Corneille a dît dans Ht radius
La gébérôsilé suit la belle naissance.
■2. h Quand il aura à peindre les femmes, il a de ces grâces légères, de ces images et de ces suavités primitives, presque homériques, que les peintres de femmes proprement dits, les malicieux et coquets Hamiltons. n'égalent pas. » (Sainte-Beuve.)
ÛOURS DE LITTÉRATURE
la toute charmante M Saint-S a on, femme de bon conseil et de bon sourii mari dont le sourcil fro ad alors
S int-Simon ou pour une du-
cnbien y a-t-il de du.li. de Berry,
qui s'i >u de dm sses I idats ha-
billés en femmes! Et pour un \ . [ue de Villeroys! Ceux-
nion se croit non seulement le droit, mais le d< vois us avons vu par sa lettrt que. jeune [à ringt-qnat] ivait eu des scrupules. Il n'en
a plus quand il écrit, en juillet 1743, l'Introduction d
n- s'il » >t },■ rmis d'en m 1 1 de lire Vhi&mps; car, dès le début de ce morceau, il pose nettement la question, et il y fait une réponse non moins nette :
-..■Ue s'accommoder .lu r.'cll de tant de p •
Me à une instruction - •• la charité? et que penser de celui qui. non content de celle qu'il a De, la transmet à la postérité, et lui révèle tant de cla méprisai : :it criminel!
C'est en chrétien que Saint-Simon répond, mais aussi en avoii plaide une cause personnelle avec la certitude de la îisque au fond c'est lui-même qu'il doit convaincre
et qu'il est déjà convaincu. Chrétien, l'ami de Rancé l'est assut de cœur; son christianisme, d'ailleurs, on s'y attend, ndépendant qu'il est sincère : gallican, il prend parti pour l'autorité royale dans sa lutte rontre les prétentions de la cour de Home. Sans être janséniste, il aime peu les jésuites. 2 d n'est pas seulement traditionnelle et formel) - aie- chez lui une tendance à voir partout l'action de la à la chercher dans l'histoire. Mais, par-.i tout, il est né historien satirique et justicier. Il n'esl donc point einb ir trouver les raisons d'une résolution mûrement
délita . Quand il sérail désirable, est-il possible
à un témoin des mentset des malheurs survenus en ce
temps . irei les causes, ou, -'il les ignore, de -
: Dieu, tout lun rérité, peut-il i
qu'on d faveur du m - ? M'avons- non
a, pour n'être pas trompés et pour régler notre conduite la raleui el le prh
choses? « Les mauvais, qui dans ce monde ont déjà tant d'à- Vantages sur les bons, en auraient un autre bien étrange s'il c'était pas permis aux bons de les discerner, de les connaître, par conséquent de s'en garer. » Après s'être ainsi démontré qu'il avait Dieu avec lui et qu'il disait du mal des hommes pour leur plus grand bien, Saint-Simon glorifie cet amour de la vérité qu'il a préféré à tout, et déclare qu'il ne se piquera pas d'une impartialité stoïque, ce dont on ne tarde pas à s'apercevoir.
Ainsi en règle avec sa conscience, il va pouvoir dire sans scrupule la vérité, toute la vérité. Rien que la vérité? ceci est plus délicat. Pour dire toute la vérité, du moins celle que l'on croît connaître, il suffit de le vouloir. Pour ne dire que la vérité, il faut de plus avoir un esprit libre de préventions, capapable d'observer et de noter les choses avec une exactitude parfaite et comme impersonnelle. Saint-Simon est un homme d'imagination et de passion : à son insu, la réalité se transfigure en s'enregistrant dans sa mémoire. Certes, il a tout fait pour nous laisser la plus complète et la plus fidèle image du passé qu'il ressuscite. Vaste et minutieuse a été son enquête, infatigable sa curiosité. 11 n'a dédaigné aucune source d'informations1 ; il a interrogé pendant cinquante ans, mais surtout pendant les vingt années qu'il a passées à la cour, tous ceux qui pouvaient lui apporter un renseignement précis. Cela, comme le reste, il l'a fait à fond, avec conscience tout à la fois et avec furie. Mais forcément il devait interroger d'ordinaire non pas les témoins les plus considérables et les plus sûrs, mais des témoins subalternes et suspects en quelque mesure. Et que savaient-ils, ces témoins sur lesquels il fallait bien se rabattre, quand les principaux acteurs se dérobaient ou se taisaient, ou quand on n'osait même faire appel à leur témoignage? Ils étaient dans la situation de ces soldats à qui l'on demande de raconter une bataille, et qui en ont pu voir à peine un épisode : l'ensemble leur échappant, ils grossissaient l'importance du détail qui les avait frappés. Et comme ce détail se présentait le plus souvent sous la forme piquante d'une anecdote, Saint^ Simon le recueillait avidement, lui donnait un tour naturel, un
1. « Il commence dès dix-neuf ans sous la tente, et il continue sans relâche à Versailles et partout. Il s'informe sans cesse comme un Hérodote. Sur les généalogies il en remontrerait au P. Anselme. Il raisonne du passé comme un Boulainvilliers. Dans le présent il est à tout, il a vent de toutes les pistes, et eu tient registre incontinent. » (SaIXTE-BeUVE.)