‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 140 sur 228 · I. i u ici re di M Haintenon est un de ceui qui sou · texte numérisé non relu

I. i u ici re di M Haintenon est un de ceui qui sou

'. encore aujourd'hui, les discussions les plus passionnées.

le trouve les lignes suivantes dan- une HisU l ~ dont

sa / L'auteur : « Elle sera longtemps encore un su-

i controverses, mais elle aura probablement toujours plus

d'ennemis que d'an, . sa faute; elle a toujours aimé le

si irritant comme le mystère, surtout quand

il a t ipparences d'un calcul. Impossible de mieux

dire el en même temps de dire plus juste. Mme de Maintenon

a voulu, de propos délibéré, devenir une énigme. Après la mort

\IV. elle a brûlé toute sa correspondan roi.

Elle avait ordonné à l'abbé Gobelin, son confesseur, de détruire les nombreuses lettres qu'il avait reçues d'elle. Par bonheur, il lui a désobéi. Il a remis cette correspondance entre les mains des dames de Saint-Cyr, qui déjeà possédaient de nombreux écrits de Mme de Mainlenon, lettres morales ou édifiantes, dialogues et entretiens sur l'éducation... Ses lettres aux gens de cour sont sans intérêt, parce qu'elles sont sans abandon. Jamais elle ne se livre : prudente jusqu'à la défiance et secrète jusqu'au mystère. A Saint-Cyr, elle est tout autre. Je ne dirai pas qu'elle se livre, ni même qu'elle se montre. Je dirai qu'elle se laisse entrevoir... Je ne mets en doute qu'une chose : cette froideur que plus d'un historien considère comme le trait caractéristique de Mme de Main tenon. Il me semble, au contraire, apercevoir chez elle un besoin de tendresse qui n'a pas été satisfait sans doute, mais qui n'en apparaît que davantage au milieu de ces impitoyables observations et de ces désolantes analyses. Ce besoin de tendresse est-il donc inconciliable avec la vertu? Les âmes les plus hautes, les cœurs les plus fermes, n'ont-ils jamais connu ces luttes de la volonté contre le sentiment, combats cachés qui n'ont jamais d'autres témoins que la conscience et Dieu? Si la fille de Constant d'Aubigné, si la pupille de Mme de Villette, si la femme de Scarron et plus tard de Louis XIV, est née avec une àme tendre, qu'elle a dû souffrir en effet ! Car sa vie s'est passée à étouffer, à détruire cette tendresse de cœur dont certaines destinées sont condamnées à se défendre comme d'une faiblesse. Si elle a lutté, si elle a triomphé, la lutte a dû être douloureuse, et le triomphe cruel. En tout cas, elle a bien gardé son secret. Elle est restée, comme elle le voulait et comme elle le disait, une énigme pour la postérité.

E. Hervé, Bise, de réception à l'Académie, 1 1 fév. 18s7 J.

Mme de Maintenon était une femme supérieure, de grand cœur, d'incroyable volonté, de belle intelligence, de sagacité infinie, de raison et de bon sens incomparable, dévouée, discrète, presque simple et presque modeste. Une certaine tendresse de cœur, le charme troublant d'une sensibilité qui s'é-

1. M. Maxime Du Camp, dans sa réponse à M. Hervé, a relevé ce que ce jugement semble avoir de discutable.

île à rémotion et qui la provoque chez les

ux «jui en parlent, plus ou moins

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lonl elle était... Quelles qu'aient pu être les fautes politiques de cette illustre femme, il lui as doute beaucoup pardonné, parce < j u "•

beaucoup aimé I tnta et Athalie.

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