‹ Cours de littérature (volume 2)Chapitre 45 sur 68 · X III · texte numérisé non relu

X III

Goldsmilh visita Paris vers 17 in. Il y entendit, un soir, Fonlenelle, Diderot et Voltaire s'entretenir sur la littérature anglaise. On suppose que, le lendemain, dans une lettre à un ami, il fixe l'impression qui lui est restée de cette causerie.

.l.-.I. Rousseau, apôtre de la « Nature », et Voltaire, interprète d'une société raffinée, ne voulaient voir de la civilisation, l'un que ses artifices et ses dangers, l'autre que son éclat et le bien-être qu'elle procure. Mieux que Rousseau, Diderot com-

prenait le charme et la nécessité de la vie de société; mieux que Voltaire, il sentait ce qu'avaient d'artificiel la société et la littérature de son temps. On suppose qu'écrivant à l'un des deux adversaires, il refuse de prendre parti pour l'une ou pour l'autre thèse, et s'etl'orce de marquer la double exagération où tous deux se laissent emporter.

11 ne croit pas à l'influence uniquement corruptrice de la civilisation, et en particulier des lettres et des arts.

Mais les meilleures choses sont sujetles à s'altérer, et, si le retour à la pure nature n'est ni souhaitahle ni possible, il n'est pas interdit de souhaiter plus de simplicité et de sincérité dans les mœurs, plus de vérité dans les écrits.

11 montrera qu'il n'y a point conlradiclion à aimer la civilisation sans aveuglement et la nature sans misanthropie, et il indiquera comment il conçoit la société et la littérature rajeunies.

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Apprécier Diderot comme critique d'art, en prenant pour point de départ ce mot de Mme Necker : « Je n'avais jamais vu dans un tableau que des couleurs plates et inanimées : c'est imi nouveau sens que je lui dois. »

(Agrégation des lettres. — Leçon, 1900.)

Comparaison de Voltaire et de Diderot considérés comme critiques.

(Agrégation des lettres. — Leçon, 1900.)

On a dit tour à tour de Diderot qu'il était « tout Anglais » et « tout Allemand ». (Jue voulait-on dire par là, et qu'y a-t-il à retenir de celte affirmation?

(Bordeaux. — Licence es lettres. — Composition, juillet 1896;

Que pensez-vous de ce jugement de Diderot sur Pascal : « Pascal avait de la droiture; mais il était peureux et crédule. Élégant écrivain et raisonneur profond, il eût sans doute éclairé l'univers, si la Providence ne l'eût abandonné à des gens qui sacrifièrent ses talents à leurs haines? » [Pensées philosophiques,

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