DIALOGUES
Entrelien entre ConJé, Balzac et Scudéri sur les premières tragédies de Corneille.
(Paris, — Agrégation des lettres. — Composition, 1836.)
Rolrou et Corneille débutant s'entretiennent de l'état du théâtre et de la nécessité d'élever le tragi-comique romanesque à la hauteur de la tragédie vraie.
Dialogue de Pierre Corneille, retiré du théâtre après l'échec de Pcrtharite (1652), et de Thomas Corneille, plus jeune de dix ans, qui a déjà, débuté à la scène depuis neuf ans, lorsqu'il remporte l'éclatant succès de Timocrate (I606). On laissera prévoir ([ue le grand Corneille lui-même, malgré l'amertume de ses souvenirs, est moins éloigné qu'il ne le croit de rentrer dans la hilte.
LETTRES
Lettre de Boileau à Louis XIV pour lui exposer la situation de Corneille mourant, et ofîrir le sacrifice de sa propre pension.
(Paris et Lyon. — Baccalauréat.)
Lors de l'épidémie qui sévit à Dreux en 1C50, Rotrou, qui exerçait des fonctions municipales dans sa ville natale, y revint en toute hâte, et peu de jours après il était victime du fléau, comme il en avait eu le pressentiment. Un ami commun écrit de Dreux à Corneille : il lui fait part de la mort de Rotrou, et il fait son éloge comme poète tragique et comme bon citoyen. (Douai. — Baccalauréat, juillet 1884.)
Dans la rivalité entre Corneille et Racine, Boileau s'était montré partisan résolu de Racine. Mais il avait toujours cherché à modérer son ami, que la lutte entraînait à des vivacités contre Corneille et ses partisans (préfaces de Britanniciis). Eu 1683, Corneille était vieux, malade, pauvre. La pension qu'il avait obtenue en 1663 était payée fort irrégulièrement. Boileau courut chez le roi, olTrit d'abandonner sa propre pension pour qu'on payât celle de Corneille. Le roi envoya'deux cents louis au vieux poète. Vous supposerez que Corneille, ayant appris la conduite de Boileau, lui 4crit.
(Douai. — Baccalauréat, juillet 1887.)
Pierre Corneille, outre son frère Thomas, né e.i 162b, eut
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quatre sœurs et un frère, Antoine, né en 161!, qui entra dans les ordres.
En 1636, Antoine était chanoine régulier de Saint-Augustin au prieuré du Mont-aux-Malades, situé aux portes de Rouen.
De 1G36 à 1641, il remporta des prix aux concours annuels de poésie, ouverts à Rouen par l'Académie des Palinods ou du Puy de la Conception. — En 1642, il obtint la cure de Fréville : le revenu était de sept cents livres ; la paroisse comptait quatrevingt-sept feux. Il s'y trouva parfois dans la gêne. Sa mère dut « lui prester en sa nécessité » meubles, linge, ainsi qu' « une casaque de drap noir qui estoit à feu son père ». — En 1645 et 1646, la peste, par trois fois, désola la paroisse de Fréville. — En 1647, il publia à Rouen, sous le titre : Poésies de M. Antoine Corneille, un volume où l'on sent parfois passer un souftle cornélien. 11 mourut en 16b7.
Vous supposerez une lettre qu'Antoine écrit à Pierre au moment où il vient de lire une œuvre nouvelle de son frère aîné. — Vous choisirez vous-même la date de cette lettre, et l'œuvre au sujet de laquelle Antoine écrit.
(Eille. — Baccalauréat, novembre 1887.)
Lettre de Corneille à Nicole.
Nicole, dans son Traité de la Comédie (1639), avait dénoncé l'immoralité du théâtre en général, et des tragédies de Corneille en particulier. « Le théâtre, disait-il, nous apprend le langage des passions, et les poètes dramatiques ont pour but de farder les vices afin de les rendre aimables. » Vous supposerez que Corneille écrit à Nicole pour réfuter cette théorie et démontrer que le Cid, Horace, Cinna, Polyciictc, n'inspirent que des pensées hautes et vertueuses.
(Poitiers. — Baccalauréat.)
(Le même sujet a été donné, exactement sous la même forme, aux aspirantes du Calvados, Brevet supérieur, 1887.)
Corneille vieux cl pauvre avait été rayé de la liste des peu-