CHAPITRE XX
Conduite du Directoire*
A l’intérieur quelques clubs s’élevèrent; le Directoire les fit fermer.
A 1 extérieur les armées continuèrent à battre les ennemis, et le Directoire gagna des victoires.
Mais le parti du prétendant commençant à comprendre qu’il avait eu tort de recourir à la force pour corn-
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battre la révolution , avait appris, par ses défaites successives, à suivre une marche plus sage, et d'habiles conseillers lui avaient indiqué ie faible de la nouvelle constitution.
Ce faible était le vice de construction que fui indiqué plus^ haut. Sachant donc quun gouverneme,nt qui a un semblable vice ressemble à un vase qui renferme une paille, un dé" faut, et qu’il suüit d'un légçreoup porté sur ce défaut pour amener la rupture du vase, le parti du prétendant réunit tous ses efforts pour attaquer le faible du gouvernement
C’était la marche la plus prudente et la plus sûre; aussi le succès couronna-t-il entièrement celte nouvelle entreprise.
Les membres du Directoire qu’on avait divisés et séduits commencèrent
k ne plus s'en tendre, et une partie de ces membres en Tint à conspirer contre le Directoire.
Le Directoire n’avait alors que deux partis ii prendre. Se laisser abattre, ou abattre les conspirateurs.
Mais sa position était tellement défavorable, et l’attaque avait été si bien combinée, que ces deux partis amenaient également sa perte. En se laissant abattre, il périssait de suite; en abattant les conspirateurs, qui faisaient partie du Directoire, il ôtait à des membres du gouvernement pouvoir avant
Il violait ainsi la loi, et brisait la base qui soutient tous les gouveruemens.
Comme ce dernier parti r moment de sa choie, ce fut clopta te Directoire. H fit arrêter deux de ses membres qu il condamna à la
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déportation, et cette violation de la loi ce délit, le plus grand que puissent commettre des gouvernails, ce délit qui entraîne la peine de mort, brisa en deux le gouvernement. Il ne fallait plus alors que le choc le plus léger pour faire tomber les deux partis d un çoté et de l’autre, et pour prouver ainsi que le tout avait oessé de vivre.