‹ Cours de littérature à l'usage des divers examens (volume 3)Chapitre 55 sur 106 · C. de Litt. — RAGi.NE {Bérénice · texte numérisé non relu

C. de Litt. — RAGi.NE {Bérénice

Montrer par des exomples empruntés à notre littt'^rature dramalique, dans quelle mesure cejugenienl doit ôlre accepté.

(Aix. — Devoir de licence, 1887.)

Racine écrit dans la préface de Bérénice: « L'invention consiste à faire quelque chose de rien. » Est-ce là un axiome silr? Kst-ce en particulier la règle que vous appliqueriez au travail de la composition française?

(Fontenay-aux-Roses. — Devohi de seconde année.)

(( (Ju'imporlaient à la France Esth'v et Bérénice? » a dit M.-J. Cliénier {De In Liberté du Ihédtre en France). Ce dédain estil justifié? en quoi ces deux tragédies se ressemblent-elles? et quel est le charme pailiculier de ces « élégies » dramatiques?

Discuter ce jugement de Marmontel : « Les pièces de Racine les mieux écrites sont les plus faibles du côté de l'action, comme Athalie et Bérénice. »

Dans quelle mesure le caractère d'Anliochus est-il utile à la tragédie?

Comparer la préface de Bérénice à la Critique de l'École des femmes, en montrant surtout quelle est l'altitude différente des deux poètes vis-à-vis des règles.

Comparer les caractères d'Hermione et de Bérénice. ;

S'il est vrai que la Bérénice de Racine, comme on Ta dit, ne soit pas une juive, qu'est-elle ? Une Française? une chrétienne? dans quelle mesure?

La mélancolie dans le théâtre classique; rapprocher les caractères d"Oreste et d'Antiochus.

Villefrani-Ue de-Rouergue. — J. Lardoux, impr.

(Janvier 1672.)

Les sources de « Bajazet ». — Dans quelle mesure riiistoîre y est resiieetéc. — Segrais et Racine.

Dans ses deux préfaces, dont rune est de 1672, l'autre de 1676, Racine indique ses sources avec une précision plus apparente que réelle.

Quoique le sujet de cette tragédie ne soit encore dans aucune histoire imprimée, il est pourtant très véritable. C'est une aventure arrivée dans le sérail, il n'y a pas plus de trente ans. M. le comte de Gésy était alors ambassadeur à Constantinople. Il fut instruit de toutes les particularités de la mort de Bajazet, et il y a quantité de personnes à la cour qui se souviennent de les lui avoir entendu conter, lorsqu'il fut de retour en France. M. le chevalier de Nantouillet est du nombre de ces personnes. Et c'est à lui que je suis redevable de cette histoire, et même du dessein que j'ai pris d'en faire une tragédie...

Les particularités de la mort de Bajazet ne sont encore dans aucune histoire imprimée. M. le comte de Césy était ambassadeur à Constantinople lorsque cette aventure tragique arriva dans le sérail. Il fut instruit de toutes les particularités de la mort de Bajazet, et des jalousies de la sultane ; il vit même plusieurs fois Bajazet, à qui on permettait de se promener quelquefois à la pointe du sérail, sur le canal de la mer Noire. M. le comte de Césy disait que c'était un prince de bonne mine. Il a écrit depuis les circonstances de sa mort : il y a encore plusieurs personnes de qualité qui se souviennent de lui en avoir entendu faire le récit lorsqu'il fut de retour en France.

Il faut ici distinguer trois choses : le fond même des événements, les sources écrites dont Racine nie l'existence, les autres sources auxquelles il déclare avoir puisé.

Sur les faits eux-mêmes Racine insiste avec complaisance, et nous avons cru inutile de reproduire les détails où il entre sur l'aventure de Rajazet mis à mort par l'ordre de son frère Amurat. 11 suffira de dire qu'Amurat ou Murad P"" (1623-1640), dit le Victorieux parce qu'il battit les Perses et prit Bagdad,

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