‹ Cours de législation gouvernementaleChapitre 30 sur 39 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

atteint la con bonheur- Alor tre la somme chacun en ait

De la félicité publique*

Dès qu’un pays possède due pour trouver dans sou cas d’invasion, unë asse>, grande quân* tité d’hommes pour le défendre, lition nécessaire à i il n’a plus qu’à àcc de ce bonheur afin une plus vaste pa*,. „

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accroîtra ce bonheur s’il possède des lois, qui protègent également tous les mérites divers. Dans ce cas un tel État possède une force immense; chaque habitant est heureux, tient à conserver son bonheur et est prêt a donnei sa vie pour le défendre. Si le bonheui général est ce qui crée le bonheur particulier, le bonheur particulier est ce qui conserve le bonheur général. Pendant que l’un s’occupe à amasser des trésors, l’autre s’occupe à les garder et à les défendre. Dans un tel étal, le pays paie en richesse ou en gloire tous ceux qui créent des choses qui lui sont utiles; et comme Tes richesses ou la gloire augmentent le bien-être particulier, chacun, pour augmentée son propre bien-être, augmente le bien-être du pays; chacun concourt a accroître là masse des lumières et des plaisirs, et

chacun profite tle ces lumières el de ces plaisirs. C’est un réservoir immense que chacun alimente, qui répand dans tous les pjjtjs des Ilots de vie et d abondance sans qu’aucun obstacle puisse empêcher quelqu’un de venir y puiser sa part de bonheur, car les droits sont égaux, la justice est pour tous, partout le mérite arrive, et en voyant amassés des honneurs, de la gloire et la fortune, Iè premier homme venu peut dire : Tout cela est à moi- Ce qui me le donnera, c’est ce qui Ta déjà donné à mille autres : l’étude, le travail et la persévérance. Ainsi une sage administration rend le peuple heureux, et le bonheur du peuple fait la force du gouvernement : peuple et gouvernement ne forment [dus qu’un seul corps compacte, uni, impénétrable, une invincible phalange.

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Et il ne faut pas moins de génie pour assurer è trente millions d’ho mm es le repos et le bonheur que pour ôter le bonheur et l’existence à trente millions d’ennemis, pour faire fleurir l’agriculture et l’industrie, que pour faire habilement la guerre. Le prince qui conserve acquiert autant de vraie gloire, pour le moins, que le prince qui détruit. Le temps et les siècles ne fout que consolider cette gloire, mais Napoléon, emporté par sa prodîgièuse activité, ne concevait pas une gloire tranquille, qui ne fait pas de bruit, qui n’est pas proclamés par la voix du canon. En t raîn é par u n e a d eu r a v eugle, il se précipita de nouveau dans la guerre.

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