‹ Cours de litterature dramatiqueChapitre 22 sur 47 · NEMOURS · texte numérisé non relu

NEMOURS

Ce nom jadis si cher, ce nom me désespère. Je ne le suis que trop ce frère infortuné, Ton ennemi vaincu, ton captif enchaîné!

VENDÔME

Tu n'es plus que mon frère. Ah! moment plein de charmes ! Ah! laisse-moi laver ton sang avec mes larmes.

Ne te détourne point , ne crains point mon reproche. Mon cœur te fut connu : peux-tu t'en défier? Le bonheur de te voir me fait tout oublier1.

Unis en dépit de la guerre et des discordes civiles, quel est donc le sentiment qui pourra séparer les deux frères? quelle est la passion qui, d'un héros magnanime, fera un fratricide? l'amour ou plutôt la jalousie. Telle est la passion qui agite Vendôme. Inquiet et cherchant quel est son rival, il soupçonne tout le monde d'aimer Adélaïde et d'être aimé d'elle, Couey d'abord, et cet ami fidèle n'est plus, aux yeux

1 Acte II, scène 2.

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