NARRATIONS ET LETTRES
Colbert, dans un mémoire à Louis XIV, expose son projet do pensionner les écrivains.
(École normale supériecre. — Composition d'entrée, 1859.)
Lettre de Voltaire à Frédéric II en lui envoyant le Siècle de Louis XIV.
(Paris. — Baccalauréat, novembre 1883.)
Lettre du marquis d'Argenson à Voltaire pour lui raconter la bataille de Fontenoy (11 mai 1745).
(Paris. — Baccalauréat, novembre 1884.)
L'abbé de Saint-Pierre, dit Voltaire, proposait presque toujours des choses impossibles comme praticables. Il ne cessa d'insister sur le projet d'une j'xiix -perpêliieÀk et d'une espèce de parlement de l'Europe qu ;l appelle la ûièle européennr.
Il adressa ses projets au cardinal Fleury, alors ministre, en lui demandant d'user de sa haute influence pour les mettre en pratique et les faire adopter par les souverains régnants. Le cardinal lui répondit par une lettre spirituelle et doucement ironique, dont Voltaire cite cette phrase : « Vous avez oublié, Monsieur, pour acte préliminaire, de commencer par envoyer une troupe de missionnaires pour disposer le cœur et l'esprit des princes. »
Vous ferez la lettre du cardinal Fleury. Vous y développerez les raisons générales tirées de la nature humaine et les raisons C. de Litt. — VoLTAinE insTOuiE.N. 3
particulières tirées de l'histoire et de l'état politique de l'Europe, pour lesquelles le premier ministre de Louis XV, tout en déplorant la nécessité de la guerre entre nations civilisées, ne croit pas à la paix perpétuelle, et considère comme des utopies généreuses les rêves philanthropiques de l'abbé de Saint-Pierre.
(Paris. — Baccalauréat, 1896.)
Un seigneur de l'entourage de Jacques II écrit à un de ses compatriotes d'Ecosse. Il a vu la cour de Louis XIV, et il la décrit.
(Paris. — Baccalauréat, novembre 1897.)
Les funérailles de Louis XIV racontées par un témoin; peindre surtout l'attitude des spectateurs.
(Paris. — Baccalauréat de l'enseignement MODERNE, 1894.)
Voltaire écrit à un de ses amis, vers 1730, pour lui annoncer la publication prochaine du Siècle de Louis XIV.
(Besançon. — Baccalauréat, juillet 1889.)
Voltaire dit, au chapitre xxxiii du Siècle de Louis XIV : « Non seulement Colbert donna à l'Académie de peinture la forme qu'elle a aujourd'hui; mais, en 1667, il engagea Louis XIV à en établir une à Rome. On y envoie les élèves qui ont remporté des prix à l'Académie de Paris; ils y sont instruits et entretenus aux frais du roi; ils y dessinent les antiques; ils étudient Raphaël et Michel-Ange. »
Vous ferez le rapport de Colbert à Louis XIV pour lui proposer la création de l'école de Rome.
(Nancy. — Baccalauréat, 1897.)
On lit au chapitre xxxi du Siècle de Louis XIV : « Quelques philosophes en Angleterre, sous la sombre administration -de Cromwell, s'assemblèrent pour chercher en paix des vérités, tandis que le fanatisme opprimait toute vérité. .. C'est de là que sortirent plus tard des découvertes sur la lumière, sur le principe de la gravitation, l'aberration des étoiles fixes, sur la géométrie transcendante, et cent autres inventions qui pourraient, à cet égard, faire appeler ce siècle le siècle des Anglais, aussi bien que celui de Louis XIV. En i666, M. Golbert, jaloux de cette nouvelle gloire, voulut que les Français la partageassent, et, à la prière de quelques savants, il fit agréer à ^ouis XIV l'établissement d'une Académie des sciences. »
Vous ferez le rapport de Golbert au roi; vous y exposerez ses raisons, ses plans, ses espérances pour l'avenir et l'influence de cette institution, qui sera le complément nécessaire de l'Académie française.
(Nancy. — Baccalauréat de l'enseignement SPÉCIAL. — Sciences, 1889.)
Condorcet jeune (il est né en 1743) vient de lire pour la première fois le Siècle de Louis XIV, dans sa septième édition, publiée en 1768 et suivie d'un Précis du règne de Louis XV.
Il rend d'abord hommage au talent de Voltaire historien.
