C. de Litt. — Racine
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Des lettres de Racine à son fils. Insister sur les jugements littéraires et sur les leçons de goût qu'on y trouve.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1835, 18o7, 1864.)
Étudier la poésie lyrique dans Corneille et dans Racine. (Paris. — Leçon d'agrégation, 186o.)
Chercher si les trois unités, qu'on trouve déjà dans la tragédie grecque *, que Racine a si bien observées, et que les modernes dédaignent, méritent d'être conservées.
(Paris. — Agrégation des lettres. — Composition, 1866.)
L'invention des personnages épisodiques. A ce sujet, rapprocher Aristote et les préfaces de Racine.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1884.)
Expliquer la lettre où Racine loue son fils « d'entendre très bien raillerie », et se félicite lui-même « d'avoir passé sa jeunesse avec une société de gens qui se disaient assez volontiers leurs vérités ».
(Paris. — Licence es lettres, octobre 186S.)
i. Il y faut mettre, sans doute, un peu de bonne volonté.
Des caractères par lesquels se rapprochent, malgré la diversité des genres, Virgile et Racine.
(Paris. — Licence es lettres, octobre 1866.)
Du rôle des confidents dans les tragédies de Racine.
(Paris. — Licence es lettres, octobre 1876.)
Du caractère original de l'imitation chez nos grands écrivains du xvn® siècle, et en particulier chez Racine.
(Paris. Licence es lettres, octobre 1871. — Toulouse. Devoir de licence.)
Discuter ce jugement de Joubert : « Racine eut la raison et le bon goût éminemment. Dans ses ouvrages, tout est de choix et rien n'est de nécessité. C'est là ce qui constitue son excellence. »
(Paris. — Agrégation des lettres, 1886.)
Étudier cette pensée d'un contemporain (M. Taine) : « On a blâmé Racine d'avoir peint sous des noms anciens des courtisans de Louis XIV. C'est là justement son mérite. »
(Paris. — Devoir d'agrégation, mars 1888.)
Est-il juste de dire que, dans les tragédies de Racine, les rôles d'hommes sont toujours des rôles de second plan, et que toutes ses pièces qui portent un nom d'homme devraient prendre plutôt le nom de la principale héroïne?
(Paris. — Devoir de licence.)
Examiner cette asscrlion de Diderot (Paradoxe sur le Comédien) : « Le dirai-je? Pourquoi non?... La sensibilité n'est guère la qualité d'un grand génie. Ce n'est pas son cœur, c'est sa tète qui fait tout. »
(Paris. — Devoir de licenxe, 1888-1889.)
Pourquoi le théâtre a-t-il été si sévèrement censuré par les écrivains religieux et les moralistes du xyu"^ siècle ?
(Paris. — Licence È3 lettres, avril 1881.)
Boileau, dans la lettre fameuse qu'il écrivit à Perrault en 1700, disait : « Ce sont Sophocle et Euripide qui ont formé M. Racine. » Développer et apprécier cette pensée.
(Aix. — Devoir d'agrégatio.n, 1884.)
Boileau a dit, en parlant de Racine :
Il sut ressusciter Sophocle en ses écrits... Surpasser Euripide, et balancer Corneille.
Apprécier la justesse de ces diverses comparaisons, en insistant sur la dernière.
(Besançon. — Licenxe es lettres. — Session de novembre 1883.)
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Apprécier l'art avec lequel Racine a su associer l'imitation du théâtre grec et la peinture de la société contemporaine.
(Besançon. — Devoir de licence, janvier 1885.)
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« Chez Corneille, les caractères naissent des situations. Chez lîaciue, les situations naissent des caractères. »
(Besançon. — Devoir d'agrégation de grammaire, décembre 1883.)
Joubert a dit : « Le talent de Racine est dans ses œuvres; mais lui-même ne s'y trouve pas : aussi s'en dégoûta-t-il. » Oue pensez-vous de ce jugement.
