supposé, afin de se venger de lui, mais il ne trouva personne.
Ensuite George courut chez lui, et se plaignit à sa mère qu'un méchant s'était caché dans le bois et l’avait insulté.
“Cette fois, lui dit la mère, tu l'es trahi et accusé toi-même !—Sache que tu n’as entendu que tes propres paroles; Car ainsi que tu as déjà vu mainte fois ta figure dans l’eau, de même tu viens d'entendre ta voix retentir dans le bosquet.—Situ avais adressé un mot agréable au bois, un mot agréable t'eût été renvoyé.”
C’est ce qui arrive toujours.—La manière d’agir d'autrui à notre évard n’est le plus souvent que l'écho de la nôtre.—$i nous traitons les gens avec déférence, ils nous traiteront de méme : mais si nous sommes durs et grossiers envers eux, nous ne devons nous attendre à rien de mieux de leur part,
No 29.—L’Orphelin
Veù tu me de mèn’ré—un-n’0az0 râr’—coll.à t'étine’lan—boukëé—a ki l'véra—jte l’donn’—s86 pôz’ra—nou gliss'run -riin n’sé lui pièr,
x lui ‘pris, si :
y un pon-
: des écho urir ntermais
reTs de
Coloni—vin-t-cink—confé cèrtin de n’plu r’voar—foa
Pourquoi, veux-tu me le dire,
En tes yeux ces pleurs brûlants ?
Les visages de six ans, Dieu les a faits pour sourire,
Suis-moi: je te münerai
Dans un jardin plein de roses Ouvertes ot demi-closos, Pour toi jo les cucillerai.
Enfant, j'ai dans ma volière Un oiseau rare ot charmant ; Son col est étincelant
Comme un bouquet de lumière,
Viens | c’est à qui le verra:
Si tu veux, je te le donne:
Bientôt sa patte mignonne Sur ton doigt se posera.
Tout près, sur une onde vive So berce un petit bateau,
Et nous glisserons sur l’eau Comme une algue de la rivo.
Quatre cygnes sur l'étang Lèvent leur tête superbe ;
Tu verras brouter dans l'herbe Un petit agneau tout blanc.
Hélas! rien ne sait lui plaire...
Son front reste soucicux.
Pauvre enfant, pour être heureux Que veux-tu ?—Je veux ma mère!
Marie JENNA.
No 30.—Dauiac
aûc.on— Anaotaa --francë — Côté—biécèer —antièr —invèsti sôvage—soutinr’-l'un feû continuël—la fin—la soaf—l'insom-ni
cé— dë sin-z'otèl —rèsté — jamë— yé—chaûdièr—Ountaouë—crétiin—
— 128 ner
—Un-n'éfor—comba—vociféran d'afreù hurleman—un-n'orrtble
—POUVOar—]ë-z'ampéché du ra—méê biintô—tèrreur—açouvi— pénétra—voua—reconécance.
On était au printemps de l'an 1660. La colonie, après un demi-siècle de luttes sanglantes, se trouvait Presque épuisée : et les Iroquois, enhardis par de nombreuses victoires, avaient résolu d’exterminer jusqu'au dernier Français. Alors dix-sept braves, ayant à leur tête un jeune militaire de vingt-cinq ans, nommé Daulac, résolurent de sacrifier leur vie pour sauver le Pays. Ils firent leur testament ; Puis, s'étant confessés et ayant communié dans l’église de Montréal, appelée alors Villemarie, ils jurèrent aux pieds des saints autels de rester fidèlement unis jusqu’à la mort, et de ne jamais demander quartier. Certains de ne plus revoir leurs loyers, ils embrassèrent tous ceux qui leur étaient chers et s’éloignèrent, accompagnés des larmes et des bénédictions de ceux pour qui ils allaient mourir. Ils se dirigèrent vers le Naultdes-Chaudières, sur la rivière des Outaouais, et là, ils s’enfermèrent dans un fort qui n’en avait
guère que le nom, et y attendirent les Iroquois. Quelques jours après, ils virent venir à eux quarante guerriers Hurons, commandés par un vieux héros chrétien de la même nation, nommé
dèrent aux Français la faveur de combattre à leurs côtés et de verser leur sang avec eux ;. 00 qui leur fut accordé,
Ils furent attaqués d'abord par deux cents Troquois, dont ils tuèrent ou blessèrent une
En er mm
grande pariie sans perdre un seul homme. Mais
l'orrible çouvi—…
colointes, [uois, aient 1Çais.
eune C, rér le étant e de rent nent nder eurs leur des 1 ils ults, et vait LOIS.