C'est avec un plaisir particulier qu'il a lu le chapitre où est tracé en traits rapides le tableau des beaux-arts au x\n° siècle. Mais il ne cachera pas quelle surprise a été la sienne, lorsqu'il a vu ce tableau aboutir à cette conclusion décourageante : «Le génie n'a qu'un siècle, après quoi il faut qu'il dégénère. »
Pourquoi Voltaire refuse- t-il à la littérature cette faculté de renouvellement qu'il accorde à l'histoire, aux sciences, aux arts plastiques ? Ce n'est pas dans le siècle de Montesquieu, de Bulfon, de Voltaire, que la nature s'est reposée.
Pour lui, qui ne croit pas le présent indigne du passé, il augure mieux de l'avenir, que le présent a pour tâche de préparer.
(Concours général. — Rhétorique, 1899.)
Lettre de M""^ de Caylus à une de ses amies en lui envoyant VHistoire de Charles XIL
(Fénelon. — Devoir de quatrième année.)
Le comle de Caylus, le célèbne antiquaire du xviii^ siècle, aimait peu les philosophes, et particulièrement Voltaire, avec qui, pourtant, il a échangé quelques lettres. Classique de goût, mais gaulois d'esprit, s'il admettait trop facilement que la littérature, après avoir atteint, au xvii^ siècle, son point de perfection, était en pleine décadence au xvui<', il aimait à remonter au delà du xvii" siècle même, et à découvrir dans les farces et les fabliaux du moyen âge l'origine de la comédie de Molière ou de la fable de la Fontaine, dont il aimait fort la simplicité naïve. Voltaire, qui critiquait les prétendues incorrections et négligences de la Fontaine, était d'un sentiment tout opposé. Il écrivait, au chapitre xxxn du Siècle de LouisXIV: « Le français n'était encore recommandable que par une certaine naïveté qui avait fait le seul mérite de Joinvilie, d'Amyot, de Marot, de Montaigne, de Régnier, de la Satire Ménippée. Cette naïveté tenait beaucoup à l'irrégularité, à la grossièreté. »
Ce jugement si sommaire et injuste devait révolter Caylus, qui s'appliquait, au conlraiie, à montrer toute naturelle et tout aisée, sans brusque secousse, sans solution de continuité, la « communication » entre l'ancienne France et la nouvelle. Il s'en expliquera librement soit avec l'abbé Barthélémy, soit avec Mélot, qui prépare en ce moment une édition de Joinvilie.
Le 6 février 1732, M™» de Simiane, petite-fille de M"^^ de Sévigné, écrivait à l'érudit comte de ('auniont, correspondant de Voltaire :
« Nous n'avons point vu cette hi.stoire de Charles XII : vous me donnez grande envie de la lire par tout ce qui en rebuterait les savants. Pour vous dire humblement la vérité, je n'ai jamais aimé l'histoire toute sèche; mais quand elle est ornée
de jolis traits, de faits un peu fabuleux, dans le goût, par exemple, de Qiiinte-Curce, oh! alors je la lis avec grand plaisir. Je n'ai jamais pu avaler l'histoire de France, Mézeray, Varillas : voilà ma confession. Les livres de morale ou les romans, c'est mon goût. »
On écrira la réponse du comte de Caumont.
Lessing jeune avait eu, grâce à une indiscrétion d'un secrétaire, communication d'un manuscrit que Voltaire venait d'achever et qui allait être le Siècle de Louis XIV. On a une lettre de Voltaire « à M. Lessing, candidat en médecine à Wittemberg, et, s'il n'est pas à Willemberg, renvoyer à Leipzick pour être remis à son père, ministre du saint Kvangile, à deux milles de Leipzick, qui saura sa demeure ». Dans cette lettre (i'^"' janvier 1751), Voltaire prie Lessing de rendre l'exemplaire qu'on lui a dérobé.
Vous écrirez la réponse qu'écrivit Lessing en renvoyant le manuscrit.
DISSERTATIONS ET LEÇONS
Analyser le traité de Lucien sur l'art d'écrire l'histoire, et déterminer jusqu'à quel point les règles établies par l'écrivain grec peuvent s'appliquer à l'histoire moderne.
(Paris. — Leçon d'agrégation. — Lettres, 1855.)
Apprécier les jugements portés par Voltaire, dans le chapitre des Beaux-Arts, sur les principaux écrivains français.
(Paris. — Leçon d'agrégation. — Lettres, 1864.)
Quels changements l'état de la société chez les peuples modernes a-t-il dû introduire dans la manière d'écrire l'histoire?
(Paris. — Licence es lettres, juillet 1843.)
