‹ Cours de littérature, conforme au plan d'études des LycéesChapitre 84 sur 109 · Horrldat llle · texte numérisé non relu

Horrldat llle

Deflaxit numerus satarnius. Horace.

2. M. Ëgger a cité, dans son recueU, des fragments da ehant des AiTtles «t de celui des 'saliens.

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dans le texte de Tite-Live des fragments de chants héroiqoes composés aux premiers siècles de Rome. Le contact de la Grèce donna, comme par endiantement, une littérature aux Romains. Il est vrai que, dans l'origine, to»t fut d'emprunt, les poètes comme la poésie ^ mais Rome eut l'honneur d'applaudir et d'encourager les efforts de ces étrangers.

Grare dramatique. Ce fut un Grec de Tarante tembé au pouvoir des Romains après la prise de sa ville natale, Livius Andronigus, qui fit représenter k Rome la première pièce de théâtre (an 509 de Rome)', Andronicus fut poète et acteur. Il transporta sur la scène qu'il avait élevée dix-neuf pièces traduites du grec, qui donnèrent aux Romains le goût des représentations dramatiques.

Quintus Ennius, né à Rudies, près de Tarente, dans la grande Grèce , étranger comme AndroDÎcus, fut conduit à Rome par Galon l'ancien, et il y répandit parmi les jeunes patriciens l'étude de la langue grecque. Ennius fit passer sur le théâtre romain plusieurs tragédies grecques, parmi lesquelles on cite YHécube et la Médée, imitées d'Euripide. Ennius, dans ses pièces, n'était ni un poète original ni un traducteur servile -, il abrégeait ou anoplîfiait son modèle, et introduisait au besoin quelques changements dans l'action.

Paccvius, neveu d'Ennius, Grec comme lui et né àRrindes,estle troisième des tragiques romains. Supérieur dans ce genre a ses devanciers, sa réputation se soutint jusqu'au siècle d'Auguste, où Horace, contempteur des vieux poêles, lui accorde encore, un peu ironiquement^ il est vrai, le litre de docte *.

1 • Anfert

PacoTios docU famsm Mai».

La raillerie perce dans fous les passages où Horace parle des ancien» poètes de Rome^ Dans cette sévérité, la délicatesse de son goût est stimulée par la rancune que lui a laissée la bnitalité d^Or*

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Il ayait oomposé au moins dix-neuf tragédies, dont nous avons les titres et des fragments peu considérables : parmi ces titres on remarque celui de Paulus, pièce qui doit être le premier essai de la tragédie nationale a Rome.

Lucius Attius, né k Rome et fils d'un affranchi , a composé un graad Eombre de tragédies, parmi lesqueUes on cite un Déeius et un Brutus, nouveaux exemples de cette tragédie nationale inaugurée par le Paulus de Pacuvius.

M. Patin a montré Timportance trop méconnue de ces essais tragiques dans Thistoire de la littérature latine. Nous citerons les conclusions auxquelles il s'est arrêté après un examen approfondi : a L'histoire de la tragédie latine se résume dans trois noms que le temps a rendus vénérables. Ennius, Pacuvius, Âttlus, dont les longues vies et tes nombreux ouvrages remplissent une période de plus de cent années. Lk est la tragédie latine tout entière -, plus tard elle li'est plus ou elle est autre chose. Cette tragédie, an temps de sa véritable existence , ne se pressa pas de choisir ses sujets dans l'histoire ùm pays , et même elle ne le fît que par exception , et fort rarement \ elle préféra les fables grecques , qui étaient d'ailleurs pour elle, par suite de la communauté des croyances religieuses, des souvenirs nationaux. Son imitation n était passervile : k tout instant elle laissait paraître la préoccupation des mœurs locales et contemporaines^ elle abusait même de la liberté au point de remplacer l'élégance du modèle par de la rudesse; sa simplicité , sa naïveté, par de l'emphase et de grands mois. Mais elle

bilins, son premier maître, qui commentait si éuergiquement les vers dont il chargeait la mémoire de ses élèves :

Camrim Liiti

TÊemMqnmf^affommmMparfo

OrbUium <U«la««. Bpitt. i , lifti II.

avait en même temps des mérites qai \m étaient propres : de la franchise et de la noblesse chez Ennius, de Ténergie chez Pacuvius, de FélévatioD et de l'éclat chez Attius. Telle qu'elle était , avec ses défauts, ses beautés, elle plaisait, et beaucoup, quoi qu'on en ait dit , au public pour qui elle était faite. Cicéron témoigne, a chaque page, de ce goût qu'il partageait * . » La tragédie romaine périt opprimée par la magnificence du spectacle , lorsque les Romains préférèrent aux émotions draiDatiques la représentation des triomphes militaires et les processions de bêtes féroces défilant pendant quatre heures sur la scène. La tragédie, ainsi évincée du théâtre, ne fut plus qu'un exercice purement littéraire, comme nous le verrons en parlant des tragédies de Sénèque.

La comédie fut inaugurée a Rome par Livius Andronicus, qui avait déjà introduit la tragédie'; Use contenta de traduire quelques comédies grecques. Névius, qui parut à la même époque, voulut user sur le théâtre de Rome de la liberté qu'avaient eue k Athènes les poètes de la comédie ancienne \ mais cette tentative aristophanesque fut promptement réprimée, et Névius expia son audace par l'exil. Il mourut à Utique, l'an 204 avant J. G.

Cicéron, Varron et Aulu-Gelle parlent avec éloge de Cégilius Statius. On cite encore d'autres poètes comiques distingués ^. Liginius Imbrex est cité par

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