NARRATIONS ET DIALOGUES
Dialogue aux enfers entre l'Iphigénie d'Eurij)ide et celle de Racine.
(Âix. — lUccALALKÉAT, juillet 1883.)
Faire le récit de la mort diphigénie, en écartant le personnage d'Ériphile, dont la substitution à Iphigénie forme le dénouement de la pièce française, et en se souvenant du beau tableau tracé par Lucrèce au livre l'^'' du De Natum rerum (v. 03 à 102).
A Erfurt, Napoléon vit Gojthe et s'entretint plusieurs fois avec lui. 11 lui dit un jour, selon Talleyrand : « Monsieur Gœthe, venez ce soir à Iphigénie. C'est une bonne pièce; elle n'est cependant pas une de celles que j'aime le mieux, mais les Français l'estiment beaucoup. »
Dialogue entre Gcelhe et Napoléon.
LETTRES
Racine se proposait d'écrire une IpJdgénle en Tauride, et il avait déjà tracé en prose le canevas du premier acte. Un ami lui écrit pour le détourner de ce projet. Il lui représente :
1" La diiïérence des époques et des théâtres, la difficulté d'adapter ce sujet au nôtre;
2° Le succès de la première Iphigénie : le poète qui a créé ce type ne saurait le reprendre sans le gâter ou l'afîaiblir ;
3° Euripide est un modèle qui peut égarer.
(Besançon. — Licence es lettres. — Session denov. 1880.)
G. de Litt. — racine {Iphigënie).
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Le caractère d'Acliille dans le premier chant de V Iliade et dans les Iphigi-nlcs d'Euripide et de Racine.
(Paris. — Le;on d'agrégation, 1803, 1872, 1800.)
Apprécier, avec rapprochements et comparaisons, le dénouement dlphigénie.
(Paris. — Leçon d'agrégatiox, 1872.)
Développer celte pensée de Racine dans sa préface d'Iphigénie : « J'ai reconnu avec plaisir, par l'effet qu'a produit sur notre théâtre tout ce que j'ai imité ou d'Homère ou d'Euripide, que le bon sens et la raison étaient les mêmes dans tous les siècles. »
(Paris. — LicE.N-CEKs lettres, avril 1804.)
Comparer l'Achille de Racine et l'Horace de Corneille. (Pai'is. — Devoir d'agrégatiox, 189Î).)
Comparer les rôles d'Ulysse dans Ijjhljcnic, de Domingo dans Don Carlûs de Schiller, et du duc d'Albe dans Eijiiiont de Gœlhe.
(Paiùs. — Devoir d'agrégatio.\, 1890.)
Apprécier et éclairer par des exemples ce mot d'un critique
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qui, parlant de Yïplùgénie en AiiUde, a dit : « Racine est, pour le style, sous certains rapports, à Euripide ce que Virgile est à
Homère. »
(Aix. — Devoir DE LICE^'CE, 1881.)
Comparer YAlceste d'Euripide et Vlphigénie de Racine au triple point de vue du sujet, des caractères et du dénouement. Conclure de ce rapprochement une certaine parenté du génie entre ces deux poètes.
(Besançon. — Licence es lettres. — Juillet 1881).
Originalité et utilité du rôle d'Ériphile.
(Caen. Devoir de licence. — Toulouse. Licenxe es lettres, session de novembre 1882.)
Vlphigénie de Rotrou et celle de Racine, comparées surtout au point de vue de l'imitation d'Euripide.
(Douai. Devoir de licence, mars 1880. — Lyon. Devoir
d'agrégation.)
Comparer les dénouements en récit et les dénouements en action. On sait que le dénouement d'Iphigcnie, mis en action par Saint-Foy et Boisgermain, fut sifflé outrageusement.
(Toulouse. — Licence ès lettres.)
(( J'avoue — dit Racine dans la préSace (ïlphigénie — que je dois à Euripide un bon nombre des endroits qui ont été les plus
approuvés dans ma tragédie... .l'ai reconnu avec plaisir, par ce que j'ai imité ou d'Homère ou d'Iîuripide, que le bon sens et la raison étaient les mêmes dans tous les siècles. Le goût de Paris s'est trouvé conforme ù celui d'Athènes ; mes spectateurs ont été émus des mêmes choses qui ont mis autrefois en larmes le plus savant peuple de la flrèce. »
D'autre part, Yillemain prétend que rienne ressemble moins et ne peut moins ressembler à une pièce grecque qu'une pièce française sur un sujet grec. Peut-on lui objecter l'exemple d'Iphi(jm(('?Oii bien Racine avait-il tort de croire qu'il s'était tenu si près de son modèle ?
(GEnTiFiCAT d'aptitude a l'enseignement secondairi: spécial. Composition, 1889.)
Rôle d'Iphigénie dans la tragédie d'Euiipide et dans celle de Racine.
