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Oui, prince, je languis, je brûle poor Thésée. «
Je l'aime, non point tel que Font vu les enfers, Volage adorateur de mille objets divers. Qui va do dieu des morts déshouorer la couche....
Elle commence par montrer sous un jour odieux les infidélités de Thésée : c'est une excuse indirecte de sa faute. Ce -tour adroit n'est point de Sénèque.
Mais fidèle, mais fier, et même un peu farouche. Charmant, Jeane, traînant tous les ccenn après soi; Tel qu*on dépeint nos dieux , ou tel que Je vous voi. Il avait votre port, vos yeux , votre langage ; Cette noble pudeur colorait son visage , Lorsque de notre Crète U traversa les flots. Digne sqjet des voeux des flUes de Minos.
Il y a ici beaucoup moins de détails que dans Sénèque sur la beauté d'Hippolyte : ils auraient été beaucoup moins bien placés pour nous, qui ne rendons pas à la beauté, dans les deux sexes, un culte aussi déclaré et aussi général que les Grecs et les Latins. Phèdre , dans Sénèque , donne plus de louanges h la beauté d'Hippolyte, et, dans Racine, elle a plus de mouvements passionnés. Les vers qui suivent ne sont point dans le latin :
Que falsiefr-vous alors? Pourquoi , sans Hippolyte, Des héros de la Grèce assembla-t-11 Télite? l*ourqnol , trop Jeune enoor, ne pûtes-voua alors Entrer dans le vaisseau qui le mU sur nos borda? Par vous aurait péri le monstre de la Crète , Mal^ tous les détours de sa vaste retraite : Pour en développer l'embarras Incertain , Ma sœur du fil fatal eût armé votre main.
Tout ce qui suit est entièrement de Racine, et c'est ici qu'il enchérit le plus sur son modèle :
. Mais non , dans ce dessein Je Taurais devancée ; L*amour m'en eût d*abord inspiré la pensée. C'est moi , prince, c'est moi dont i'uUle secours Vous eût du labyrinthe enseigné les détours. Que de soins m'eût coûtés cette tète charmante I Un tu n'eût point asseï rassuré votre amante : Compagne du péril qu*U vous fallait cbcreber. Moi-même devant vous J'aurais voulu marclier; Et Phèdre, au labyrinthe avec vous descendue. Se serait avec vous retrouvée ou perdue.
Elle ne finit «^as ici, comme dans Sénèque, par un aveu formel de son amour, et par un mouvement qui en est la plustmmiliante expression. L'égarement est porté à son comble , et son secret, qoi lui échappe, n'est que le dernier degré du délire de
COURS DE UTTÉRATUBE.
la passioo. On dirait que, toutes les fois que Racine se sert de ce qu'un autre a fait, c*est pour montrer comment il fallait faire.
Il a &it usage de quelques autres traits de Sénèque : le plus remarquable est celui-ci :
OCNOFnS.
n a pour toat le text ane haine fatale.