eux un mé ant
bientôt une armée entière les investit de tous les côtés. A ce moment, quelques sauvages du fort perdirent courage ; vingt-quatre d’entre eux s'élancèreni par-dessus la palissade et se livrèrent à l'ennemi Pour sauver leur vie. Il ne restait plus que quatorze Hurons, quatre Algon:quins et les dix-sept Français. Tous jurèrent de mourir les armes à Ja main. Sans cesse attaqués pendant sept jours et sept nuits, ils soutinrent un feu continuel, encore pins tourmentés néanmoins par le froid, la faim, la soif et l'insomaie, que par les Iroquois. Ceux-ci, honteux d'avoir été tant de fois repoussés par un si petit nombre de guerriers, résolurent de faire un effort suprême avant d'abandonner le Comibat; ne respirant plus que la rage et la ven. geance, et vociférant d'affreux hurlements, ils se précipitèrent done tous ensemble à travers les balles. Les Français en firent un horrible carnage, Sans pouvoir cependant les empêcher de s’avancer jusqu’au Pied de la palissade qu'ils attaquèrent à coups de haches. Le combat dura encore quelque temps: mais bientôt des mon- Ceaux de cadavres jonchèrent le terrain Les [roquois s’en servirent pou: escalader le fort, et Massacrérent les derniers braves qui voulaient encore se battre. Quatre Français seulement et quatre urons tombèrent vivants entre leurs mains ; et encore, les quatre Français n'avaient plus qu'un souflle de vie.
Les Iroquois furent frappés de terreur en comparant le nombre de leurs morts à celui de leurs victimes. Après avoir assonvi leur vengeance sur les prisonniers français, ils retour. nérent dans leurs villages, n'osant aller attaquer
un pays peuplé de tels héros. La colonie était sauvée. Lorsqu'on appris ces détails par des Hurons qui étaient parvenus à s'échapper, un sentiment douloureux pénétra tous les cœurs ; et l’on voua une éternelle reconnaissance aux héros chrétiens ensevelis dans leur triomphe.
No 31.—Quatrain
Citoayin — dezir’ k’on t'nomm'—sèr-z'en tou ton péyi — disting’.
Qui n’est bon citoyen n’est pas un honnête homme ; De ce titre sacré désire qu'on te nomme.
Sers, on tout, ton pays, respectes-en les lois ; Distingue le mérite et donne-lui ta voix.
No 37.—Le Grand-Père et le Petit-Fils
Avêt'un’ fda-z'un viéillar—pouvé —tramblé — n'antandé.t'é. n’voayé—pâ d'dan non plu—Cuillèr—lecé tombé-r'un’ parti-— soup’—tandi k'u-n'autr’ coulë —rédui-l'a s'mèltre — ponâl — coin—porté don-—coulë l’lon d'së jou—ariva—sô min tramblante —tomba 6 s’câça—gronda—contanta d'gémir— ptit’ jatt’ de bouâ—obligé—ke fé tu la, lui d’manda—papa-—manman— manj'ron d'dan kan j's'ré gran—dev'nu.
Il y avait une fois un vieillard si décrépit qu'il pouvait à peine marcher; ses genoux tremblaient, il n'entendait et ne voyait presque pas, et il n'avait pas de dents non plus; si bien que, quand il était à table, la force lui manquant pour tenir sa cuiller, il laissait tomber une partie de sa soupe sur la nappe, tandis qu’une autre coulait sur son menton.
Son fils et sa belle-fille finirent par se dégoûter de ce spectacle ; c’est pourquoi le vieux grand-père fut réduit à se mettre derrière le poêle, dans un coin; et ils Ini préparèrent son
était * des r, un JUTS ; aux 1phe.
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manger dans une écuelle de terre, et encore ne lui en donnaient-ils pas assez. — Le pauvre vieillard portait donc d’un air affligé ses yeux sur la table où Ctaient assis ses enfants, et de grosses larmes coulaient le long de ses joues ridées.
Or, il arriva un jour que ses mains tremblantes ne purent tenir l'écnaile elle tomba et se cassa. —La jeune femme le gronda sévèrement, mais lui ne dit rien et se contenta de gémir.—Alors son fils et sa belle-fille lui achet: rent, ponr quelques sous une petite jatte de bois, dans laquelle il fut obligé de manger.—Pendant ce temps, son petit-fils, Agé de quatre ans, assis sur le plancher, s'amusait à ajuster ensemble quelques petites planchettes.
