‹ Cours de littérature, conforme au plan d'études des LycéesChapitre 91 sur 109 · UTTÉBATCRE LATIHB · texte numérisé non relu

UTTÉBATCRE LATIHB

en rbonneur des^neipanx martyrs de la foi chrétienne. On a de lai deox poèmes: Ton, sor Diea, dans lequel il réfute la doctrine dessabelliens ^ Y autre qui retracé les combats intérieurs de l'âme humaine partagée entre le defoir et la volupté, et qui a pour titre Psychoma^ie. Un autre poème , contre Symmaque, est peut-être le monument le plus remarquable du talent poétique de saint Prudence.

Saint Prosper d'Aquitaine (403-463 ap. J. C), fervent admirateur de saint Augustin, a composé sur la Grâce un poème polémique dirigé contre les pélagiens et leurs successeurs les semi-pélagiens. Ce poème, où l'intolérance éclate en invectives véhémentes, est versifié avec talent et écrit d'un style assez correct dans sa rude et sombre énergie. Le titre In Ingratos, pour désigner les adversaires de 1^ Grâce, semble un jeu de mots.

Sidoine Apollinaire, né k Lyon en 430, appartenait à une des familles les plus considérables de la Gaule méridionale : gendre d'Avitus, qui devint empereur, il fut préfet de Rome et patrice * , et plus tard évêque de Clermont. Ses poésies , parmi lesquelleson remarque trois paoégyriquesd'empereurs, sont remarquables par la facilité. Formé à l'éloquence et a la poésie dans les écoles encore florissantes de Lyon, Sidoine se rapproche des modèles de l'antiquité. « Tai souvent trouvé, dit un juge com-

Îétent en matière de poésie latine ^, dans saint tosper, Sidoine Apollinaire et surtout Prudence, un heureui reflet du langage de la bonne époque. ^ Cent ans plus tard, nous trouvons encore, parmi les chrétiens, deux poètes qui conservent, au milieu de la barbarie commune, quelques traces de culture littéraire : c'est d'abord l'évêque africain Corippus,

1. ÂYitas lui fit élever une statue dass la bibliothèque de Rome.

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