‹ Cours de litterature dramatiqueChapitre 23 sur 47 · II · texte numérisé non relu

II

de Vendôme, qu'un trailic el un ennemi, Jusqu'il le croit son rival. Mais bientôt ses soupçons sont éclaircis : c'est Nemours qui aime Adélaïde, et leur amour éclate hardiment à ses yeux. En effet, pressée par Vendôme de lui accorder sa main, et pressée devant Nemours qui ne se contient qu'à peine, Adélaïde refuse avec une fermeté invincible; elle avoue même qu'elle en aime un autre. Vendôme alors, furieux et déjà se déliant confusément de son frère, s'écrie :

Quoi donc! vous attendiez, pour oser m'accabler, Que Nemours fût présent et me vît immoler? Vous vouliez ce témoin de l'affront que j'endure? Allez, je le croirais l'auteur de mon injure, Si.... mais il n'a point vu vos funestes appas ; Mon frère trop heureux ne vous connaissait pas. Nommez donc mon rival , mais gardez-vous de croire

Que mon lâche dépit lui cède la victoire

Je sais trop qu'on a vu lâchement abusés Pour des mortels obscurs des princes méprisés; Et mes yeux perceront, dans la foule inconnue, Jusqu'à ce vil objet qui se cache à ma vue.

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