NARRATION
Qualis artifex pcrco! (elle a été la dornière parole de Néron, Racontez brièvement la vie el la mort de cet histrion sinistre.
(Douai. — Baccalauréat.)
LETTRES
Boursault avait publié, après la première représentation de Britannicus, une sorte de pamphlet contre cette tragédie. Agrippine, y disail-il, était fière sans sujet; Burrhus, vertueux sans dessein; Britannicus, amoureux sans jugement; Néron, cruel sans malice. — Vous supposerez que Boileau écrit à Boursault pour réfuter ses critiques.
(Paris. — Baccalauréat.)
Racine écrit à Boileau pour lui faire part du plan de Britannicus. Le poète dira les emprunts qu'il fait à Tacite et le changement qu'il est obligé d'apporter au récit historique pour en faire une œuvre dramatique moderne.
(Bordeaux. — Baccalauréat,)
Après le grand succès d'Aiidromaqiœ, Britannicus n'obtint au début qu'un accueil médiocre. La pièce fut jugée froide par le public des premières représentations. La cabale dirigée par les amis de Corneille, déjà vieux, avait eu le temps de se préparer. Boileau écrivit au poète pour le consoler d'un échec passager et le raffermir, en lui rendant confiance dans son œuvre. Vous reconstruirez cette lettre,
(Clermont. — Baccalauréat, juillet 1889.)
On sait que les amis de Corneille s'efforcèrent de faire tomber le Britannicm de Racine. Celui-ci, irrité, se vengea en attaijuant Coi^neille sans le nommer, mais en le désignant aussi nettement que possible, dans une préface qui parut avec la pièce imprimée en 1670. Sans faire la moindre allusion à ses qualités, il lui reprochait ses erreurs historiques, la complication de ses intrigues, l'invraisemblance de ses péripéties, le langage déplacé de certains de ses personnages, et le comparait au vieux poète malveillant qui cabalait à Rome contre les comédies de Térence.
Vous supposerez que Saint-Évremond,. alors réfugié en Angleterre, écrit à Racine en termes mesurés et fermes pour le blâmer d'avoir publié sa préface, en lui montrant les qualités de Corneille bien supérieures à ses défauts,
(Nord. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
Lettre de Boileau à Racine sur le même sujet. — Il le félicitera du succès, d'abord contesté, mais définitif, qu'a trouvé BiHtannicus au théâtre ; en quelques traits brefs et frappants, il caractérisera les mérites de ce chef-d'œuvre nouveau.
Ce succès devait faire des envieux ; mais Racine, comme Boileau lui-même, a le droit de dédaigner l'envie que les progrès incessants de son talent soulèvent contre lui. Se rappeler, sans la copier, VÈpîlre àBacine, d'ailleurs postérieure (1677).
Peut-être eût-il mieux valu qu'il ne voulût pas voir parmi ses détracteurs le vieux Corneille, et qu'il n'exerçât pas son
esprit aux dépens d'un homme qui a élé la gloire de la France, L'aigreur injuste d'une jalousie, du reste excusable, ne doit pas lui faire oublier ce que la tragédie, ce que lui-même doit au grand Corneille.
Il l'engage donc à supprimer cette préface injurieuse. C'est par de nouveaux chefs-d'œuvre qu'il faut avoir raison de ces attaques. Corneille a fait beaucoup sans doute, mais lui a laissé beaucoup à faire. Comparer brièvement le rôle des deux grands tragiques.
« Depuis que j'ai lu V Alexandre, avait écrit Saint-Évremond (1665), la vieillesse de Corneille me donne bien moins d'alarmes, et je n'appréhende pas tant de voir périr avec lui la tragédie. » Deux ans plus tard, il écrivait encore : « Andromaque a bien de l'air des belles choses, et il ne s'en faut presque rien qu'il n'y ait du grand. »
Lettre de Hacine à Saint-Evremond en lui envoyant Britannicus (1669).
Le duc de Chevreuse répond à l'épître dédicatoire du Britannims de Racine.
Dans la dédicace de Bi'itannicus, Racine rappelle à M. de Chevreuse qu'il lui a procuré l'honneur de lire sa pièce « devant un homme dont toutes les heures sont précieuses ». « Vous fûtes témoin, ajoute-t-il, avec quelle pénétration d'esprit il jugea de l'économie de la pièce, et combien l'idée qu'il s'est formée d'une excellente tragédie est au delà de tout ce que j'en ai pu concevoir. »
On imaginera un dialogue entre Colbert, Chevreuse et Racine, après la lecture de Britannkus.
Dans une lettre au jeune Racine, Antoine le Maistre le prie de lui envoyer son Tacite in-folio. On fera cette lettre, où l'on introduira un éloge de Tacite, surtout du Tacite qui a peint Néron.
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Examiner ce que Racine a emprunté à Tacite pour peindre le caractère de Néron, ce qu'il y a changé ou ajouté, en quoi il a égalé son modèle.
(Leçon d'agrégation, 1863', et Licence, octobre 1887.)