‘“ Que fais-tu là ?” lui demouca SO». père,
“ C'est, répliqua l'enfant, une petite écuelle ; Papa et maman mangeront dedans Guand je serai grand, et qu'ils seront devenus vieux. ”
Alors le mari et la femme se regardèrent pendant quelque temps : puis, s'étant mis à pleurer, ils admirent de nouveau le vieux grand-père à leur table, le firent manger avec eux, et ne
dirent plus men quand il répandait un peu de soupe sur la nappe.
No 3$.—1,/Enfant et lOiseau
Peti-t'oa-73—viin.t pôzé—é tu m'erin—jte donn’rë-z'un bézé —Viin don—je m'san si joayeü— mê sû doa sur mê ci'veû— movê keur—dcin—ne S’pôz’ aûprè dé Pti-z'anfan—un kr d'eur’, un n'instan mêm'—<i dans Ha min j'tavé, tu san'iri ke j'L’èm’; 6 d’min tu r'viindré- je surë Liin | où volé —jamé—tu n'a pâ—à |! ke j'vé—adoré—s'an Va—Dieù—m'èm'ré-t'insi.
Petit oiseau, je t’éconte.
Ils sont jolis, tes refrains ES
Mais vois ! je n'ai point de cage...
Joyeux, je to donnerais
Un baiser sur ton plumage,
Et puis....tu t’envolerais |
Viens donc pour que je sourie:
Le pauvre n’a d'autre jeu
Que les fleurs de la prairie
Et les oiseaux du bon Dieu.
No veux-tu pas qu’on t'embrasse ?
Moi, ju me sons si joyeux Lorsqu'une dime qui passe
Met ses doigts sur mes cheveux!
O mauvais cœurs qui sont cause,
-— Tant leurs desseins sont méchants 1-— Qu'aucun oiseau ne se pose
Auprès des petits enfants !
Un quart d'heure, un instant même, Si dans ma main je t'avais, Tu sentirais que je t'aime, Et demain tu reviendrais.
S'élancer dans la lumière,
Au champ cueillir son repas, Vivre sans toucher la terre, Oh! quel bonheur n’est-ce pas ?
Pour moi, si j'avais une aile,
Je saurais bien où voler.
Ma mère est aux cieux.…...près d'elle Je voudrais tant m'en aller!
Tu gazouilles dès l'aurore,
Tu ne pleures jamais, toi!
Si ta mère vit encore,
Tu n'as pas besoin de moi, Ù
Ah! que je vais, petit frère, Adorer d'un cœur pieux
Le Seigneur qui sait te faire Si leste et si gracieux |
Mais sans m'entendre, il me quitte, Et s’en va bien loin d'ici.
mon Dieu, que j'irais vite À qui m’aimerait'ainsi |
Marie JENNA.
No 34.—Respect du aux vieillards
Viéillar—chèrchéer'un place—été.t —6 l'ranvoayèr't'avèk—lacédémoniin 8ran-z'aplôdissman—élâss, s’écria.
aci—16 jeun’ jan s'mokèr —$e l’vèr’ touss—respé—
Pendant une fête qu'on célébrait à Athènes, un vieillard étant allé chercher une place dans l'endroit où les Athéniens étaient assis, les jeunes gens se Moquèrent de lui et le renvoyèrent avec mépris.—Il $e retira du côté des Lacédémoniens, et, dès qu’il parut, ceux-ci se levèrent tous par respect pour son âge.—Los Athéniens, témoins de cette action, lui donnàrent de grands applaudissements. Hélas!
s'écria un Lacédémonien, ce peuple connaît ce
qui est honnête, sans avoir le courage de le pratiquer. ” |
No 35.-—Quatrain
Soulage leur féblèss’.
Songez, mes chers enfants, qu'il faut que la ie
+3: 7 ,+ Respecte les vieillards, écoute leurs discours, es Secours,
ce
eunessé
Demande leurs conseils, leur donne & Et par ses soins constants soulage leur faiblesse,
u — 184 — No 36.—Amour filia!
Un-n’anfan—-contantë—pin sèk—avèk de l’ô—singularité— aprë—6étë — d'manda — signifia—seré-t'obligé de l’ranvoa-ié— élâss’, mecieü—je fé—voaci—-mangëé—noar—imprécion—l'éta— émôcion—pourtan-t’avoar—réplika—la contrin—sukcé—crinte —Vèrsdill—si l'fè-1'6 prouvé—puré vré—promëé—çin cen—goucë —recevé—de la par—enyéré—poin—moayin—il me d’viindré- Pinutil—gran biin à mon pèr.
