‹ Cours de littérature à l'usage des divers examens (volume 3)Chapitre 102 sur 106 · C. de Litt. — RACINE (Athalie · texte numérisé non relu

C. de Litt. — RACINE (Athalie

dit M. T'ainc, pour supposer que Joad soit un pontife juif; il est trop bien élevé el trop peu féroce. Il suffit aussi de regarder autour de soi pour voir qu'il n'est point un piètre d'aujourd'hui : il est ti'op calme el trop commandant. » Que sera-t-il donc? Un prélat du xvii*' siècle, unBossuet? «Racine, sans le vouloir, lui a donné plusieurs traits de Bossuct. » sa raideur intolérante contre les hérétiques, la certitude infaillible d'un grand évèque, qui semble à chaque instant voir les décrets de Dieu et porter sa foudre. Pour juger comme M. laine, il faut ne vouloir considérer qu'un des aspects du caractère de Joad, celui de la foi, par lequel il ressemble à tous les pontifes de toutes les religions. Vu du côté de Dieu, Joad est, croyons-nous, Juif encore, car il est prophète aussi bien que grand prêtre, et, si grande que fiU la voix de Bossuet, celle de Joad, dans la prophétie, résonne plus puissante, plus directement et surnaturellement inspirée. Aiais enfin on peut lui découvrir, à la rigueur, de ce côté, quelques traits d'un évèque du xvii^ siècle, pourvu qu'on ne prétende point prouver que Racine a voulu peindre un Bossuet en peignant un Joad. Tous deux se ressemblent et par le ton dogmatique de leurs affirmations, qui semblent des oracles, et par l'inaltérable sérénité d'une foi qui ne connaît ni le doute ni les défaillances. Mais regardons Joad du côté du monde, sa physionomie devient plus particulière, et les traits de la race apparaissent. Joad est violent et il est rusé.

On reconnaît Joad à cette violence.

C'est un ennemi, c'est Mathan qui le dit; mais il a quelques raisons de le dire, après la véhémente apostrophe par laquelle Joad a signalé son entrée à la scène v du troisième acte.

Où suis-je? De Baal ne vois-je pas le prêtre ? Quoi ! fille de David, vous parlez à ce traître ? Vous souffrez qu'il vous parle ? et vous ne craignez pas Que du fond de l'abime entr'ouvert sous ses pas Il ne sorte à l'instant des feux qui vous embrasent. Ou qu'en tombant sur lui ces murs ne vous écrasent? Que veut-il? De quel front cet ennemi de Dieu Vient-il infecter l'air qu'on respire en ce lieu?

Cette horreur de l'infidèle peut s'appeler fanatisme; mais comment séparer ici le fanatisme de la foi? Il est la forme particulière que la foi revêt nécessairement chez un grand prêtre juif, en un temps de persécution. Est-ce l'éloquence du prêtre

moderne qui anime tout le discours de Joad aux lévites, dans le quatrième acte?

Dilfu sur ses ennemis répandra sa terreur ; Dans l'infidèle sang baignez-vous sans horreur...

Intolérant et vindicatif en face des infidèles, il ne traite guère moins durement le peuple élu :

Peuple lâche, en effet, et né pour l'esclavage,

Hardi contre Dieu seul !... Poursuivons notre ouvrage.

Ce qui fait la beauté de ce dernier trait, c'est qu'on y sent la profondeur du mépris qu'inspirent à Joad ces adorateurs du vrai Dieu « vendus « à l'adoratrice de Baal. Que lui importent ces esclaves? Ce qu'ils sont pour Athalie, ils le seront pour Joas, si Joas triomphe ; la force et le succès sont leurs seuls dieux. Mépriser ceux que l'on veut conquérir, serait-ce le meilleur moyen d'en préparer et d'en assurer la conquête? Juif, Joad abhorre l'impie étranger ; resté fidèle au vrai Dieu et au vrai roi, il condamne de haut les déserteurs et les renégats ; grand prêtre, il a l'orgueil du pontificat suprême, qui commande même aux rois, et il établit fort nettement la doctrine de la théocratie lorsqu'il dit :

Il faut que sur le trône un roi soit élevé

Qui se souvienne un jour qu'au rang de ses ancêtres

Dieu l'a fait remonter par la main de ses prêtres.

