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NARRATIONS I >URS ET LETTRES

a U S it-Siraon : Le if) mai i"l7.

itecôte, Pierre Le Grand alla aux Invalides, où il

voulut tout voir. Au réfectoire, il goûta de 1 1 soupe des soldats

. t de leur vin, but a leur santé, leur frappant >ui l'épaule el

- ippelant camarades. »

i conter cette scène par un des assistant-.

ALUKÉAT MODERNE, juillet 1899.)

l. — Après î - «l'un pouvoii

contrôle et d'une vie de déba - tnt avait uni p

fatiguer de tout, même «lu pouvoir. Il - - a se retirer des affaires et à nommer Dubois premier ministre; mais il ne voulut pas exécuter ce projet sans en parler au duc de Saint- Simon, l'ami de toute sa vie. Je seul qui ne l'eût pas abandonné à la tin d', Louis XIV. Il lui lit donc connaître l'ennui

i.i atteint »-t le pria de lui dire en toute ivis s qu'il convenait d'y app

;udi. dût sa sincém peu brutale. La confiance du régent lui in lissimuler d< •■. D'ailleurs, .

L'il d- - de l'État.

ennui dont se plaint le - esl point le <1

i naii au contraire <1" la lassitude inévit 1- . une vie trop oisive peut-être, el trop frivole. Toujours el ut il subsisterait, puisq s les i ises qui l'ont produit - disparu. I t quoi bi à quitter

s? Qu'an lieu di - ndonner, le régent y cons - m ts qu'il donnait au plaisir, et il ne trou

l'ennui au sein d< nouvelle et acti

. il doit examiner, propre intérêt, l'in

I! y a mieux à faire qu'à la livrer aux caprici

Dubois : la noblesse est mécontente, et le peuple commi se plaindre tout haut de ses misères. Ne serait-il pas digne du régent d'oublier tout le reste enfin pour porter remède à une situation qui s'aggrave de jour en jour, et pour prévenir des malheurs plus prochains peut-être qu'on ne pense?

On dit que Voltaire eut, presque seul en son temps, connaissance des Mémoires inédits de Saint-Simon, et que même, pour plaire à la cour, il eut un moment l'intention de les réfuter. Vous supposez qu'un de ses amis, choisi de préférence parmi les hommes d'Etat, et qui connaît comme lui les terribles manuscrits, l'engagea n'en rien faire, en lui laissant prévoir un échec certain, dont sa réputation se trouverait mal.

L'abbé de Rancé répond à la lettre où Saint-Simon le consultait sur la question de savoir s'il est permis à un chrétien d'écrire l'histoire, et lui soumettait en même temps quelques pages extraites de l'histoire qu'il écrivait. (Voir cette lettre au cours de l'étude.)

Après la mort du régent, Mmc de Saint-Simon écrit à son mari pour l'engager à venir la rejoindre dans leur terre de la Ferté-Vidame.

Elle comprend qu'il ait pu rester à la cour, même aux côtés d'un Dubois, tant qu'il a cru pouvoir y être utile.

Mais un nouveau règne s'ouvre, et de nouvelles intluences dominent un roi jeune sur qui Saint-Simon ne pourra rien.

A la Ferté, il pourra revivre encore par l'esprit, dans cette cour qu'il aura quittée, en relisant et en rapprochant les notes qu'il a jetées autrefois sur le papier.

Dès 1770, Mme du Detfand avait eu communication des Mémoires inédits de Saint-Simon, et les avait lus « avec des plaisirs indicibles » qu'elle eût voulu faire partager à Horace Wal-

v trouvait « le? portraits mal faits . - I 'lui de \i d< M ànU a a • !• \ lil lui sembler nu des moins exai ts elle avail lu en \~^ les lettres de .M*; de Maintenon, el elle écrivait alors au même Walpole : il me reste de cette lei ture icoup d'opinioi rit, peu «1 «si i m •* de son cœur

et m,. - - >nne, mai-, je le 'lis, je persiste a ne la

pas ïse. Or, rien n'est plus faux et hypocrite < ju»-

.M de Maintenon vu et peint par Saint-Simon. on suppose que, la lecture d srée, elle écrit de

. .'i Walpole, et pour rectifier une partie de son premier ment 'lie avait déclaré d'abord que le style en était abominable '-t que l'auteur n'était point homme d'esprit) et pour son opinion sur certains portraits que la verve de Saint-Simon a pu rendre vraisemblables, mais qui ne sont pas entièrement vrais.

