NARRATIONS
Au manoir de Bivar, où llolte la bannière de don Diègue, Rodrigue n'est plus qu'un valet de ferme : il frotte, brosse, lave, panse les chevaux de son père. Le sclieik Jabius, qui vient rendre visite au Cid, ne le reconaait pas sous cet humble habit, dans ces occupations plus humbles encore. 11 s'étonne. Est-ce donc là ce vainqueur que les plus grands se faisaient gloire de servir, que traitaient familièrement les princes? Oui, c'est lui; mais alors il n'était que chez le roi; il est maintenant chez sou père. On s'inspirera du Bivar de V. Hugo , Légende des siècles, f'' série.
Pendant que Rodrigue combat et tue le comte de Gormas, don Diègue, seul et triste, assis à une table chargée de mets (ju'il ne touche pas, attend l'issue du combat. Enfin son fils paraît, vainqueur; il l'embrasse en pleurant d'orgueil, et, joyeux, ne songeant qu'à son honneur vengé, il partage son repas avec Rodrigue, qui songe à Chimène.
Mourant, serré de près par les Maures, le Cid commande qu'on attache son cadavre à la selle de son fidèle cheval Babiéça, qu'on lui mette aux mains son épée et qu'on le place en l'ace de l'ennemi, contre lequel il commandera une dernière charge. Epouvantés, les infidèles s'enfuient, et l'ombre du Cid est victorieuse.
Rodrigue, à travers les montagnes de la Galice, se dirige, pour acconqilir un vuîu , vers le sanctuaire de Saiiit-Jai^ques-