‹ Cours de littérature dramatiqueChapitre 44 sur 76 · LES JUMELLES DE GAPOUE · texte numérisé non relu

LES JUMELLES DE GAPOUE

par le dépit de celte félicité qui n'est'point pour elle * . Arabelle et Clarisse Harlowe dans les premières scènes du roman de Richardson, les sœurs de Psyché dans Corneille et dans La Fontaine, Agtaure dans Ovide, représentent, pour ainsi dire, les trois de- ^és de la jalousie entre sœurs. Arabelle est dépitée du triomphe involontaire que sa sœur a remporté sur elle; elle est loin de souhaiter la cruelle fin de Clarisse : sa vengeance se borne à vouloir qu'elle épouse M. Solmès, afin surtout de désespérer Lovelace. L'envie des sœurs de Psyché est plus ardente : elles vont jusqu'à conseillera Psyché un crime, espérant que ce crime, au moins, la rendra malheureuse. Aglaure, enfin, ne cherche pas à punir Hersé de son bonheur; mais elle meurt consumée par la jalousie. Nous pouvons, à l'aide de ces difl^érents traits , concevoir tout entier ce sentiment d'envie qui , naissant souvent d'un rien, aboutit presque toujours à la ruine de ceux qui le ressentent et de ceux qui l'inspirent.

' Nec 8C dissimulât : taota «st fiducia forniiB.

(^uœ qiianquam jasta est, cara tamen adjuval illanij Pcrmùlcciqae comas, chlamydemque, nt pendeat apte^ Collocat j ut limbus totumqne «pparéat aurum ) Ut teres in dextra, qua aomnos dueit et aroet, Virga sit; ut tersis niteant talaria plantis.

Dolore

Cecropis occulte mordetur; et Mixia necte, Anxîa Inoe gémit, lentaque miscrrima take Liqnitnr, ut glacies incerto saucia sole ; Felicisque bonis non seciùs urititr Herses, Qnam quum spinosis ignis supponitur hei'bis.

(Mikmorphoset, Utto H)

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