Expliquer d'après le livre XIV des Annales le mot célèbre : « Tacite est le plus grand peintre de l'antiquité. »
(Paris. — Leçon d'agrégation, 186G, 1874; Licence, avril 1834.)
Racine a dit : « Si j'ai fait quelque chose de solide et qui mérite quelque louange, la plupart des connaisseurs demeurent d'accord que c'est ce même Britannicus. » Voltaire a dit aussi : « BrUannicus est la pièce des connaisseurs. » Cherchez, et justifiez ce qu'ils ont voulu dire.
(Paris. Agrégation des lettres. Composition, 1868. Grenoble. Devoir de licence, 1880.)
Comparer les caractères de Junie et de Monime.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1876.)
I. Le même sujet a été donné, sous forme de composition écrite, à l'agrégation des l?tlres en 1876, et à la licence es lettres en 1SS7.
54 COURS DE LITTÉIUTUllE
Justifier ou réfuter les critiques qu'a soulevées le rôle de brilannicus.
(Lille. — Devoir d'agrégation des lettres, novembre 18!S7.)
Racine définit Hrilannicus « un jeune prince de dix-sept ans quia beaucoup de cœur, beaucoup d'amour, beaucoup de franchise et beaucoup de crédulité : qualités ordinaires d'un jeune homme », et le juge très capable d'exciter la compassion. Examiner si celte délinition répond bien au personnage, et marquer l'originalité de Britannicus parmi les amoureux tragiques de l'ancien théâtre.
(Paris et Besançon. — Devoir de licence.)
Racine a dit, en parlant d'Agrippine (2° préface) : « C'est elle que je me suis surtout eflbrcé de bien exprimer, et ma tragédie n'est pas moins la disgrâce d'Agrippine que la mort de Britannicus. « Montrer, s'il y a lieu, la justesse de cette appréciation.
(Caen. Devoir de licence, 1885. — Professorat des écoles
NORMALES. — Aspirants, 1890. — Paris. Devoir de licence,
février 1889.)
A quoi reconnaît-on le principal héros d'une tragédie ? Existe-t-il et quel est-il dans Britannicus ?
(Besançon. — Devoir de licence, mai 1880.)
Étudier, d'après la préface de Britannicus et la pièce même, l'idée que Racine se fait des droits du poète ti*agique sur l'histoire. Dégager les principes qu'il pose ou suppose.
(Besançon. Devoir de licence, janvier 1889. — Toulouse. Licence es lettres, session de juillet 1888.)
Apprécier ce passage de la première préface de Brilannicus : « Ceux qui voient le mieux nos défauts sont ceux qui les dissimulent le plus volontiers. Ils nous pardonnent les endroits qui leur ont déplu, en faveur de ceux qui leur ont donné du plaisir. 11 n'y a rien, au contraire, de plus injuste qu'un ignorant. » (Bordeaux. — Licence es lettres. — Composition.)
i Étudiez dans Brltannicus le caractère de Néron subissant tour à tour l'influence de Burrhus et celle de Narcisse.
(Clermont. — Devoir de Licence.)
Le dénouement de Britannicus. — Discuter ce jugement d'un critique contemporain : « L'action décline au moment suprême... La scène du festin pouvait tenir dans le cadre de la tragédie ; et Racine, en l'éludant, a manqué un dénouement admirable. « (Paul de Saint- Victor.)
(Clermont. — Devoir d'agrégation.)
A l'acte II, scène vi, du Britannicus, Néron se cacbe pour épier l'entrevue du jeune prince et de Junie. C'est là, selon Fontenelle, «un ressort ridicule, digne de la comédie ». Voltaire aussi taxe cette action de k puérilité ». Discuter ces jugements, et montrer que, à de certaines conditions, l'emploi des procédés de la comédie dans le tragique est légitime. (Comparez Milhridate, etc.).
(Lille. — Devoir de licence, janvier 1888.)
Dans le chant III de ï Art poétique, Boileau dit :
Il n'est point de serpent ni de monstre odieux Qui, par l'art imité, ne puisse plaire aux yeux.
îiC) COI r.S DE LITÏERATL'RE
Le caractère de Néron, tel que Racine l'a peint, peut-il être invoqué à l'appui de celle maxime littéraire, et Hacine a-t-il vraiment su rendre Néron intéressant ?
(Poitiers. — Devoir de licence, avril 1880.)
Comparez le personnage de Félix dans Polyeucte et celui de f Narcisse dans BrUannicuH'. . (Paris. — Baccalauréat.) \
J Comparer le rôle de Narcisse dans Brilaiviicus et celui de :
iMallian clans Alhalie. (Paris. — Baccalauréat, 1881.)
Analyser et apprécier le caractère d'Agrippine dans Britan- I nicus. Quelles ditférences y a-t-il entre la création de Racine el le personnage réel et historique, tel qu'il est peint dans les Annales de Tacite? (Dijon. — Baccalauréat.)
Montrer dans Brilannlciis lapplicalion de la règle des trois unités.
(Clermont, 1889. — Baccalauréat de l'enseignement secondaire spécial.)