La conséquence est d'une évidence qui s'impose : c'est aux prêtres, ministres de Dieu, que Joad devra le trône; c'est aux prêtres, représentants de Dieu près des rois, qu'il obéira, s'il est reconnaissant. Sans doute, cet esprit de domination ne distingue pas exclusivement les grands prêtres hébreux ; mais l'histoire des Hébreux est pleine des empiétements du pouvoir sacerdotal sur le pouvoir civil et des révoltes de celui-ci : Joas lui-même secouera un jour le joug. Cette aristocratie dédaigneuse et hautaine des « saints » marqués par Dieu d'un signe spécial ne saurait être en repos si elle n'est pas au premier rang.

Éternel ennemi des suprêmes jiuissances,

Joad est pour elles un adversaire bien redoutable. Où son zèle violent échouerait, sa diplomatie rusée triomphe. A lui seul le temple doit d'être resté debout, malgré la haine d' Athalie et

les perfides insinuations de Mathan. Par quels miracles d'iiabiielésans bassesse un tel équilibre a-l-il pu être maintenu si lonj^temps? Acoup sûr, Joad ne s'est pas humilié, mais il s'est tu, il a usé du crédit d'Abner et des principaux Juifs restés à la cour de Juda; peut-être il a désarmé Atlialie par des assurances pacifiques, car elle n'est pas l^mme à tolérer en face d'elliun ennemi déclaré. Ce qu'il est à certains moments critiques de la traf,'édie, il n'a donc pas dû toujours l'être ; car le malheur des temps l'obligeait à une dissimulation politique. Et ce sont bien les qualités politiques (jui lui ont permis de subsister jusque-là, comme elles lui permettront de combattre avec des chances sérieuses de succès et de victoire. Tant qu'il a été impossible de renverser le pouvoir récent et accepté par tous de l'usurpatrice, il a évité de la heurter de front. 11 fallait que Joas grandît, que les lévites fussent plus nombreux et plus aguerris. Quand l'action s'ouvre, ils sont liés par un serment solennel, et ils sont dans l'attente d'un événement extraordinaire que Joad leur a fait pressentir ; Joas est adulte, les temps 'Sont accomplis. Le grand prêtre attendrait peut-être encore pour agir, si Athalie ne précipitait la crise ; mais la crise le trouve prêt, et il y déploie des qualités rares de conspirateur à la fois hardi et prudent; d'homme d'État au coup d'œil lucide, qui, dans son exaltation même, se possède ; de chef d'armée qui sait discipliner et entraîner ses soldats ; d'organisateur, on oserait presque dire de « machiniste » supérieur; d'orateur, également capable de manier la grande éloquence inspirée du prêtre-prophète et l'éloquence nerveuse, abrupte, du tribun. Nul n'a plus de raideur apparente, mais nul n'a plus de souplesse réelle; nul plus que cet « aristocrate » hautain n'a l'art d'émouvoir les foules : il parle à leurs yeux, à leur âme ; il ranime les traditions qui leur sont chères, il réveille les souvenirs qui les obligent à se montrer dignes de leurs aïeux ou de leur propre passé; il tlatte leurs instincts généreux et leurs intérêts, leurs croyances et leur rancune. Et tout cela est tragique, tout cela est religieux au plus haut degré, parce que la politique et l'art de Joad ne sont que les instruments mis au service de la foi la plus sincère et la plus profonde. On sent bien qu'en combattant pour la cause de Dieu il combat un peu pour la sienne, et que l'intérêt de la royauté légitime se confond avec l'intérêt du pontificat, qui régnera avec elle et peut-être sur elle. Mais c'est la réfiexion seulement qui nous découvre les dessous humains de ce drame; à la scène, tout

ATIIALIE 29

est emporté par le souffle venu d'eu haut, et l'on ne voit plus que la grandeur du conflit qui oppose Athalie à Joad, Baal à Jéhovah.