Des divers points de vue où peut se placer l'historien; des diverses sortes d'histoire.
(Paris. — Licence ès lettres, octobre 1873.)
De la protection littéraire. Est-il vrai que
Un Mécène toujours enfante des Virgiles?
et pourquoi le nom de Louis XIV a-t-il été donné à son siècle? (Besançon. — Devouv db: licence, mars 1884.)
Discuter cette pensée de Voltaire au sujet des troubles de la Fronde : « Le parlement de Paris ne ressemblait pas plus aux parlements tenus par nos anciens rois, qu'un consul de Syrie ou d'Alep ne ressemble à un consul romain.., »
(Besançon. — Devoir de licence, mai 1884.)
Discuter cette pensée de Voltaire : « L'histoire n'est, après tout, qu'une gazette. La plus vraie est remplie de faussetés, et elle ne peut avoir de mérite que celui du style. » {Lettre à Fré~ dôricll, 6 janvier 1778.)
(Bordeaux. — Devoir de licence.)
Voltaire écrivait au président Hénault, le 8 janvier 1752, à propos de son ouvrage récent, le Siècle de Louis XIV : « Je jetterais mon ouvrage au feu, si je croyais qu'il fût regardé comme l'ouvrage d'un homme d'esprit. Donnez de l'esprit à Duclos, tant que vous voudrez; mais gardez-vous bien de m'en soupçonner. » Expliquez ce qu'il a entendu dire.
(Dijon. — Licence ès lettres.)
Discuter cette opinion de Voltaire : « Dans les lettres, le génie n'a qu'un siècle, après quoi il faut qu'il dégénère... » (Chap. xxxii.)
(Dijon. — Devoir de licence, décembre 1888.)
Voltaire dit, au chapitre xxxii du Siècle de Louis XIV : <■<■ On peut, en peinture et en sculpture, traiter cent fois les mêmes sujets : on peint encore la sainte Famille, quoique Raphaël ait déployé dans ce sujet toute la supériorité de son art; mais on
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ne serait pas reçu ù traiter Clnna, Andromaque, l'Art poétique, le Tartuffe. » Apprécier la valeur et chercher les raisons de ce jugement.
(Nancy. — Devoir de licence.)
Louis XIV et les lettres. Goûts et opinions littéraires du roi- Ses relations personnelles avec les grands personnages de son temps ; ses sympathies et ses antipathies ; son influence.
(Paris. Baccalauréat, 1881. — Nancy. Baccalauréat, juillet 1887.)
Apprécier, d'après le Siècle de Louis XIV, la méthode et le talent historique de Voltaire.
(Paris. — Baccalauréat, novembre 1885.)
Apprécier le jugement de Voltaire {Siècle de Louis XIV, chapitre xxxii) sur l'influence réformatrice de Molière.
(Besançon. — Baccalauréat, juillet 1888.)
Apprécier le jugement porté par Voltaire sur la Bruyère au chap. XXXII du Siècle de Louis XIV.
(Besançon. — Baccalauréat, juillet 1890.)
Expliquer et discuter ce jugement de Voltaire sur les Ma-riïnes de la Rochefoucauld : «C'est moins un livre que des matériaux pour orner un livre. » [Siècle de Louis XIV, chap. xxxii.)
(Besançon. — Baccalauréat, novembre 1892.)
Le Sièdede LouisXlV. — i" Esl-=l un panégyrique ou une histoire véritable ? — 2° Mérites et défauts de cette composition. — 3° En donner quelques passages.
(Bordeaux. — Baccalauréat, 1882 et 1885.)
Principales œuvres historiques de Voltaire; indiquer le mérite commun, les plus beaux endroits et les différences.
(Bordeaux. — Baccalauréat.)
De l'impartialité de Voltaire dans le Siècle de Louis XIV.
(Caen. — Baccalauréat.)
avoir
Dans l'introduction du Siècle de Louis XIV, Voltaire, après ^,'oir dit qu'il y a quatre grands siècles, etc., ajoute : Il ne faut pas croire que ces quatre siècles aient été exempts de malheurs et de crimes. La perfection des arts, cullivés par des citoyens paisibles, n'empêche pas les princes d'être ambitieux, les peuples d'être séditieux. Vous direz ce que vous pensez de cette rétlexion et dans quelle mesure elle vous parait s'appliquer au siècle de Louis XIV.
(Dijon. — Baccalauréat.)
Charles XII; son portrait; influence de sa politique sur l'Europe.
(Lyon. — Baccalauréat.)