(Douai. — BACC.A.LAL'IiÉAT.)
L'amour maternel dans les tragédies de Racine : Andromaque, Clytemnestre, Agrippine.
(Professorat des écoles normales. — Aspirantes, 1884.)
Étudier le rôle et le caractère d'Iphigénie.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littératlre.)
Parmi les règles de la tragédie formulées par Boileau dans i'A)H poétique, se trouve la suivante :
Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit vous l'expose : Les yeux, en le voyant, saisiraient mieux la chose; Mais il est des objets que l'art judicieux Doit offrir à l'oreille et reculer des yeux.
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Montrez comment cette règle a été observée au xvii" siècle et quel cas on en fait aujourd'hui.
(Meuse. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1891).
Après avoir lu successivement clans Vlphiç/énie d'Euripide et dans celle de Racine (que je mels toutes les deux entre vos mains) les deux scènes où la jeune fille exprime le regret de mourir, faites-en la comparaison détaillée.
I. Indiquez les prmcipaux traits du caractère des deux Iphigénie, en donnant à cette étude, si vous voulez, la forme d'un parallèle.
II. Marquez-en les principales différences et dites en quoi elles tiennent à la différence des époques où les deux poètes ont écrit.
III. Concluez en faisant connaître vos préférences pour l'un ou l'autre caractère et motivez-les.
(Savoie. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1891.)
Examiner ce jugement delà Harpe : « L'exposition d'i)j/ijgénie, celle de Bajazet, celle iVAthalie, me paraissent les plus belles du thécàtre : c'est une des parties où Racine a excellé. »
'< L'Ipbigénie moderne est la fille chrétienne : son père et le Ciel ont parlé; il ne reste plus qu'à obéir. Racine n'a donné ce courage à son héroïne que par l'impulsion secrète d'une institution religieuse qui a changé le fond des idées et de la morale. La fille d'Agamemnon, étouffant sa passion et l'amour de la vie, intéresse bien davantage qu'Iphigénie pleurant son trépas. » (Chateaubriand, Génie du christianisme.) — On dira si Chateaubriand a pleinement raison.
Le P. Brumoi, comparant VIphigênie française à Vlphigénie grecque, condamne le dénouement que Racine a substitué au
sacrifice d'une biche. « Supposons, écrit-il, qu'Euripide revînt : que dirait-il de 1 épisode d'Ériphile, espèce de duplicité d'action et d'intérêt inconnue aux Grecs? » Justifier le dénouement de Racine et l'introduction du caractère d'Ériphile.
Que penser de ce jugement de Stendhal ' : « Si Racine vivait de nos jours, et qu'il osât suivre les règles nouvelles, il ferait cent fois mieux quiphigi'nic. Au lieu de n'inspirer que de l'admiiation, sentiment un peu froid, il ferait couler des torrents de larmes. »
l. Racine et Shakespeare; Paris, Bossange père. 1823, in-8'.
VilIefranclie-de-Roueigue. — J. Cartloux impr.
(It^r janvier 1677.)
L' < Hippoljte » cVEiiripicle et la « Phèdre » tic Racine. — La poésie du surnaturel eliex Euripide. — Vénus et Diane. — Phèdre instrument et ^ictiaue de Aénus.
On n'a point dessein de renouveler la comparaison détaillée qui a été faite si souvent entre VHqypolyte d'Euripide el la Phcdre de Racine. A vrai dire, cette comparaison est plutôt une opposition, et c'est à marquer les traits essentiels de cette opposition qu'on doit se réduire.
Le prologue qui ouvre la pièce grecque, et dont le personnage est Vénus, précise dès le début un de ces traits, et le plus frappant de tous. Si médiocrement religieuse que soit d'ordinaire.l'inspiration d'Euripide, il est trop voisin encore de l'âge épique où la poésie était comme imprégnée de surnaturel, pour ne voir que le choc des passions humaines dans un drame où tout est animé, expliqué, compliqué, dénoué par la force mystérieuse de la fatalité, si puissante que Racine en devra garder quelque chose. Ne prenons pas garde aux déclamations qui gâtent tel passage de YHlppolyte, et n'en voyons que l'esprit général ; nous nous apercevrons sans peine que, pour le fond, nous sommes ici en plein merveilleux.
Le farouche Hippolyte dédaigne Vénus et ne veut honorer que la chaste Diane. Vénus se vengera et de Diane et d'Hippolyte. Le drame entier sera donc, comme on l'a dit à satiété, un duel entre Diane et Vénus ; Hippolyte et Phèdre en seront les victimes. A ne se placer qu'au point de vue littéraire, ce prologue peut sembler inutile et froid, car il indique d'avance toutes les phases de l'action et le terme où elle aboutira. Combien il semble plus émouvant, dès que l'on considère que dans