DE LUXER \iri5E
citera que s-uns parmi les derniers. Dans son Institu-
contre ceux qui prétendent clore et limiter dedans l'influence et le cours de la nature
. pleine d'efficace el d'ac-
tous les pouvei aemenls par>
ticul. iuitiême chapitre du Socrate >■/,,■■ ■>■ de Balzac,
on li; -•• un peu apprêtée, mais forte, sur Attila fléau
Il devait périr, cet homme fatal, il derail périr, dès le premier Joui conduite, par une telle ou une telle entn
de lui p<.ur punir 1- genre humain et tourmenter le monde : la justice de
et avait choisi cet homme pour être le ministre dr
ncluait qu'il tombât d'abord par les maximes
qu'il a <is il est demeon | - debout par une raison plus
haute qui l'a soutenu. Il a été affermi da:. ir une force êtran-
de lui. par une force qui appuie la faiblesse, qui
lui arrête les chutes «le eux qui ut, qui n'a
que fa. iximes pour produire - Cet homme a
duré pour travailler au dessein de la Providence. I!
il exécutait les arr.'t- du Ciel... I! est très vrai qu'il y a toujours quelq. • qu'il n'y a rien que de divin dans
les maladies qui travaillent ; ns, cette humeur, cit.-
ïhaude de rébellion, cette léthargie ment de plu*
qu'on ne s'imagine. DU , et les komm
prand oenl sur la terre ont été con os le ciel, et
- >nvent un faquin qui en doit être l'Atrée ou l'A?arnemnon. Quand la Providence a quelque dessein.il ne lui importe guère de qn ils instruments et ls moyens elle se serve. Eut: tout est foudre, tout c<l tern-
it es] Alexandre, tout e-t César: elle peut faire par un enfant, par un nain, ce qu'elle fait par le- .. Cette
main i i.rasquine para; ups que le mond
il v a . - us quelle hardiesse qui menace de la part de l'homme;
mais la force qui accable est toute de Dieu.
4 plus un rhéteur chrétien, c'est un croyant passionné,
un apologiste, qui s'écrie dans les Pen^ s : Qu'il est beau de
voir, par les veux de la foi, Darius et Cyrus, Alexandre, les
lins, Pompée et Bérode, agir, sans Le savoir-, pour- In gloire
de l'Évangile! „ En ces quelques lignes d'une brièveté saisis-
• <t un élément de Isiié. On en découvre les h - éloquentes
Ue <--t clairement développée i u But rien n'est plus facile que d'en suivre 1 . i applications
suite do moyen igejnsqn'i ce quelle vint tomberai» : s>uet. Commet I allie, on le s:iit. et parque! artrhistoii humain
commencement, ses péripéties, son unité, son it la manifestation «lu Dieu-Homme est le seul dénouement.
, la philosophie de l'histoire de Vhm Lerrault.)
santé, Pascal, comme l'a dit Sainte-Beuve, ouvrait bien des perspectives que Bossuet devait parcourir et remplir. Mais fautil ajouter, avec l'auteur de Port-Royal1 : « C'était tout un programme que son génie impétueux dut à l'instant embrasser, comme l'œil d'aigle du grand Condé parcourait l'étendue des batailles »? Bossuet avait lu aussi Balzac, comme le prouve l'écrit adressé au cardinal de Bouillon jeune. Mais il avait lu surtout l'Écriture et les Pères. Dès les sermons de la jeunesse, nous l'avons vu2, les idées qu'il développera dans le Discourt lui sont familières. Les deux sermons sur la Providence (I606 et 1061 ) exposent déjà avec autant de clarté que de force les règles de « cette sublime politique qui régit le monde ». Plus tard, dans certaines oraisons funèbres, comme celle de la reine d'Angleterre, l'idée de la Providence fera si bien le fond du discours, que tout s'y explique par elle et ne s'explique que par elle. En même temps que le Discours sur l'histoire universelle, le précepteur du dauphin écrivait pour son royal élève la Politique tirée de l'Écriture sainte. On y lit des « propositions » comme celles-ci : « C'est Dieu qui fait les rois, et qui établit les maisons régnantes. Comme il donne les royaumes, il les coupe par la moitié quand il lui plaît... Dieu décide de la fortune des États... Il n'y a point de hasard dans le gouvernement des choses humaines, et la fortune n'est qu'un mot qui n'a aucun sens... Comme tout est sagesse dans le monde, rien n'est hasard... Il y a une Providence particulière dans le gouvernement des choses humaines... Les rois doivent plus que les autres s'abandonner à la providence de Dieu. » Politique et Discours sont, au fond, le même livre, et donnent la même leçon, utile à tous les hommes sans doute, mais avant tout aux princes.