Indiquez et appréciez le plan suivi par Voltaire dans la <îoin- C. de Litt. — Voltaire HisxoaiEN. 5.
Î4 COURS DE LITTÉRATURE
position du Siècle de Louis XIV. Doit-on reprocher à cet ouvrage de manquer d'unité?
(Lyon. — Baccalauréat.)
Dans le chapitre vi du Sicdc d' Louis XIV, où il porte un jugement sur le cardinal Mazarin, Voltaire dit : « Il est très vrai que, pour faire un puissant ministre, il ne faut souvent qu'un esprit médiocre, du bon sens et de la fortune; mais, pour être un bon ministre, il faut avoir pour passion dominante l'amour du bien public. Le grand homme d'Klat est celui dont il reste de grands monuments utiles à la patrie. »
Vous apprécierez cette opinion de Voltaire, en vous appuyant sur des exemples tirés, à votre choix, de la portion d'iiistoire qui figure à votre programme.
(Nancy. — Baccalauréat modernk, 1899.1
Rappeler les principaux faits du règne de Charles XII, roi de Suède. Faire connaître son caractère et les qualités politiques qui lui ont manqué. Montrer par quelles fautes il a ruiné la puissance de son pays. Insister particulièrement sur son obstination à détrôner le roi de Pologne, au lieu d'achever la ruine du czar de Russie, auquel il laisse le temps d'organiser son armée, et sur son refus d'opérer, lorsqu'il fut arrivé en Saxe, une diversion en faveur de la France, ancienne alliée de la Suède.
(Rennes. — Baccalauréat, novembre 1881.)
Lutte de Charles XII et de Pierre le Grand; portrait de ces deux princes.
(Rennes. — Baccalauréat.)
Que pensez-vous du regret que Voltaiie, en lerniiiuint l'histoire du siècle de Corneille, de Bossuet, de Racine, exprimait
pour le sien et pour le nôtre à l'avance? On lit, dans le chapitre XXXII du Siècle de Louis XIV :
« Quiconque approfondit la théorie des arts purement de génie doit, s'il a quelque génie lui-même, savoir que ces premières beautés, ces grands traits naturels qui appartiennent à ces arts, sont en petit nombre. Il en est ainsi de l'art de la tragédie : il ne faut pas croire que les grandes passions tragiques et les grands sentiments puissent se varier à l'infini d'une manière neuve et frappante; tout a ses bornes. La haute comédie a les siennes. Il n'y a dans la nature humaine qu'une douzaine au plus de caractères vraiment comiques et marqués de grands traits. L'abbé Dubos, faute de génie, croit que les hommes de génie peuvent encore trouver une foule de nouveaux caractères : mais il faudrait que la nature en fit. Ces petites différences qui sont dans les caractères des hommes ne peuvent être maniées aussiheureusement que les grands sujets... L'éloquence de la chaire est dans ce cas. Les vérités morales une fois annoncées avec éloquence, les tableaux des misères et des faiblesses humaines, des vanités de la grandeur, des ravages delà mort, étant faits par des mains habiles, tout cela devient bien commun : on est réduit ou à imiter ou à s'égarer... Ainsi, le génie n'a qu'un siècle, après quoi il faut qu'il dégénère. »
Étes-vous de cet avis? Faut-il se rendre à cet arrêt? Les genres que Voltaire condamnait ainsi à un immédiat et irrémédiable déclin étaient-ils à ce point épuisés ou appauvris par tout un siècle de production glorieuse? Ne gardaient-ils pas bien des ressources encore au génie? N'y avait-il pas, d'ailleurs, d'autres genres, encore imparfaitement cultivés ou délaissés, malgré leur importance et leur fécondité, qui promettaient d'heureuses compensations au désavantage dont Voltaire se plaint?
(Agrégation de l'enseign-ement secondaire des JEUNES filles 1891. — Certificat d'aptitude A l'enseignement secondaire des jeunes filles. Sciences, 1898.)
Expliquez cette pensée de Voltaire sur la manière d'écrire l'histoire (on empruntera les exemples à son Histoire de Charles XII) : « 11 n'y a que les gens qui ont fait des tragédies
qui puissent jeter quelque intérêt d ins une liistoire. Il y faut, comme dans une pièce de théàlie, exposition, nœud et dénouement. ))
(Guéret. — Lycée dk .ieu.\i:s filles. — Diplôme DE FIN d'étcdes secondaires, 1891.)
Louis XIV : l'homme. Comment il comprenait et remplissait ses devoirs de roi.
(Reims. — Lycée déjeunes filles. Devoir