Aussi coinprend-on, excuse-t-on la ruse féroce qui attire Athalie dans le temple, pour peu qu'on veuille bien entrer dans l'esprit du drame. Il est trop clair que si, comme Voltaire, on juge Athalie en philosophe, à tète reposée, la politique de Joad et Tarlifice qui la rend victorieuse sembleront d'un Juif fanatique plutôt que d'un adversaire loyal, plutôt que d'un chrétien ou d'un sage exempt des préjugés de caste et de religion. Mais si l'on se place au point de vue où se plaçait Racine, où il faut bien se placer après lui, sous peine de ne rien comprendre à son œuvre, on ne perdra pas son temps à s'indigner d'un procédé dont Joïada, ii est vrai, n'use pas dans la Bible, mais dont cettç même Bible nous ofl'ie des exemples assez abondants. Athalie est vieille? Qu'importe à Joad? Elle a donc joui trop longtemps du fruit de ses crimes. Elle est reine, et Joad lui a prêté serment de fidélité? En admettant qu'il l'ait prêté, ce qui n'est dit nulle part, ce serment n'engage pas moralement l'homme quia dû s'y plier pour préserver la vie des siens, celle de l'enfant en qui réside l'espoir d'un meilleur avenir, pour sauver le temple de la profanation et de la ruine. Mais il trompe Athalie en lui laissant croire qu'il y a un trésor caché dans le temple, en jouant sur ce mot de « trésor », qui dans sa pensée désigne Joas, et en promettant de le découvrir à la reine, alors qu'il ne veut lui montrer que Joas couronné ?

Il est vrai, de David un trésor est resté,

La garde en fut commise k ma fidélité ;

C'était des triâtes Juifs l'espérance dernière,

Que mes soins vigilants cachaient à la lumière :

Mais puisqu'à votre reine il le faut découvrir.

Je vais la contenter ; nos portes vont s'ouvrir.

De ses plus braves chefs qu'élis entre accompagnée :

Mais de nos saints autels qu'elle tienne éloignée

D'un ramas d'étrangers l'indiscrète fureur :

Du pillage du temple épargnez-moi l'horreur.

Des prêtres, des enfants lui feraient-ils quelque ombre?

Humainement, cela s'appelle de l'hypocrisie. Mais envers une reine étrangère et impie Joad se croit tout permis : le salut du peuple de Dieu est pour lui la loi suprême. Et, s'il n'est pas assez philosophe en cela, il est sans doute assez Juif. Voltaire l'accuse même d'imprévoyance : ne fait-il pas tout ce qu'il peut pour perdre l'enfant qu'il doit sauver, et n'a-t-il pasà craindre.

si Athalie pénètre dans le temple avec une escorte nombreuse, que cet enfant ne soit égorgé dans le tumulte? Non : si la ruse dont Abner est l'innocent complice réussit, et elle doit réussir, comment Atlialie pourrait-elle prendre ses précautions contre une poignée de lévites qu'elle croit désarmés, dont Joad lui cacbe, jusqu'au dernier moment, le nombre et la force? Comment surtout pourrait-elle résister à la main qui met sur ses yeux le « bandeau » fatal dont parle Josabeth et qui la pousse vers sa perte? Dès lors, il est superflu de se demander, avec Voltaire, si la conduite de Joad est d'un mauvais exemple sur la scène, car Dieu, le Dieu jaloux, couvre Joad, et c'est ce Dieu qu'il faudrait, en bonne logique, accuser d'intolérance farouche et sanguinaire. Devant lui Joad est absous d'avance. Libre à nous de ne pas l'absoudre, quand nous le jugeons au point de vue de la morale pure ; mais il s'agit d'un drame. Le caractère de Joad est-il dramatique? est-il vrai? On ne lui reproche, au fond, que de l'être trop.