Un enfant d’une famille considérée, placé à l'Ecole militaire de Paris, se contentait de manger de la soupe et du pain sec avec de l’eau. —Le gouverneur, averti de cette singularité, le fit venir, et après lui avoir représenté qu'il était nécessaire de se conformer aux usages de l’école, il lui demanda les motifs de son étrange conduite—L’enfant s’obstinant à taire ces motifs, le gouverneur lui signifia qu'il serait obligé de le renvoyer à sa famille.
“ Hélas! monsieur, dit alors l'enfant, vous voulez savoir la raison que j'ai d'agir comme je le fais. La voici: dans la maison de mon père je mangeais du pain noir, en petite quantité :
nous n'avions souvent que de l’eau à y ajouter. Ici je mange de la soupe ct de bon pain blanc à discrétion. Je trouve qne je fais grande chair, et je ne puis me déterminer à manger davantage, par l'impression que me fait le souvenir de l’état de mon père et de ma mère.
—Mais, dit le gouverneur avec émotion, votre père, qui a servi, doit pourtant avoir une pension ?
Non, répliqua l'enfant; pendant un an il en à solicité une; le défaut d'argent l'a contraint de renoncer à poursuivre le succès de sa demande, et, dans la crainte de contracter des
nom rame
rité— a-ié— 'éta— crinte goucë indré-
lacé de eau.
tait nge tifs, ; de
ous e je e je té ; ter.
anc nde œer ou-
tre en-
en int dedes
dettes à Versailles, il a préféré languir dans un état de misère.
—Eà bien, si le fait est prouvé comme il paraît vrai dans votre bouche, je promets de lui obtenir cinq cents livres de pension. Puisque vos parents sont si peu à leur aise, vraisemblablement ils ne vous ont pas beaucoup garni le gousset: recevez, pour vos menus plaisirs, ces trois louis, que je vous présente de la part du roi ; et quant à monsieur votre père, je lui enverrai, d'avance, les six premiers mois de la pension que je suis assuré de lui obtenir.
—Monsieur, comment pourrez-vous lui envoyer cet argent ?
—Ne vous inquiétez point, nous en trouverons le moyen.
—Âh ! monsieur, puisque vous avez cette facilité, remettez-lui aussi ces trois louis que vous venez de me donner. Ici, où j'ai tout en abondance, ils me deviendraient inutiles, et ils feront grand bien à mon père pour ses autres enfants.”
No 37.—Margueritc
Dë l’matin, Margrit’, au lieû-z’ou Dieû—kèl parol’—corol' —Ctoal—ton-n’odeur—më—heureüz'—keur—t'invit —1’acoar— prè d’së bor (arl.)—tu rèv-z'6 t’andor’ — réyon — pin—sininsèkte-z'èrran—ki va—dezir—tu n’a pâ—je s’ré—tu n’va pâ.
—Dès le matin, Marguerite, Aux lieux où Dieu seul habite Portant ton esprit rêveur,
Le front penché sur la fleur, Oh! dis-moi quelle parole
Tu verses dans sa corolle ?
—Je lui dis: Céleste don, Blanche étoile du sillon,
O belle silencieuse!
Vers Dieu monte ton odeur:
Mais je suis bien plus heureuse :
Je peux lui donner mon cœur. :
— Et que dis-tu, Marguerite, Au doux ruisseau qui t'invite A t’asseoir près de ses bords Où tu rêves ct t'endors ?
—Je lui dis: Ruban d'eau pure, Voix qui chante et qui murmure, Chaque rayon matinal
Peint sur ton sein de cristal Buisson, roseau, scabieuse, Vert saule, insectes errants ; Mais je suis bien plus heureuse, Car si tu vois, je comprends.
—Maäis que dis-tu, Marguerite,
À l'oiseau qui va si vite
Du village au marronnier
Et de la rive au sentier ?
—Je lui dis: Ami fidèle
De l’homme et des fleurs, ton aile
En tous lieux suit tes désirs,
Ton langage est sans SOUPIrS ;
Dans ta coupe savoureuse
Tu n'as pas trouvé de fiel ;
Mais je serai plus heureuse :
Tu ne vas pas jusqu’au ciel | MaRiE JENNA.
No 38.—Charité
[1 y a—un-n'inçandi—consuma tout-t’un vilage (art.)—savé- Lou trouvé-r'un-n'abri—avë—pèrdu — voar—-étê—inkië—sor (arl.)—paroaciin—.voazin— secour-z'an faveur (art.)—lévèn’man-l'afreû—<for—plin sukcë—0bjô — réfléchicé— méilleur— vouloar biin-n'akcèpté—je sé—je n’serë jamë v’nn—tu a doné pluss’ ke—bénira.
Il y a quelques années, un incendie consums tout un village, et réduisit à la misère plus de