VU

En 1825, Villemain, le premier, demanda que les papiers

inédits de Saint-Simon, conservés au dépôt des Affaires élran- -. fussent communiqués au public. On composera la lettre qu'il dut écrire au roi à ce sujet.

DISSERTATIONS ET LEÇONS

On trouve à chaque instant dans Saint-Simon des phrases comme celles-ci: '(Si j'ai rapporté ce petit fait, c'est qu'il peint... Cela est un coup de pinceau. » Eu quoi consiste ce pittoresque auquel Saint-Simon professe avoir visé par-dessus tout, et par quels moyens l'a-t-il obtenu ?

(Nancy. — Devoir de licence.)

A propos de Saint-Simon, yous étudierez le rôle de la personnalité de l'auteur dans les Mémoires. Y introduit-il un élément lyrique, puisqu'on a dit que le développement du moi est une source de lyrisme, en prose aussi bien qu'en vers?

(Nancy. — Devoir de licence.)

Saint-Simon moraliste, peintre, écrivain.

(Professorat des écoles normales. — Aspirantes. Leçon, 1892.)

ÏV

Comparer la Bruyère et Saint-Simon peintre de meurs. (Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

Saint-Simon historienet écrivain. Comparer ses Mémoires aux

Mémoires du xvnc et du xvmc siècles, en marquant sa place et son caractère propres.

(Fontenay-aux-Roses. — Leçon.)

- nte-Beuve a rapproché Saint-Simon de Froissart. Dans -voua que la eompai

ruU de Daogeau et les Mémoires de Saint-Simon coms dans leurs lignes générales.

Examinez ce jugement de Vinet sur Saint-Simon : « Son liyre esl le vrai Siècle de Louis XIV. Voltaire n'en a fait qu'un portrait natté; il pardonne tout à une époque qui favorisa les arts et la littérature

Villemain dit que Saint-Simon écrit « dans la langue et l'esprit du xvu* siècle ». Que pensez-vous de cette assertion?

- ûnt-Simon et Michelet comparés comme peintres et comme écrivains.

Villefrmaeke-de-Bo«ergme. — J. liarJoux impr.

La jeunesse de Fénelon (I 651-1 6Î8).

Bossuet était d'une famille bourgeoise et de robe; François de Saliguac de la Mothe -Fénelon appartenait à une famille aristocratique où Ton portail l'épée. A le lire, aie suivre dans sa vie et dans son œuvre, on le devinerait, si l'on n'en était instruit. Il naquit, le 6 août 1651, au château de Fénelon, dans le Périgord, de Pons de Salignac, comte de la Mothe-Fénelon, et de Louise de la Cropte de Saint-Abre, épousée par Pons de Salignac en secondes noces. Assez faible de santé dans son enfance, il séjourna jusqu'à l'âge de douze ans au château paternel. Commencées à l'Université de Cahors, ses études se poursuivirent à Paris, au collège du Plessis, et s'achevèrent au séminaire de Saint-Sulpice.

D'assez bonne heure il avait perdu son père ; mais son oncle, le marquis de Fénelon, dont le tils avait trouvé la mort sous les murs de Candie, le considérait comme son fils adoptif. Une légende veut qu'il ait prêché, comme Bossuet, dès l'âge de quinze ans, devant un auditoire mondain, et que son oncle l'ait fait entrer à Saint-Sulpice pour le soustraire aux périls de ces succès prématurés. L'histoire, celle du moins qu'écrit Saint-Simon, ne mérite guère plus d^ crédit que la légende : elle prête a Fénelon de profonds calculs pour expliquer ses relations avec Saint-Sulpice, dont l'influence encore récente commençait à se fortifier. Mais on sait que le marquis de Fénelon était lié avec le fondateur de Saint-Sulpice, M. Olier, qui venait de mourir; cette liaison put suffire pour déterminer le choix de la maison, dirigée alors par M. Tronson, où Fénelon se prépara à la prêtrise; car, s'il ne la reçut qu'à vingt-qualre ans, sa voca-

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