‹ Cours de littérature (volume 2)Chapitre 57 sur 68 · XL · texte numérisé non relu

XL

Par où Leconte de Lisle n'est-il pas indigne d'être comparé à ses grands aînés, et en particulier à Hugo, dont il prononça l'éloge à l'Académie?

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

Qu'entend-on par le panthéisme dans la poésie moderne ? Prendre pour exemple Leconte de Lisle.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

La poésie de la vie réelle ; quels fruits a-t-elle donnés de notre temps? Qu'est-on en droit d'attendre encore d'elle?

(Fonlenay-aux-Roses. — Leçon.)

Les femmes poètes au xixe siècle. Quel intérêt aurait un coup d'œil rapide jeté sur quelques-unes d'entre elles?

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

Plan d'une comparaison entre Ronsard et du Bellay. (Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

i. — Comment Ronsard et du Bellay se rencontrèrent en une hôtellerie entre Poitiers et Angers (1548), lièrent amitié, étudièrent ensemble sous la direction du savant Daurat, et comment, un an après, du Bellay lança son manifeste.

2. — Que ce manifeste est une œuvre collective plus qu'individuelle; le prouver d'abord par un coup d'œil jeté sur l'œuvre de Ronsard, qui semble s'être attaché à réaliser le manifeste de son ami, en abordant la grande ode, l'épopée même. Dire par où, malgré ses échecs dans ces genres, il reste un grand poète, plus riche et plus puissant que du Rellay.

3. — Montrer, d'autre part, que du Bellay ne s'est pas longtemps soucié d'imiter les autres, et qu'il tend de plus en plus à devenir original, tout en restant grand admirateur des anciens, traducteur de poètes latins, poète latin lui-même. Sa vie, ses souffrances précoces, ses tristesses et ses disgrâces, sa mort prématurée. De là, originalité du caractère et de l'accent.

4. — Étudier le charme intime et pénétrant de la mélancolie chez du Bellay, même dans V Olive (« Si notre vie est moins qu'une journée... »), mais surtout dans les Antiquités de Rome le sentiment des ruines , et plus encore dans les Begrets. Curieux mélange de la mélancolie et de la satire. Ame inquiète et maladive, comme beaucoup d'àmes modernes. C'est par là qu'il nous touche.

o. — Mais il doit nous plaire' par d'autres qualités encore, bien françaises : sa vaillance (le manifeste), son amour de la franchise et de la vérité (contre les pétrarquistes, notre première satire littéraire ; — sa haute idée de la poésie et du poète : le Poète courtisan.

6. — Ronsard demeure le plus grand, mais du Bellay, moins disciple qu'ami, est, parmi les poètes de la Pléiade, le seul qui puisse lui être comparé et, à certains égards, préféré pour quelques notes touchantes et profondes qu'il n'a pas.

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