Le côlé tendi'»' du caractère «le Joad. — Jnas; son éducation, sou caractère, sou langage. — Les eul'ants au théâtre.

Si Joad n'était que « le plus îuperbe de tous les mortels », selon le mot de Mathan, il nous laisserait l'impression d'un caractère tour à tour hautain et avisé, plus original que séduisant, plus vigoureux qu'humain. Mais il est attendri par le voisinage de Joas, dont il est le tuteur, le père adop.tif, aussi bien que le précepteur et le sujet. Il ne faut pas oublier que Joas est le neveu de Josabeth et que Joad ne voit pas en lui seulement son roi futur. C'est ce qui donne un accent si louchant au discours du quatrième acte :

O mon fils ! de ce nom j'ose encor vous nommer, Souffrez celle tendresse, et pardonnez aux larmes Que m'arrachent pour vous de trop justes alarmes : Loin du trône nourri, de ce fatal honneur, Hélas ! vous ignorez le charme empoisonneur.

Les conseils qui suivent sont beaux encore, et fort dignes d'être adressés à un jeune piùnce, pénétrés d'ailleurs d'un sincère amour du peuple; mais ils n'ont plus le même charme

mélancolique. Pourtant, l'accent se relève et s'allendrit vers la fin.

Promettez sur ce livre, et devant ces témoins, Ç^e Dieu fera toujours le premier de vos soins; Que, sévère aux rnéctiants, et des Ijons le refuge, Entre le pauvre et vous vous prendrez Dieu pour juge. Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin, Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin.

Les larmes d'un Joad sont rares et précieuses; elles tempèrent une dureté impérieuse qui lui semble naturelle, mais que les circonstances ont exaspérée. Quand Joas ne serait bon qu'à cela, il ne serait pas dans le drame un personnage inutile. Mais il est le drame tout entier, car il est le vrai roi qu'il s'agit de replacer sur le trône, et qui, à son tour, restaurera le culte du vrai Dieu. On ne conçoit guère comment Michelet a pu écrire: « C'est la tragédie d'un entant. Si l'enfant eût rempli la pièce de son péril, l'intérêt eût été très vif; on n'eût pas respiré... On resserra à l'excès le seul rôle qui intéressât (pour ne pas trop faire pleurer, ne pas laisser douter de Dieu toujours présent). Dans ce beau sujet du péril d'un enfant, l'enfant ne parut presque pas. » Il est vrai que Joas est absent du premier et du troisième actes; mais, alors même qu'il ne parait pas, on ne parle que de lui. Ce n'est pas en tant qu'enfant, par le seul cliarme de son sourire enfantin, qu'il doit nous intéresser : c'est en tant qu'enfant royal, miraculeusement sauvé et réservé à de hautes destinées, puisque le Sauveur sortira de sa race. Nous peindrions aujourd'hui l'enfant avec toutes les grâces de l'enfance; Racine n'a voulu peindre qu'un enfant exceptionnel par sa naissance, par ses malheurs, par son éducation, par son intelligence, car, on nous eu prévient, « déjà son esprit a devancé son âge ». Il faut que cette mâle tragédie soit attendrie, mais il ne faut pas qu'elle soit énervée : elle admet un enfant, elle repousserait tout enfantillage.

Non, quoi qu'en dise Michelet, Athcdie ne devait pas, ne pouvait pas être avant tout « la tragédie d'un enfant ». Que serait cet enfant sans Joad, et que serait Joad sans Dieu ? Toutefois, n'allons pas croire que Joas n'a rien de l'enfant, qu'il est semblable à ces petits hommes précoces qui semblent n'avoir point d'âge. Dans l'enceinte du temple où il est caché, la vie est austère, et les plaisirs mêmes sont graves.

