‹ Cours de littérature dramatiqueChapitre 17 sur 76 · DANS LE DRAME £T L'ÊMPBE · texte numérisé non relu

DANS LE DRAME £T L'ÊMPBE

crie-t-il, comme je me sens ému de pitié à ton aspect!

ÉLECTftE.

« £h bien! sache, étranger, que depuis bien longtemps tu es ici le seul mortel qui ait pris pitié de moi.

PRESTE

c Oh ! c*est que seul aussi je souffre de tes maux.

ÉUBCTRE.

c Es4u donc mon |^en.t? d'où Tiens4u 1

ORESTE

« Je parlerai,; mais (i7 indique le chœur) n'y a-tril autour de toi que de fidèles amies?

ELECTRE

« Tu peux parler : compte sur leur fidélité.

ORESTE

« Écarte donc cette urne funèbre; tu sauras tout.

ELECTRE

< Étranger, au nom des dieux ! ne m*ôte pas Tume démon frère...

ORESTE

« 11 n*y.a rien d'Oreste dans cette urne.

ELECTRE

« Rien de lui ! où donc est son tombeau !

ORESTE

« Nulle part : les vivants n*en ont pas.

ELECTRE

C Les vivants ! que dis-tu?

ORESTE

« La vérité.

ELECTRE

<L Oreste est vivant ?

90 m l'amour PRATBRIItL

ORESTE

« Oui , puisque je respire,

ELECTRE

cTuesOreste?

ORESTE

« Vois le cachet de mon père et reconnais-moi,

ELECTRE

« jour chéri à jamais!

ORESTE

« Oui, chéri à jamais , ma sœur !

ELECTRE

< douce Toix ! tu es donc enfin venu !

ORESTE

« Oui ; tu n*as plus à m*appeler.

ELECTRE

« Cest toi que je tiens dans mes bras ! '

ORESTE

« Et puissions-nous ne plus nous séparer !

ELECTRE

a mes amies, d mes fidèles compagnes ! voyez, c'est Oreste, Oreste qui s'était dit mort par ruse, Oreste vivant I

LE GBOEUR.

c Oui, nous le voyons, ma fille ; et la joie de cette heureuse arrivée fait que les larmes nous coulent des yeux». » .

Et, comme Oreste, effrayé de ces cris de joie qui peuvent avertir Égisthe^ essaye de contenir sa sœur et l'engage à garder le silence, — « Oui, répond-elle, je te parlerai plus tard, à l'heure que tu voudras,

* Vert 1199 k 1181.

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