DIOSCORIDE. JOSÈPHE
De Pline rancien , un contemporain connu est Dioscoride, Pedanios Dioscorides, Atoaxopiori;, auteur d'un ouvrage intitulé Ilept uXrjç larpcxîi;, « De la matière médicale, » en cinq livres, auxquels deux autres furent plus tard ajoutés (l). L'auteur mentionne beaucoup de noms gaulois de plantes, d'animaux et de divers produits, parmi lesquels la bière, qu'en son livre II, clia[). 110, il appelle xoOpijLt (2), comme l'a fait plus tard Marcellus de Bordeaux (3) ; c'est exactement le cuirm irlandais hellénisé en xopfjia par Poseidonios (4), et, plus tard, latinisé en curmen.
Josèphe, Flavius Josephus, né en 37 après J.-C,
(1) Christ, g 648, p. 861; Croiset, t. V, p. 711-712; Cougny, t. VI, p. 20-31; D. Bouquet, t. I, p. 683-684; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumenta historica britannica, t. I, p. xc.
(2) Medicorum graecorum opera quae extant, editioncm curavit Carolus Gottlobkûhn, t. XXV, Leipzig, 1829, p. 237. Cougny, t. VI, p. 22.
(3) Marcellus, c. 10, g 33; édition donnée chez Teubner par George Helmreich, en 1889, p. 160, 1. 33. Doit-on lire curmi au Digeste, 1. 33, titre 6, g 9 ?
(4) Poseidonios chez Athénée, 1. IV, c. 30, édition donnée chez Teubner par Auguste Meineke, en 1858, t. I, p. 273, 1. 11 ; Cougny, t. II, p. 322.
272 § 79. JosÈPHE.
est l'auteur de deux ouvrages, l'un racontant la guerre des Juifs contre les Romains , 64-70 après
J.-C, sous ce titre, nspl tou 'lo'joat/.oj -koH^xod,
Tautre est une histoire des anciens Juifs, 'louSaix-zj àpyatoXoyia, qui a été terminée l'an 93 de notre ère (1). Il y est de temps en temps question de Gaulois (2).
Ainsi Josèphe a été le premier à notre connaissance qui ait donné pour ancêtre aux Gaulois Gomer, fils de Japhet (3), doctrine reproduite plus tard par saint Jérôme au 1. XI, ch. 38 de son commentaire d'Ezéchiel (4),, et qui de là a pénétré chez Isidore de Seville, 1. IX, ch. 2, § 26 des Origines (5), et chez divers auteurs modernes.
Josèphe nous apprend que la fameuse Cléopâtre, dernière reine d'Egypte, avait, comme les anciens Ptolémée (voir plus haut, p. 86), des soldats gaulois à son service, et qu'Auguste, après la mort de Cléopâtre, 30 avant J.-C, donna quatre cents de ces soldats au roi juif Hérode Philippe, mari de la célèbre Hérodiade (6). Il y avait de ces soldats
(1) Christ, g 468, p. G45-648; Croiset, t. V, p. 434-445.
(2) Cougny, t. III, p. 2-41.
(3) Antiquités judaïques, 1. I, c. 6, g 1, édition donnée chez Didot par Guillaume Dindorf, t. I, p. 14, I. 35-36; Cougny, t. III, p. 2 ; D. Bouquet, t. I, p. 373,
(4) Migne, Patrologia làlina, t. 25, col. 356.
(5) Lindemann, Corpus grammaticorum latinorum velerum. t. III, p. 285; D. Bouquet, t. I, p. 817 E. Migae, t. 82. col. 330 C.
(6) Antiquités judaïques, 1. XV, c. 7, g 3; édition dounco chez
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gaulois aux funérailles d'Hérode le Grand, mort en l'an 4 avant notre ère ou un peu après ; c'était le quatrième des corps de troupe présents à cette cérémonie (1).
Le même historien Josèphe, dans sa Guerre juive, dit que le nombre des nations gauloises est de trois cent cinq et que douze cents soldats suffisent pour maintenir dans la servitude ces trois cent cinq nations (2). Il y avait au même moment quatre légions en Grande-Bretagne (3).
De Josèphe fut contemporain T. Catius Silius Italicus, qui vécut de l'année 25 à l'année 101 environ de notre ère, et qui est l'auteur d'une épopée sur la seconde guerre punique, Punica , en dix-sept livres (4).
Suivant les traces de Polybe, qui appelle les
Didot par G. Dindorf, t. I, p. 594, 1. 27-31 ; Cougny, t. III, p. 5, D. Bouquet, t. I, p. 373.
(1) Anliquilés judaïques, 1. XVII, c. 8,g 3; édition Dindorf, t. I, p. 674, I. 50-52; Cougnj^, t. III, p. 4; cf. Guerre juive, I. I, c. 23 g 9; éd. Dindorf, t. II, p. 82, 1. 19-22.
(2) Guerre juive, 1. II, c. 16, g 4; éd. Dindorf, t. II, p. 119, 1. 11- 12, 21-22; Cougny, t. III, p. 22.
(3) Guerre juive, 1. II, c. IC, g 4 ; éd. Dindorf, t. II, p. 119, 1. 42- 48; Petrio et Thomas DuËfus Hardy, t. I, p. xxxv.
(4) Teuffel-Schwabo, g 320, p. 775-780; Schanz, 2» partie, 2* section, g 403-405, p. 121-126; cf. D. Bouquet, t. I, p. 677-683; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, t. I, p. xci.