‹ Cours de littérature, conforme au plan d'études des LycéesChapitre 82 sur 109 · II. JMUraiure · texte numérisé non relu

II. JMUraiure

74 LITTERATUBE GRECQUE.

les élaborer. Les premiers essais de son Histoire ^ soumis au jugement de laGrèce assemblée aux jeux Olympiques, si toutefois cette tradition n'est pas une fable, mais certainement au peuple d'Athènes, excitaient déjà Tadmiration ; ces suffrages ne furent pour lui qu'un encouragement à perfectionner son travail. Son œuvre, telle qu'elle nous est parvenue, est divisée en neuf livres, à chacun desquels les Grecs ont donné le nom de Pune des neuf Muses. Les quatre premiers livres traitent de l'histoire en général et particulièrement de celle des Assyriens, des Mèdes, des Perses et des Égyptiens, et servent d'introduction aux cinq derniers, qui renferment les récits de la guerre d'Ionie et des guerres médiques, ces grandes expéditions dirigées successivement contre la Grèce par Darius et par Xerxès. c( Dans Hérodote, a dit M. Guigniaut*, on sent presque partout non pas rimilation, mais l'inspiration d'Homère ; même clarté, même simplicité, même abondance, un peu diffuse quelquefois, mais pleine de naturel et d'harmonie \ même grâce naïve, même variété pittoresque dans les descriptions comme dans les narrations. Quoique le but de l'histoire soit encore et par-dessus tout, chez Hérodote, de raconter et de peindre -, quoiqu'il juge rarement et se livre peu aux réflexions générales, pourtant la vie intérieure des hommes qu'il met en scène, leurs motifs, les causes des événements, se révèlent par le mouvement même et la vérité du récit. Il y sème-, dans ce dessein, des discours, plus souvent encore des dialogues ] maïs ces discours ne ressemblent point aux harangues étudiées de Thucydide : comme ses dialogues, ils sont la simple exposition des faits avec leurs principes et leurs conséquences ; ils en contiennent la moralité et quelquefois la philoso-

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