‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 118 sur 228 · tembre I707;à M"" de \illettc · texte numérisé non relu

tembre I707;à M"" de \illettc

.. ,\ril 1713.

de la Viefrille, atibet erfonfaine, mai 1700

qui murmure au fond des provinces affamées : aux portes mêmes de l'appartement du roi, ceux qui lui doivent tout accusent ses dépenses, voudraient lui ôter ses chevau: . chiens, ses valets, ses meubles, et le dépouiller le premier. En vain il a diminué sa table, envoyé sa vaisselle d'or à la Monnaie : « on ne veut compter que ce qu'il ne fait pas. » On la approuvé de soutenir la guerre, et l'on soupire après la paix, même humiliante. « Comment sauvera-t-on la France, s'il n'y a plus de Français?... Je vous avoue que de telles dispositions me glacent le sang clans les veines l. » Oui, il faut qu'un changement profond dans les mœurs et dans le langage se prépare pour que Mme de Maintenon en vienne à écrire à peu près comme son ancien ami Fénelon : «Le salut du peuple est la première obligation du roi2. » C'est le règne de l'opinion qui commence, et qui s'annonce déjà un peu agressif. La lecture de Mmc de Maintenon, à cet égard, peut servir à compléter celle de la Bruyère.

Le rôle politique et religieux de Mn,e de Maiutenon.

Mais ces malheurs et ces misères, n'en a-t-elle été que le témoin? Pourquoi songe-t-on à la « lapider », si on ne lui attribue une large part de responsabilité dans ce qui se passe? Ici se pose la question tant controversée du rôle politique joué par Mme de Maintenon. Nous ne pouvons ni ne voulons la traiter à fond. D'ailleurs, l'étude plus approfondie que nous avons faite de la vie et du caractère de cette femme trop vantée ou trop calomniée, selon les époques et les personnes, éclaire d'avance et résout presque la question nouvelle.

Fénelon, qui, nous l'avons vu, la connaissait presque trop bien, et qui, en 1712, après la mort du duc de Bourgogne, essaya de se rapprocher d'elle par l'entremise du duc de Beauvilliers, craignait avant tout ce qu'il y avait de court dans sa vue et de superficiel dans son esprit.

Je ne crains que trop qu'elle sera occupée des jalousies, des délicatesses, d s "înbrages, des aversions, des répits, et des finesses de femme. Je ne

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