‹ Cours de littérature dramatiqueChapitre 64 sur 76 · II · texte numérisé non relu

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350 m l'amour

sourire ; ils n'offensaient pa» les pr^illas des jeu)iQ« filles, qui savaient qu'elles croissaient^ d^ns Te^pé^ rance du mariage , et qui pleuraient comme Anti-r gone , si elles étaient condamnées | inourir Qvant le jour qui devait les fiiira épouses et mèr^s*

Avec le christianisme, tout change. Les heureuses ne sont plus celles qui ont un jeune époux : les heureuses sont celles qui vivent loin deif regards des hommes , loin des joie^ de Vamour et du marine. ladi bénédiction du 0iel ne descend plus seulenient sur la maison où croissent de nonibreux enlauts » elle descend aussi sur la maison où s'élève une jeune vierge : c'est elle qui attire la faveur divine, qui fait la prospérité de ses parents et qui intercède pour eux auprès de Dieu '. Non pas que le christianlsn^Q ait attaqué le mariage : en louant la virginité comme une viQ d'élite, saint Âmbroise, saint Chryso^tôme, saint Augustin , défendent aussi le mariage * ; mais

I « Virgo Dei donnm-est.... Virgo matris bostM est, cujiil quotidiano « sacrificio yis dhina piacatvr. • (Saint Ambroise, De Vir^nibus, liv. I, chap. f II.)

^ Voici un passage, dba^nt Chi*yso8tâine qui rësufne fort lien les opinions des P^es de V%lise snr le mariage et sur la virginité : « Qsi mth « trimonium damnât, is virgioitalis etiam gloriam carpit; qui laudat, is virginitatem admirabiliorem ^tqgustioremque jreddit : nam qaod deterio- • ris comparatione bonnm videtur, id baud sane admodum bpnum est j a quod autcm omnium sententia bonis melius^id excellens bonum est. • — « Condamner le mariage, c'est ôter de sa gloire à la virginité ^ approuver le mariage, c'est rendre la virginité plus .admirable et plus auguste j car ce qui ne semble bon qu'en étant comparé au pire , n'est pas tout ë fait bon ; mais ce qui semble ë tout le monde meilleur que ce qui est bon , c'est là seulement ce qui est bon par excellence. » (Saint Cbryso» tome, I, p. 8 S 6.)

— Pon|ificale ronianum, de bcnedictione et contecraiione virgifmm.

DANS L*HIPPOLYtE D'ëUIUPIDE. 351

ijpiel éoliit dans la peinture de l*éta( des vierges et des joies que Dieu leur dispense !

« La vierge esl égale aux anges ^ elle est pure comme eux; elle a plus de vertu qu'eux , car les ahges n*ont pas les sens qui nous séduisent, l'ouïe ipxè charme la douceur d*un chant voluptueux, l'œil qu'enchante la beauté des formes ' . Elle est belle aussi comme les anges , et d'une beauté que rien ne peut flétrir, ni la maladie , ni l'âge , ni la mort : la beauté dé l'âme.... Elle sera toujours jeune eommQ elle l'était au sortir de l'enfance, au jour de sa consé^ eration ; ewr c'est lorsqu'elle est encore presque en-» fant , que Dieu aime à la recevoir des mains de ses parents^ et c'est aux plus jeunes et aux plus belles surtout que sied le mieux la virginité*... Alors elles ônl plus à donner à Dieu ; alors elles ont plus à refuser au monde. Mais aussi Dieu leur donnera mille fois plus que le monde n'eût pu faire ; elles sont chères entre toutes à la mère du Sauveur, qui les coiiduit, comme ses sœurs, aux pieds de Jésus^ Christ; et, quand ce chœur sacré des vierges entre dans le ciel, guidé par Marie, quels hymnes . retentissent ! quel empressement des anges ! quelle» louanges ! quels triomphes ' ! »

< Venes donc, s'écrie saint Augustin, venez,

Dans la secrète : « Saper sanctum conjagium nuptialis benedictio per- « mahet} existant iamen sablimiores animsB.... »

Nuptis , at virginibus , Pars est id cœlestîbbs....

(Missële parisieàse) l^oéve. PftHt, I7«6j in-fol.

* Saiiit Gbi^SDktômè, 1, s Si).

' Saiai AiHbroisD, i. I. |i. IBf .

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