‹ Cours de littérature, conforme au plan d'études des LycéesChapitre 13 sur 109 · Jupiter et les Tonnerres^ Iît. YIII, fable · texte numérisé non relu

Jupiter et les Tonnerres^ Iît. YIII, fable

L'harmoDie se rencontre aussi dans le vers de cinq syllabes , si heureusement employé par J. B. Rousseau dans la cantate de Gircé :

Sa Yoix redoutable Trouble les enfers :

Un bruit formidable Gronde dans les airs, etc.

et par madame Deshoulières dans sa touchante élégie :

Dans ces prés fleuris

Qu'arrose la Seine ,

Cherchez qui vous mène ,

Mes chères brebis, etc.

Le vers de deux pieds se trouve souvent mélangé ^ des vers de mesure différente :

Les coiffeuses

Et les brodeuses.

Les joyaux , les robes de prix. Là Fontainb *.

Il en est de même du vers de trois syllabes :

La perfide descend tout droit

A l'endroit Où la laie était en gésine. La Fontaine^

Cependant ces deux mètres ont place dans des pièces entières. C'est ainsi que Scarron écrit en trissyllabes toute une épitre qui commence par ces vers :

Sarrasin Mon Yoisin; Cher ami Qu*à demi Je ne voi , etc.

On rencontre dans Marot, dans La Fontaine et ailleurs , le vers d'un pied :

Qu'en sort-il souvent?

Du vent.

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