XIX
Après avoir étudié avec vos élèves la pièce de BritannicusA que leur conseilleriez-vous de faire apprendre, dans cette tragé die, à leurs élèves du cours supérieur?
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)
Racine dit dans sa deuxième préface de Britanniciis, 3"= alinéa : (( J'ai clioisi Burrhus pour opposer un houuèle homme à cette
peste de cour (Narcisse). » Justifier ce mot de Racine sur le caractère de Biirrhus, en montrant par l'étude de son rôle comment il se conduit avec Agrippine, Néron, Britannicus, Narcisse.
(Professorat des écoles normales. — Aspirants, 1891.
Que doit-on penser de ce jugement de Victor Hugo, dans la préface de Cromwell : « On doit croire que, si Racine n'eût pas été paralysé comme il l'était par les préjugés de son siècle, s'il eût été moins souvent touché par la torpille classique, il n'eût point manqué de jeter Locuste dans son drame, entre Narcisse et Néron, et surtout n'eût pas relégué dans la coulisse cette admirable scène du banquet, où l'élève de Sénèque empoisonne Britannicus dans la coupe de la réconciliation? » Ne peut-on faire sortir de ce passage les principales différences qui séparent le drame romantique de la tragédie classique?
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)
Comparer les caractères d'Agrippine et d'Athalie.
(Seine. Brevet supérieur. Aspirantes, juillet 1883. Caen. Baccalauréat.)
Un critique a dit de Britannicus : « C'est un admirable tableau d'histoire fait par un grand moraliste. » Appréciez ce jugement d'après l'étude de la pièce et, en particulier, l'analyse des caractères de Néron et d'Agrippine.
(Aude. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1888.)
Après l'immense succès A'Andromaqite, les ennemis de Racine avaient dit qu'à la vérité Racine savait peindre l'amour, mais :ju'il ne peindrait jamais autre chose. La tragédie de Britanni-cus, qui parut deux ans après, a-t-elle justifié ces prévisions, ou bien leur a-t-elle donné tort?
(Indre. — Brevet supérieur, juillet 1889. — Aspirants.)
Aprécier ce jugement de M. Xisard sur le personnage de Néron : « Néron, dans Britannicus, nous fait horreur comme dans l'histoire, mais plus efficacement, parce que l'horreur commence, s'accroît peu à peu, et qu'elle nous instruit en même temps qu'elle nous épouvante... En un jour, en quelques heures, dans une action qui ne souffre pas de délais, Racine a marqiutous les pas de Néron dans la carrière du crime, et il l'a conduit des dernières contraintes de son éducation jusqu'à l'exécrable cruauté qui le poussera au parricide. »
(Deux-Sèvres, — Brevet supérieur, juillet 1889. Aspirantes.)
Réfuter ce jugement de Boursault sur Britannicus : « Agrippine paraît fière sans sujet, Burrhus vertueux sans dessein, IJiitannicus amoureux sans jugement, Narcisse lâche sans prétexte, Junieconstanle sans fermeté, et Néron cruel sans malice. »
(Calvados. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)