X-VIII
Louis Racine dit de la Fontaine : « Autant il était aimable par la douceur du caractère, autant il l'était peu par les agréments de sa société. Il n'y mettait jamais du sien, il ne parlait pas ou voulait toujours parler de Platon. » La Vie de Jean Racine, d'où est détaché ce jugement, ne parut qu'après la mort de
Rollin, l'ancien maître et ami de Louis Racine. On suppose que celui-ci a eu communication du manuscrit et a été choqué de ce passage, dont il signale à son disciple l'inexactitude. Il a connu la Fontaine, dont Louis Racine ne peut parler que par ouï-dire, et il trace le vrai portrait du fabuliste, avec ses grâces et ses faiblesses. S'il avait été tel que le peint Louis Racine, le grand Racine ne lui eût pas témoigné une estime si affectueuse-
Charles-Louis de la Fontaine, petit-fils du fabuliste, avait projeté de donner une édition nouvelle des œuvres de son aïeul. Il écrivait à Fréron : « J'y joindrai une Vie aussi simple que lui-même. » Jamais il ne réalisa ce projet. On suppose que Fréron, qui l'y avait encouragé et le voyait ensuite occupé d'autres soins, le presse de tenir sa promesse, en esquissant d'avance la vie et la physionomie du poèto.
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Comparer la fable de Philémon et Baucis dans Ovide et dans la Fontaine.
(Paris. — Leçon d'agrégation, 1858.)
Il nous faut du nouveau, n'en fùt-Il plus au monde. [Adonisi.] Que pensez-vous de cette remarque appliquée à la littérature? (Paris. — Licence es lettres, avril 1886.)
En étudiant YÊpître à Huet, comparer les idées de la Fontaine sur les anciens et les modernes aux idées analoj^ucs exprimées par Boileau, la Bruyère et Fénelon. Signaler, aveô les ressemblances de fond, la différence d'accent.
Quels sont les traits communs entre Fénelon et la Fontaine ? Par où diffèrent-ils? Pour la première partie de ce devoir on pourra consulter Sainte-Beuve, Lundis, II, pages 2 et 3.
Comparez VÊpître à Huet à la deuxième épitre d'André Chénier', sur l'Invention, en faisant ressortir combien la Fontaine est plus poète, Ghénier plus artiste.
Expliquer ce mot de Sainte-Beuve {Lundis, VII, p. 523) : H II y a deux la Fontaine, l'un avant et l'autre après Boileau. w
186tl-6-iO
UfPKIMEBIK OBL1.GRATB ▼ILUUmAnaHS-DK-HOUBBOVS