DE CINQUIÈME ANNÉE, IS
Analyser et apprécier la lettre à milord Hervey sur le Siècle de Louis XIV.
(Professorat des écoles normales. — Aspirants. Leçon, 1892.)
L'histoire est aujourd'hui considérée comme étant à la fois une science et un art; que faut-il entendre par là ? — En a-t-il toujours été ainsi dans notre littérature? Rappeler les idées de Fénelon à ce sujet, et résumer les principales innovations de Voltaire dans le genre historique.
(Lyon. — Baccalauréat de l'enseignement SPÉCL4L, 1891.)
Vous ferez connaître ce qui vous paraîtra le plus important dans les jugements portes par Voltaire sur nos cinq grands poètes du xYiu"^ siècle {Siù'de de Louis XIV, ch. xxxii), et vous en direz votre sentiment.
(PaoFESsoRAT DES ÉCOLES NORMALES. — Aspirants. Leçon, 1890.)
Faire comprendre l'intéiêt de Vllistoire de Charles XII de Voltaire.
(Professorat des écoles normales. — Leçon.)
« C'est d'un grand peuple plus encore que d'un grand roi que j'écris l'histoire, » dit Voltaire à l'occasion de son Siècle de Louis XIV. Indiquez en quoi la nation française a été grande, en insistant sur les arts et sur la littérature.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de première année.)
Qu'apportait de nouveau Voltaire dans l'histoire? Que lui manque-l-il pour réaliser l'idée que nous nous faisons aujourd'hui de l'historien véritable?
(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)
Embrassez d'un coup d'oeil l'œuvre historique de Voltaire, et montrez-y l'élargissement progressif de son horizon.
(IT
Définir et expliquer la nature de l'admiration qu'inspirent à Voltaire le grand roi et le grand siècle. Cette admiration nuitelle à son histoire? Pouvons-nous nous associer à ce sentiment? Dans quelle mesure?
(IT
La composition dans le Siècle de Louis XIV. Voltaire artiste : narrations, portraits, etc. N'est-il qu'artiste dans ce livre?
(IT
Comparaison de Voltaire et des historiens modernes. Voltaire n'a-t-il été en rien leur précurseur?
(Fonlenay-aux-Roses. — Leçon.)
Faire voir dans le Siècle de LouU XIV une œuvre de préililection et de foi; en caractériser l'espiit, et, s'il se peut, en découvrir l'àme.
(IT
Dans une lettre au marquis d'Argenson oij il justifie le plan du Siècle de Louis XIV, Voltaire dit : « On n'a fait que l'iiistoire des rois, mais on n'a pas fait celle de la nation. Il semble que, pendant quatorze cents ans, il n'y ait eu dans les Gaules que des rois, des ministres et des généraux; mais nos mœurs, nos lois, nos coul unies, notre esprit, ne sont-ils donc rien? »
Ainsi Voltaire demande qu'à l'histoire politique on joigne ce qu'on appelle aujourd'hui l'histoire de la civilisation. Développez celle peusée; montrez que, réduite au récit des événements politiques, l'histoire perd la plus grande partie de son intérêt et de sa valeur d'enseignement, mais que, d'un autre côté, l'histoire de la civilisation, sans l'histoire politique, serait vague, inexpliquée, aussi difficile à bien retenir qu'à bien comprendre. Il faut donc enseigner les deux; mais quelle méthode, quel ordre doit- on suivre? Doit-on procéder comme Voltaire l'a fait dans le Siècle de Louis XIV? Qu'enseignerait-on de préférence suivant l'âge des enfants?
(Nantes. — Rrevet supérieur. — Aspirants, 1894.)
Voltaire, dans le Siècle de Louis XIV, s'exprime ainsi au sujet du théâtre : « L'art dramatique consiste principalement dans les combats du cœur. » Donnez le commentaire de cette pensée et cherchez-en la juslilication dans les tragédieset les comédies inscrites au programme.
