CiciÉtoN, Discourt contre Verres
RHBTORIODB. 123
des victimes et du traitement qu'elles ont éprouvé , de l'énumératioD et de la progression des griefs.
«Quoiqu'en général l'amplification emporte Tidée d'une preuve développée avec une certaine abondance, la meilleure amplification est celle qui donne au raisonnement plus de grâce ou de force. Si l'orateur a rempli cet objet en peu de mots, il a vraiment et solidement amplifié ; si , au contraire , il a noyé sa pensée dans un déluge de paroles , il a énervé son style et fait tout autre chose qu'amplifier ; craignez ce verbiage *. »
Ilconvientde remarquer que l'amplification n'est pas une partie du discours , puisqu'elle n'est autre chose que la manière de traiter les preuves contenues dans la confirmation et la réfutation. Il semble mémeqa'ellese rattache plus naturellement à l'élocation qu'à la disposition , car elle consiste surtout à trouver et à exprimer le véritable rapport de la parole à la pensée.
De la réfutation.
La réfutation contient la réponse aux objections déjà faites ou prévues de l'adversaire -, elle combat les moyens qu'on a opposés ou qu'on peut^pposer aa succès de la cause. Sa place dans la disposition n*est pas constante , car elle peut précéder, accompagner ou suivre la confirmation.
En effet, l'orateur peut sentir le besoin de repousser avant tout les arguments de son adversaire, surtout si son discours est une réplique , et s'il voit gae les raisons alléguées ont fait impression sur Tesprit des juges; alors la réfutation prendra place immédiatement après la division : ou bien l'attaque et la défense sont tellement mêlées , que l'orateur