Quels sont donc vos plaisirs?

Quelquefois à l'autel Je présente au grand prêtre ou l'encens ou le sol; J'entends chanter de Dieu les grandeurs infinies ; Je vois l'ordre pompeux de ses cérémonies.

né quoi ! vous n'avez pas de passe-temps plus doux ! Je plains le triste sort d'un enfant tel que vou?.

On esl lente d'être de l'avis d'Alhalie, et l'on sourit de ces passe-temps si peu récréatifs, dont Joas se contente, sans même soupçonner qu'il en puisse être de plus doux. L'ironie est facile; mais ce n'est pas elle qui nous donnera la clef d'un tel drame. Et d'ailleurs Joas n'a rien d'un vulgaire « enfant de chœur »; sa « noble pudeur » trahit sa naissance et inspire le respect même à ses compagnons; sa sensibilité est vive, sa modestie charmante, son courage déjà viril. A l'approche de la crise décisive, où il est bien loin de se croire intéressé, les larmes de Josabeth, sa mère adoptive, Témeuvent : il s'ofTre lui-même comme victime pour apaiser la colère du Ciel. Il ne sait ce qui se prépare, et court dans les bras de Joad pour apprendre de lui la vérité. Avec un étonnement ingénu il considère ce qui se passe. Pourquoi lui apporter le glaive de David ? pourquoi essayer à son front le bandeau royal ? Ne craint-on pas d'en profaner la gloire? Lorsqu'il se sait l'héritier de David, ses premières paroles sont des paroles de reconnaissance et d'affection pour le grand prêtre. Loin de s'enorgueillir de cette révélation, il sent plus que jamais combien peu de chose il est devant Dieu. Loin de vouloir se distinguer de la foule des lévites, il s'y mêle, avec une simplicité cordiale.

Lui, parmi ces transports affable et sans orgueil, A l'un tendait la main, flattait l'autre de l'œil. Jurait de se régler par leurs avis sincères, Et les appelait tous ses pères ou ses frères.

Mais il est l'élève trop docile de Joad, dont il fait sienne la doctrine et répète les formules"? A de certains moments, en effet, il semble un Joad plus jeune et adouci. Joad lui a souvent lu l'histoire des rois de Juda; en même temps qu'il lui commentait les règles du droit royal, il lui apprenait à pénétrer la loi divine en lisant les livres sacrés. La crainte de Dieu et de ses prêtres, l'horreur des infidèles, se sont ainsi lentement imprimées au fond de son âme. C'est dans ces dispositions

qu'il affronte l'interrogatoire d'Alhalie. M. Taine veut qu'il y récite une leçon bien apprise et bien retenue. D'autres, au contraire, veillent que le Dieu invoqué par Josabelh descende sur lui et mette en sa bouche une sagesse qui n'a plus rien d'humain, comme il le fait parfois dans la Bible : Ex ore infantium Iderfecisti laudem titam (c'est de la bouche des enfants que tu as fais sortir ta plus grande gloire). C'est, de part et d'autre, accorder trop peu à l'intelligence naturelle et précoce de Joas. lise souvient, mais ne récite point par cœur les paroles apprises, car aucun enseignement n'a pu prévoir les hasards d'un entretien où les réminiscences ne suffiraient pas. Il est inspiré, c'est-à-dire que Dieu soutient sa faiblesse, éclaire son inexpérience; mais Dieu ne lui dicte pas ses moindres paroles. Voici, par exemple, un endroit de ce dialogue où l'on surprend un écho delà doctrine deJoad.

J'ai mon Dieu que je sers : vous servirez le vôtre : Ce sont deux puissants dieux.

Il faut craindre le mien; Lui seul est Dieu, madame, et le votre n'est rien.

Mais en voici un autre où il semble que les instructions de Joad n'ont pas prévu la réponse, et que Joas parle pour son compte.

Page 1