(Caen. — Devoir de licence, 188b.)
Faire comprendre ce qui manquait à la tragédie française, même après les chefs-d'œuvre de Corneille; puis, faire ressortir à cette occasion toute la nouveauté du génie et du système dramatique de Racine,
(Clermont. — Licence es lettres, juillet 1884.)
Apprécier cette opinion de Voltaire : « Oui,. Monsieur, je mets Racine au-dessus de Corneille, et je le considère comme le premier de nos poètes tragiques. » Expliquer pourquoi le xvi[i° siècle en général, et Voltaire en particulier, ont donné la préférence à Racine sur Corneille.
(Dijon. — Licence es lettres.)
Jusqu'à quel point est-il vrai de dire que, pour peindre les passions, il faut les avoir ressenties? Prendre de préférence des exemples dans les tragiques et dans le xvii« siècle.
(Douai. — Devoir de licence, mars 1884.)
Quels sont les rapports de la règle des trois unités avec \igénie nalioiial?
(Grenoble. — Devoir de licence, 1880.)
Doil-on regarder Racine comme profondément inférieur à Corneille au point de vue du sens historique, et pour la maiiière dont il a fait parler et agir sur la scène les personnageréels que Ihistoire lui avait donnés?
(Lyon. — Licen'ce es lettres, novembre ISSo.)
De l'exposition dans les oiuvres dramatiques. Quelles sont ses conditions nécessaires, ses difficultés et ses mérites?
(Lyon. — Licence es lettres, juillet 1886.)
Dans le chapitre xvii de sa Lettre à Grimm sur la poésie dramatique, Diderot dit : « Pourquoi chercher l'auteur dans ses personnages? Qu'a de commun Racine avec Athalie, Molière :avec Tartuffe? Ce sont des hommes de génie qui ont su fouiller au fond de nos entrailles et arracher le trait qui nous frappe. Jugeons les poèmes et laissons là les personnes. ■>•>
Dans quelle mesure ce précepte est-il juste ? La critique littéraire aurait-elle à gagner ou à perdre à l'appliquer dans toute sa rigueur, et le sens dans lequel la critique s'est développée depuis Diderot ne lui donne-t-il pas plutôt tort que raison?
(Nancy. — Devoir de licence, juin 1883.)
On a reproché bien souvent à la tragédie classique l'abus des confidents. Voici comment Saint-Évremond, qui était un esprit 1res libre, justifie l'emploi de ces personnages : « Je me sui:-
étonné autrefois de voir tant de confidents et de confidentes sur notre théâtre; mais j'ai trouvé à la fin que Tusage en avait été introduit fort à propos; car une passion dont on ne fait aucune confidence à personne produit plus souvent une contrainte désagréable pour l'esprit qu'une volupté agréable pour les sens... Les poètes qui connaissent bien la contrainte que nous donne une passion cachée nous en font parler aux vents, -aux ruisseaux, aux arbres, croyant qu'il vaut mieux dire ce •qu'on sent aux choses inanimées que de se tenir trop secret et de faire un second tourment de son silence. »
Cette justification du rôle des confidents est-elle fondée sur une psychologie exacte, et peut-on prouver par des exemples qu'elle est acceptable ?
(Nancy. — Devoir de licence.)
Que pensez-vous des tragédies romaines de Racine ?
(Paris. — Baccalauréat.)
« Racine, dit Guillaume Schlegel, a donné la couleur française à tous les héros de l'antiquité. » Que faut-il penser de cette critique ?
(Poiliers. — Licence es lettres, novembre ISSiJ.)
Apprécier Racine comme poète lyrique.
(Rennes. — Baccalauréat.)
Expliquer et apprécier ce mot de Gœthe : (c La tragédie française est une crise ; la nôtre est une histoire. »
(Poitiers. — Devoir de licence, novembre 1886.)
