‹ Cours de littérature à l'usage des divers examensChapitre 78 sur 94 · C. do Lilf. — co:;mii.i.e I.r Menteur · texte numérisé non relu

C. do Lilf. — co:;mii.i.e I.r Menteur

JUGEMENT

Quoique le Menteur soit très agréable et qu'on l'applaudisse encore aujourd'hui sur le théâtre, j'avoue que la comédie n'était point encore arrivée à sa perfection. Ce qui dominait dans les pièces, c'était l'intrigue et les incidents, erreurs de nom, déguisements, lettres interceptées, aventures nocturnes; et c'est pourquoi on prenait presque tous les sujets chez les Espagnols, qui triomphent sur ces matières. Ces pièces ne laissaient pas d'être fort plaisantes et pleines d'esprit. Mais enQn la plus grande beauté de la comédie était inconnue; on ne songeait point aux mœurs et aux caractères ; on allait chercher bien loin le ridicule dans des événements imaginés avec beaucoup de peine, et on ne s'avisait point de l'aller prendre dans le cœur humain, où est sa principale habitation. Molière est le premier qui l'ait été chercher là et celui qui l'a le mieux mis en œuvre : homme inimitable et à qui la comédie doit autant que la tragédie à Corneille.

FoKTEXELLE, Vie de Comeille.

Quelle a pu être sur Molière l'influence de la comédie du Menteur. '^Lyon. — Devoir d'agrégation.)

Corneille et Racine poètes comiques.

(Paris. — Baccalairéat, 1883.)

Expliquez et développez ces vers de Corneille 'Menteur] •

Tel donne h i)lcines mains qui n'oblige personne. La façon de donner vaut mieux que ce qu'on donne.

(Maine-et-Loire. — Admission aux écoles normales primaires. — Aspirantes, 1887.)

Le Menteur. — Cette pièce est-elle de nature à inspirer riiorreur du mensonge?

(Doubs. — Brevet slpériel'r. — Aspirants, juillet 1888.)

Du mensonge. — Déliiiir le mensonge. Montrer que le mensonge est plus ou moins odieux, plus ou moins condamnable, suivant le motif qui l'inspire. Caractère du menteur dans la pièce de Corneille.

(Gard. — Brevet supéhielr. — Aspirants, 1888.)

Dire si le personnage de Dorante est un caractère, et en quoi consiste l'agrément de la pièce.

(Cber. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)

Apprécier ce mot de Voltaire : « C'est au Menteur que nous devons Molière. »

(Charente. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1888.)

Est-il possible de concevoir d'autres types de menteur que celui de Dorante?

(Vienne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1888.)

« J'ai tâché, dit Corneille dans son Examen, de réduire cette comédie à notre usage et dans nos règles. » Montrer comment Corneille s'y est pris pour accommoder la comédie espagnole au goût français, et dans quelle mesure sa tentative a éle heureuse.

VoHaire a dit du Menteur : « Ce n'est qu'une traduction, mais c'est proprement à cette traduction que nous devons Molière. » En quoi ce jugement est-il exagéré en bien et en mal?

Les anciennes comédies de Corneille laissaient-elles prévoir le Menteur '/

XMII

Comparaison de la scène célèbre entre Géronte et Dorante et de la scène \i de l'acte IV du Festin de Pierre entre don Luis et son fils don Juan.

Villefianflie-ilo-I'oueigue. — i. Bardoux, impr.

Page 1