DE FIN D'ÉTUDES SECONDAIRES
Vous ferei une leçon sur l'oraison funèbre du prince de Gondé, en analysant avec soin l'exorde et la division, et choisissant ensuite les parties qui vous sembleront les plus belles.
Professorat des écoles normales. — Aspirantes. Leçon, 1890.)
Mil
Faire sentir la différence de l'éloquence et de l'histoire en comparant le récit de la bataille de Rocroy dans l'oraison funèbre de Condé et dans le Siècle de Louis XIV de Voltaire.
P - 'RAT DE- ÉCOLES NORMALE-. — LeÇOn.)
Condé d'après l'histoire, Condé d'après l'oraison funèbre de Bossuet. Les jugements ne sont pas les mêmes; pourquoi? (Poitiers. Baccalauréat. — Haute-Loire. Brevet SUPERIEUR. Aspirantes, 1887.)
Montrer comment Bossuet concilie l'histoire, l'éloge de la personne et le sermon, dans l'oraison funèbre du prince de Coud'-.
(Charente-Inférieure. — Brevet supérieur.
Aspirantes, 1887.)
B ssuet a dit, dans son oraison funèbre de Condé : « Lorsque D i te coeur et les entrailles de L'homme, il y mil
ORAISON FUNEBRE DU PRINCE DE CONDE y.)
premièrement la bonté comme le propre caractère de la nature divine, et comme pour èlre la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons. » Justifier cette opinion de Bossuet qui considère la bonté comme la première des vertus.
(Nord. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1888.)
If. Gandar remarque que, dans l'allocution improvisée à Condé qui termine le sermon sur l'Honneur du monde, Bossuet trace d'avance, sans le savoir, le cadre de l'éloge funèbre qu'il prononcera vingt-sept ans plus tard. Examinez la valeur de cette assertion.
Viliefrauche-de-Rouergue. — J. Bardoux impr.
Bossuet précepteur du dauphin; pourquoi et comment il compose le « Discours ».
Nous avons étudié l'œuvre « pédagogique » de Bossuet, en réservant le Discours sur L'histoire universelle, qui en est la partie vraiment classique. Mais on comprendrait mal le Discours si l'on ne rattachait pas la partie au tout, si l'on étudiait l'historien, l'orateur, l'écrivain, sans se souvenir qu'il est avant tout ici le précepteur du dauphin de France. Vers la fin de sa lettre au pape Innocent XI, datée du 8 mars 1670, il écrit :
Maintenant que le cours de ses études est presque achevé, nous avons cru devoir travailler principalement à trois choses ' :
Premièrement à une Histoire universelle qui eût deux partie? , dont la première comprit depuis l'origine du monde jusqu'à la chute de l'ancien empire romain et au couronnement de Gharlemagne ; et la seconde depuis ce nouvel empire établi par les Français. Il y avait déjà longtemps que nous L'avions composée, et même que nous l'avions fait lire au prince; mais nous la repassons maintenant, et nous y avons ajouté de nouvelles réflexions, qui font entendre toute la suite de la religion et les changements des empires, avec leurs causes profondes que nous reprenons dès leur origine. Dans cet ouvrage on voit paraître la religion toujours ferme et inébranlable, depuis le commencement du monde; le rapport des deux Testaments lui donne cette force; et l'Évangile qu'on voit s'élever sur les fondements de la loi, montre une solidité qu'on reconnaît aisément être à toute épreuve. On voit la vérité toujours victorieuse, les hérésies renversées, l'Église fondée sur la pierre les abattre par le seul poids d'une autorité si bien établie, et s'affermir avec le temps: pendant qu'on voit au contraire les empires les plus florissant-, non seulement s'affaiblir par la suite des années, mais encore se défaire mutuellement et tomber les uns sur les autres. Nous montrons d'où vient, d'un côté, une si ferme consistance; et, de l'autre, un état toujours changeant et des ruines inévitables. Cette dernière recherche nous a engagé à expliquer en peu de
1. Les deux autres choses sont la Politique tirée de l'Ecriture sainte et un ouvrage, que nous n'avons pas, sur les Lois et Coutumes de France.