« Il y a dans l'homme deux hommes : l'homme de son siècle, Thomme de tous les siècles. Le grand peintre doit surtout s'at-
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tacher à la ressemblance de ce dernier. Peut-être aujourd'jiui mel-on trop de prix à la ressemblance et pour ainsi dire au calque de la physionomie de cliaque époque. Lorsqu'on jouait les personnages de Racine avec les perruques à la Louis XIV, les spectateurs n'étaient ni moins ravis ni moins touchés. Pourquoi? Parce qu'on voyait l'homme au lieu des hommes. » Examiner ce jugement de Chateaubriand.
(Douai. — Baccalauréat, novembre 1884.)
Donnei' une idée du talent incomparable de Racine pour le patliétique, et montrer, d'autre part, que la force et la grandeur ne lui ont pas fait défaut.
(Rennes. — Baccalauréat, 188.ï.)
Quelles sont les qualités que vous admirez le plus dans Racine? Appuyez par des exemples vos affirmations.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
Analyse critique du chapitre de M. Xisard sur Racine. Quel profit pourriez-vous en tirer pour faire à l'école normale une leçon sur Racine?
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de litt?'rature.)
Apprécier le jugement porté par Racine sur Corneille dans son discours pour la réception de Thomas Corneille.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde an.née.)
Apprécier ces paroles de Voltaire {Siècle de Louis XIV) : « Corneille s'était formé tout seul; mais Louis XIV, Colbert, Sophocle et Euripide contribuèrent tous à former Racine. »
(Professorat des écoles normales. — Aspirantes, 1886.)
La tendresse maternelle et l'arabilion féminine dans les trai^édies de Racine.
(Haute-Savoie. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Caractérisez : 1" par des vues d'ensemble; 2° en faisant ressortir les traits dislinctifs de cliacune d'elles, les mères du théâtre de Racine.
(Ain. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Commentez et appréciez le passage suivant d'une lettre de Voltaire à l'abbé d'Olivet (31 août 1766) : » Je vous trouve bien sévère avec Racine. ISous savons, vous et moi, que personne n'a jamais porté l'art de la parole à un plus haut point, ni donné plus de cbarme à la langue française. Il n'en est pas de ce grand homme, qui allait toujours en s'élevant, comme de Corneille, qui allait toujours en baissant, ou plutôt en tombant de la chute la plus lourde '. »
(Nièvre. — Brevet supérieur, octobre 1889. — Aspirantes.)
Dans le Génie du chrUtianisme (II, ii, 10), Chateaubriand a établi un parallèle entre Virgile et Racine. Pourquoi l'idée de ce parallèle se présente-t-elle naturellement à l'esprit? Quels sont les traits communs qui rapprochent les deux poètes ? Par où dififèrent-ils ?
Expliquer et préciser par des exemples cet éloge donné par Marmontel au style de Racine : « Jamais on n'a fait un plus harmonieux mélange de la langue usuelle et de la langue poétique. »
1. Ce jugement sur Corneille est exagéré au moins dans la forme.
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Apprécier la Correspondance entre Racine et l'oileau.
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Napoléon l" a. dit de Racine : « Bien que Racine ait accompli des clieis-d'dMivre en eux-mêmes, il y a répandu néanmoins une élernelle fadeur, un éternel amour, et son ton doucereux, son fastidieux verbiage. Mais ce n'était pas précisément sa faute, c'étaient le vice et les mœurs du temps. » Ce jugement, doit-il être accepté sans réserves?
« Les hommes dont le goftt est le plus exquis sont toujours entraînés dans l'excès de leurs goùls particuliers : par exemph- Racine, qui nuançait ses idées, est souvent long et n'a jamais d'»';clair ni de trait. » Que penser de ce jugement porté par jyjme ps'ecker sur le style de Racine?
Déterminer dans quelle mesure Racine, dans ses deux premières tragédies, est le disciple de Corneille et celui de Quinault, ce qu'il emprunte à ses modèles, ce qu'il y ajoute, par où se révèle déjà son originalité.