‹ Cours de littérature celtique (volume 2)Chapitre 64 sur 108 · DIX-NEUVIEME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIEME LEÇON

31 mai 1901.

De Pomponius Mêla a été contemporain Philon le Juif (1), envoyé en ambassade à l'empereur Caligula par la communauté judaïque d'Alexandrie en l'an 39 de notre ère. Dans ses écrits, le Rhin sépare la Gaule do la Germanie , et ce sont des Germains, non plus des Celtes comme dans le pseudo-Aristote, 1. III, cli. 1 des 'HOtxà Eù^iKua, fin du quatrième siècle avant notre ère, qui vont, les armes à la main, au-devant des flots de la mer, quand elle déborde (cf. ci-dessus, [). 55 (2).

Sénéque , L. Annaeus Seneca, né à Cordoue l'an 4 de notre ère, élevé au consulat en 56 et

(1) Clirist, g 505, p. GOO-TOÎ; Croisct, t. V, p. 4'2':-434.

(2) Aristote, éd. Didot, p. 210, 1. 910; cf. Cougny. t. VI, p. 6, D. Bouquet, t. I, p. 052; Philon le Juif, Cougny, t. VI, p. 32.

268 § 76. LucAiN.

mort d'une mort violente en 65 (1), parle dans une de ses lettres de l'incendie qui détruisit la ville de Lyon, vers la fin de l'année 64 ou au commencement de l'année 65, un siècle après la fondation de cette colonie par Plancus (2).

Lucain , M. Annaeus Lucanus, 39-65 (3), a consacré dans sa Pharsale soixante-treize vers de son premier livre à une brève description de la Gaule dont il nomme les principaux peuples , les cours d'eau les plus importants, deux chaînes de montagnes, sans négliger les traits les plus frappants de la religion, le druidisme et la croyance à l'immortalité de l'âme (4).

Pline le naturaliste , 23-79, offrit à l'empereur Titus, en 77, les trente-sept livres de son Histoire

(1) Teuffel-Schwabe, t. II, g 287.'291, p.G92-707 ; Schanz, 2* partie, 2' section, g 452-472, p. 285-326.

(2) Epistolae, 1. 14, ep. 91, g 1, 14; édition donnée chez Teubner par 0. Hcnze, en 1898, t. III, p. 382, 387; D. Bouquet, t. I, p. C67; Corpus inscript ionum latinarum, t. XIV, p. 252, note.

(3) Teuffcl-Schwabe, § 303, t. II, p. 737-742; Schanz, 2* partie, 2« section, § 389-392, p. 80-96.

(4) Lucain, v. 283-405 du livre I, De hello civili, édition donnée chez Teubner, en 1892, par Charles Ilosius, p. 17-20; I). Bouquet, t. I, p. 668, 669; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumenla historica brilannica, t. I, p. xc-xr,i.

§ 77. PLINE l'ancien. 269

naturelle, à laquelle il ne cessa de travailler pendant les deux ans qu'il vécut encore (1). Les livres III à VI contiennent un traité de géographie. Pline commence par la partie sud-est de la péninsule ibérique, 1. III, § 6-30 (2); il continue par la Gaule Narbonnaise, même livre, s^ 31-37 (3). Vient ensuite l'Italie, même livre, § 38-75, 95-138 (4). Pline y rapporte, § 57, que Théopompe est le premier historien grec qui ait mentionné la ville de Rome et qu'il l'a fait pour dire que cette ville avait été prise par les Gaulois. Ensuite Pline parle de la Gaule Cisalpine au.x § 112, 115-125, 130 (5); des populations alpines aux ^ 133-138 (6); des Norici au § 146 (7) ; des Scor disci au § 148 (8). Les îles Britanniques apparaissent au 1. IV, § 102-104 (9), la Gallia comata au § 105, la Belgique au § 107, l'Aquitaine aux § 108 et 109 (10), la partie nord-

' (1) Tculïel-Schwabo, g 312, .'il3, p. 75G-7G4 ; Schanz, '2* partie, 2' section, g 41)0-494, p. 371-385; D. Bouquet, t. I, p. 52-68; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumenta hislorica britannica, t. I, p. vm-ix, civ, r,v.

(2) Edition donnée par C Jan chez Teubner (1870), t. I, p. 123-

(3) C. Jan, t. I, p. 129-130; D. Bouquet, t. I, p. 53-54.

(4) C. Jan. t. I, p. 130-138, 144-151; D. Bouquet, t. I, p. 55.

(5) C. Jan, t. I, p. 145-149.

(6) C. Jan, t. I, p. 150-151 ; D. Bouquet, t. I, p. 55.

(7) C. Jan, t. I, p. 153.

(8) C. Jan, ibid.

(9) C. Jan, t. I, p. 178; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, t. I, p. vrii.

(10) G. Jan, t. I, p. 178-179; D. Bouquet, t. I, p. 56-57.

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ouest de la péninsule ibérique aux § 110 et 118; et en face les îles Cassitérides , nom ancien des îles Britanniques, § 119 (1). La description de la Galatie arrive au 1. V, .§ 146 (2). Les livres suivants contiennent sur les Gaulois une foule de détails curieux (3).

Nous signalerons au 1. XVI, § 249, le passage relatif à la cueillette du gui par les Druides : le cérémonial établi exige le sacrifice de deux taureaux blancs, candidi coloris tauros , et c'est de blanc, Candida veste, qu'est vêtu le prêtre officiant (4) ; est de même vêtu de blanc celui qui cueille l'herbe, appelé selago, panacée universelle, suivant les Druides (5). En Irlande, des Druides, en lutte avec saint Patrice, sont au nombre de neuf, tous vêtus de blanc, induH vestibus albis (6), et quand dans cette île les Druides célèbrent la fête du taureau, c'est un taureau blanc, tarb find, qu'ils immolent (7). Le rituel des Druides irlandais est donc au moins sur deux points identique à celui des Druides de Gaule.

(1) C, Jan, t. I. p. 180.

(2) c. Jan, t. I, p. 214; D. Bouquet, t. I, p. 57-58.

(3) D. Bouquet, t. I, p. 58-68.

(4) L. Jan, t. III, p. 45; D. Bouquet, t. I, p. 62.

(5) Pline, 1. XXIV, § 103; L. Jan, t. IV, p. 52; D. Bouquet, t. I, p. 65.

(6) Tirechan, chez Whiticy Stokes, Tlic tripartite Life. t. II, p. 325-326; Hogan, Documenta de sancto Patricio, p. 83, 1. 23-24.

(7) Serglige Conculainn, g 25; Windisch , Irische Texte, t. I, p. 213.

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