SILIUS ITALICUS
Gaulois tantôt KeXtoi, tantôt raAcxxat, il les désigne indifféremment tantôt par le nom de Celtae, tantôt par celui de Galli.
Dans son livre troisième, vers 415 et suivants, il raconte comment, de la péninsule ibérique, Annibal gagna l'Italie en traversant la Gaule méridionale (1). Une partie de l'armée d'Annibal se composait de troupes gauloises. Parmi ces troupes , Silius nous montre en son livre IV, vers 148 et suivants, Crixus, chef des Boii, qui, dit Silius, prétendait compter Brennus parmi ses ancêtres; sur son bouclier étaient représentés les Celtae, pesant l'or stipulé comme prix de leur retraite après le siège du Capitole (2). C'est de la fiction. Le nom de Crixus apparaît pour la première fois dans la guerre servile en 73 avant J.-C, et son intervention en l'année 218 a la même valeur historique que celle de la déesse Vénus au livre III, vers 557, quand Annibal et son armée sont parvenus au sommet des Alpes.
Tout récemment un savant allemand, M. Max Rothstein, s'est appuyé sur un passage de Silius Italiens, 1. IV, vers 150-151 :
Ipse, tumens atavis, Brenni se stirpe ferebat Crixus,
(1) Sili Italici Punica, édition donnée chez Teubner, en 1890- 1892, par Louis Bauer, t. I, p. 63, 65; D. Bouquet, t. I, p. 677-678.
(2) Edition Louis Bauer, t. I, p. 78; D. Bouquet, t. I, p. 679.