LE TASTU
OP, ords
Ma bienvenue au jour me rit dans tous les yeux, Sur des fronts abattus mon aspect dans ces lioux Ranime presque de la joie.
Mon beau voyage encor est si loin de sa fin!
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin J'ai passé les premiers à poine ;
Au banquet de la vie à peine commencé
Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine.
Je no suis qu'au printemps : je veux voir la moisson, Et, comme le soleil, de saison en saison, Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige, et l'honneur du jardin, Je n'ai vu luire encor que les feux du matin : Je veux achever ma journée,
O Mort! tu peux attendre; éloigne, éloigno-toi : Va consoler Les cœurs que lu honte, l’effroi, Le pâle Désespoir dévore.
Pour moi Palès encore a des asiles verts, Les vallons des échos, les musces des concerts : Je ne veux pas mourir encore.
Ainsi, tristo ot captif, ma lyre toutefois
S'évoillait, écoutant ces plaintes, cuite voix, Ces vœux d’une jeune captive :
Et secouant lo joug de mes jours languissants,
Aux douces lois des vers je pliais les accents De sa bouche aimable ct naïve.
Ves chants, do ma prison témoins barmonicux,
Feront à quelque amant des loisirs studicnx Chorcher quelle fut cette belle.
La grâco décornit son front et ses discours ;
Et comme elle, craindront de voir finir leura jours, Ceux qui los passeront près d’elle,