CHAPITRE XXXI
Situation de la Restauration
La nation, lasse fie
heureuse d’avoir reconquisses droits qu’elle commençait à comprendre, et se trouvait disposée à prêter annni pouvoir constitué de manière suret pour loug-tem«« I** meent.
sion de Ses biens.
Les masses msu unes pai
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rience de quarante années , commençaient à ne plus ressembler aux masses ignorantes de la République et de l’Empire, et faisaient déjà deviner la génération éclairée qui brille de nos jours.
Le nouveau gouvernement était donc assuré d’un long avenir, pourvu qu’il sût profiter de ces dispositions bienveillantes et qu il né détruisît pas cette situation favorable.
Mais je l’ai déjà dit, pour conserver il faut savoir acquérir, et le prétendant avait prouvé qu’Ü ne savait pas acquérir, car s’il rentrait en France ce n’était pas par son habileté; e’cst parce que la place se trouvait libre et.qu’ou le priait de venir la prendre. Le pouvoir acquis delasor si vous n’ u ,^ j,™, ... -w.v- -v uu poids , lorsqu'on l’aura mis en-
trè vos mains, vous n’âurei pasla force de le soutenir, et il faudra bientôt qu’il rétombe; je lé répète : avec le mérite on acquiert toujours, et Ion në peut conserver què ce que le mérité a fait acquérir.
On dira peut-être ici que l'étranger ramenait le prétendant en France * et que son pouvoir imposé par les ennemis ne pouvait se maintenir ; je réponds que c est une erreur, et que son pouvoir se fût parfaitement maintenu s il eût par son mérite amené lés armées, au lieu d’être amené par le mérite des armées; car quand un peuple est heureux, il s’informe peu d’où et comment est venu celui qui fait son bonheur. G est seulement quand il est malheureux et qu’il cherche à renverser le pouvoir qui l’opprime, qu’il pense à lui reprocher son origiuc. En
COURS
yain un esprit sera sorti du ciel, les hommes le maudiront s il leur apporté tous les maux de l’enfer; en vain un esprit sera sorti de l'enfer, les hommes l’entoureront de bénédictions et d’amour s’il leur apporte la félicité des auges.
Le gouvernement n'avait donc qu à rendre le peuple heureux en lavorisant les intérêts du plus grand nombre, et le gouvernement ramené par 1 é~ tranger eût été plus solide que tous les gouverneruens héréditaires. Il s elanca dans une route opposée, détruisit en un instant les dispositions bienveillantes qu il avait inspirées, fet se ruina avec une inhabileté rare.
Dans l’exil, le gouvernement déchu avait appris à vivre en simple particulier, et quand il revint, il ne changea pas de manière de vivre. Il s’entoura de ses
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amis, leur distribua les honneurs, les richesses, les grâces, et forma ainsi un corps privilégié qui commença à vivre aux dépens du plus grand nombre.
des qu un homme devient roi, il nest pins homme, il est roi; il ne doit plus écouter les amis de l’homme, mais les amis du roi; il ne doit plus agir en homme, mais en roi, et rien n’est plus différent des intérêts de l’homme que les intérêts du roi.
En posant la coux'oime sur sa tête un roi devient le représentant de Dieu sur la terre, et Dieu n’a pas d’enfans^ lavorises ici-bas. Son amour appartient à tous ceux qu’il gouverne. Tous reçoivent des marques égalés de cet amour.
Quand je dis qu’un roi doit se conduire ainsi, je ne prétends pas dire qu il est beau de sa part de se conduire ainsi. ]\on. Je prétends dire qu’il est
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indispensable pour lui d’en agir de la gorte, et cela je vais le prouver à l'in-' «tant ipême.