XXII
Étudier dans la préface du premier recueil de la Fontaine les idées de l'auteur sur le genre même de la fable. — Comparer les six premiers et les six derniers livres d'après l'examen des Fables et l'avertissement du livre VII.
(Besançon. — Devoir be licence, 1888.)
« On ne trouvera pas ici, dit la Fontaine dans la préface de ses Fables, l'élégance ni l'extrême brièveté qui rendent Phèdre recommandable : ce sont qualités au-dessus de ma portée. Comme il m'était impossible de l'imiter en cela, j'ai cru qu'il fallait en récompense égayer l'ouvrage plus qu'il n'a fait. » Comment la Fontaine a-t-il égayé les fables, et par quelles qualités, qu'on chercherait inutilement dans Phèdre, est-il devenu un fabuliste inimitable ?
CCaen. — Licence, juillet 1885.)
Appliquer aux Fables ce que la Fontaine a dit lui-même de ses Contes : « L'auteur a cru que, les vers irréguliers ayant un air qui tient beaucoup de la prose, cette manière pourrait sembler la plus naturelle et, par conséquent, la meilleure. » (Gaen. — Devoir de licence, janvier 1890.)
De l'action dans les Fabks de la Fontaine : 1° chaque fable est un drame complet; 2° les bêtes sont des personnages ayant chacun son caractère propre ; 3° la poésie de la nature et l'épopée. (Glermont. — Devoir de licence.)
Montrer que, dans les fables des dixième et onzième livres, où la Fontaine défend les bêtes contre la théorie cartésienne de l'automatisme, le poète exprime avec beaucoup de vérité le sentiment de la nature et de la vie universelle.
(Glermont. — Licence es lettres. — Gomposition, nov. 1883.)
Florian a dit, dans la préface de ses Fables : « Le genre des fables ne peut être défini, et ne peut avoir* de préceptes. Boileau n'en a rien dit dans son Art poétique, et c'est peut-être parce qu'il avait senti qu'il ne pouvait le soumettre à ses lois. « Que faut-il penser de cette opinion ?
(Glermont. — Devoir de licence, novembre 1888.)
Expliquer le précepte littéraire contenu dans ces vers :
Ne forçons point notre talent:
Nous ne ferions rien avec grâce.
(Dijon. — Devoir de licence.]
Le talent descriptif de la Fontaine dans les livres VII et Vni des Fables. (Dijon. — Devoir de licence, juin 1888.)
Développer ce jugement d'un contemporain sur la Fontaine : « Pour ses Fables, les siècles suivants regarderont la Fontame comme un original qui à la naïveté de Marot joint mille fois plus de politesse. » (Bussy-Rabutin, Lettre à Furetière, 1686.)
(Douai. — Devoir de licence, mars 1887.)
Du rôle de la moralité dans les fables de la Fontaine. Ces moralités sont-elles toujours de vrais préceptes dépure morale? ou bien n'en pourrait-on pas citer beaucoup qui ne sont que des conseils empiriques, des formules de bon sens pratique à l-usage de l'intérêt, de l'égoïsme, de 1 ambition, en un mot d'instincts et de passions assez peu recommandables f
(Nancy. — Devoir de licence.)
Des figures et du rôle de la divinité dans les fables de la ontaine (Nancy. - Devoir de licence.)
La Fontaine, dans une fable célèbre, parle d'imiter la nature^ Montrer iusqu'à quel point ce principe fut la devise ae soa Montrer jusqu d 4 F (Rennes. -Devoir de licence.) génie. . ^iiciiii^.:-
En quel sens seulement, avec queUes ^^serv^^s, dans^q^^J rang notre fabuliste immortel peut-il être compté parmi les
moralistes?
La Fontaine est un moraliste nullement didactique, mai? dramatique.
Le foiui de ses petits drames, et surtout le ton qui y règne, recommandent ou plutôt sui:;.'cri'nt, selon le génie propre à la fable, non pas une haute vertu, mais une sagesse moyenne et pratique.
Il occupera donc, si l'on reut, parmi les moralistes, une place voisine de celle des grands poètes dramatiques.
(Rennes. — Liolnce ts lettbks, i887.)
Après un rapide coup d'œil sur la transformation Je la fable dans l'antiquité (orientale, grecque, romaine, au moyen âge et au XVI» sièole\ insister sur les caractères nouveaux qu'elle doit au génie delà Fontaine.
(Rennes. — DKvoa m uocmce.)
La Fontaine poète dramatique. Sa place parmi les rois du genre. (Rennes. — Dbvoib db ucexcb.)
La Fontaine dit dans la préface des Fa6/« .* « J'ai considéré
que, ces fables étant sues de tout le monde, je ne ferais rien si je ne les rendais nouvelU^s par quelques traits qui en relevassent' le goût. C'est ce qu'on demande aujourd'hui ; on veut de la nouveauté et de la gaieté. Je n'appelle pas gaieté ce qui excite le rire, mais un certain charme, un air atrroable qu'on peut donner à toutes sortes de sujets, même les plus sérieux. « Expliquer ce passage et donner de^ exemples.
(Toulouse, — Licence es LBrrmKs.)
XXXVHI
De la composition dans les fables de la Fonlaioe. (Toulouse. — LiCE>'CB as
LA FONTAINB ill
D« l'emploi de la mythologie dans les fables de la Fontaine. r (Toulouse. — LiCKNCB Es lettres.)
Quels sont, au ivn* siècle, les écrivains qui ont aimé la na« lure, et de quelles façons différentes l'ont-ils décrite?
(Paris, lycée Fénelon. — DiplAmb de pin d'études
SECONDA lEBS.)
Montrer dans les fables de la Fontaine une morale sousen tendue {Chêne et Roseau, Animaux malades de lapesle, Homme et Couleuvre, Paysan du Danube).
(Besançon. — Devoir préparatoire a l'agrégation de l'en-
SKIGNEUENT SECONDAIRE SPÉCIAL, marS 1888.)
Les fables de la Fontaine considérées au point de vue de
l'éducation des enfants.
(Paris. — Agrégation de l'enseignement spécial. — Leçon, 1886.)
Justifier cette parole de la Fontaine sur ses fables :
c'est ane comédie en cent actes divers.
Peut-on, en certains cas, comparer la Fontaine à Molière? (Bordeaux. — Baccalauréat, août 1882. — Clermonl. — Baccalauréat.)
Dans le prologue de la fable iv du livre VIII, la Fontaine ■'«i^rime ainsi :
¥mu pois-je offrir mes vers et leurs grâces légèrM?
Ht COURS DE LITTÉRATURE
S'il» osent quelquefois prendre un air de grandear, Seront-ils point traités par vous de téméraires?
Que signifient ces mots « prendre un air de grandeur n7 — Quand et comment le fabuliste élève-t-il le ton ? — Dans quels sujets particulièrement donne-t-il à la fable un air de grandeur?
(Dijon. — Baccalauréat.)