(Alençon. — Brevet supérikur. — Aspirants, 1894.)
Voltaire, dans le Siècle de Louis XIV, écrit, en parlant de Racine :
« Sa réputation s'est accrue de jour en jour, et celle de Corneille a un peu diminué. La raison en est que Racine, dans tous ses ouvrages, depuis son Alexandre, est toujours éléganl, toujours correci, toujours vrai, qu'il parle au cœur, et que l'autre manque trop souveut à tous ces devoirs. Racine passa de bien loin et les Grecs et Corneille dans l'intelligence des passions, et porta la douce harmonie de la poésie, ainsi que les grâces de la parole, au plus haut point où elles puissent parvenir. »
Que pensez-vous de ce jugement? Justifiez votre opinion à l'aide des pièces de Racine et de Corneille que vous connaissez.
(Finistère. — Brevet supérieur, 1894. — Aspirantes.)
On s'est servi, pour caractériser l'une des époques de notre histoire littéraire, de cetle expression : « siècle de Louis XIV », et Voltaire s'en juslilie dans sa lettre à milord Hervey. Jusqu'à quel point cette expression est-elle juste?
(Seine, Constantine et Aveyron. — Brevet supérieur. Aspirantes, "^1882 et 1887.)
Voltaire a dit, dans sa préface du Siècle de Louis XIV : « C'est d'un grand peuple plus encore que d'un grand roi que j'écris l'histoire. » Cet hommage à la nation dans la bouche de Voltaire était-il mérité à cette époque? Le serait-il encore aujourd'hui?
(Aveyron. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1890.)
Comparer le Discours sw?" l'histoire universelle de Bossuet, et rossai sur les mœurs de Voltaire.
Qu'y a-t-il de nouveau dans Charles 177? Vollaire mérite-t-il les critiques que Fénelon, dans sa Leltre à l'Académie, adresse aux historiens de son temps?
« Voltaire fut dans l'histoire le premier des modernes. » Expliquer et juger ce mot de M.-J. Chénier.
IMPRIMERIE DELAGRAVE VILLEFBANCHE-DE-ROUEROUK
Les parents et les amis âc Voltaire d'après sa Corresponduiiee. — Sa seajsîbilité.
Voltaire s'étonnait, plus ou moins naïvement, qu'on pût attacher quelque intérêt à la publication de ses lettres :
Je conçois qu'on imprime les lettres de Henri IV, du cardinal d'Ossat, de M™" de Sévigné; Racine le fils a môme donné au public quelques lettres de son illustre père, dont on pardonne l'inutilité en faveur de son grand nom; mais il n'est permis d'imprimer les lettres des hommes obscurs que quand elles sont aussi plaisantes que celles que vous connaissez sous le titre de : Ejjistolic (ibscurorum rirunimK
Ne voilà- t-il pas un beau présent à faire au public que de lui présenter de prétendues lettres très inutiles et très insipides écrites par un homme retiré du monde à des gens que le monde ne connaît pas du tout! Il faut être aussi malavisé pour imprimer de telles fadaises que frivole pour les lire . aussi toutes ces paperasses tombent-elles au bout de quinze jours dans un éternel oubli; et presque toutes les brochures de nos jours ressemblent à cette foule innombrable de moucherons qui meurent après avoir bourdonné un jour ou deux, pour faire place à d'autres qui ont la même destinée-.
On ['('ùt trouvé incrédule si on lui eût affirmé que la postérité préférerait à la Henriade et à Mérope ces innombrables billets qu'il écrivait en se jouant, et dont environ neuf mille seulement sont parvenus jusqu'à nous. Cette Correspondance, on l'a vu, reflète sa vie entière, son œuvre entière, sa prodigieuse activité : au delà même de la soixantaine (22 oct. 17o9), il est « flexible comme une anguille, vif comme un lézard, et travaillant toujours, comme un écureuil ». — « Ce qu'il peut se succéder, a dit M. Bersot, pendant plus de soixante ans, d'amours,