C. de Litt. — Bossuet
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i. A le H. Gazier dani l< Revue politique et littéraire
la 20 juillet 1897.
BOSSUEï G3
Saintb-Bbdve. — Port-Royal, Hachette. Cf. la table du t. Vil '. Steeo. — Revue pédagogique, 1891, I, 193.
i. Nous n'avons pas la prétention de citer ici tous les critiques qui ont parlé de Bossuet. Qu'il nous soit permis, cependant, de glisser dans la pénombre d'une note ce charmant mais un peu méchant sonnet de M. Jules Lemaitre dans ses M Ions (Lemerre).
Défenseur et captif altier du rite ancien. Prophète du passé, tes lèvres sans souillure Du charbon d'isaïe ont gardé ia brûlure... Tu fus Mage et Pontife, — et tu n'inventas rien.
Quelque chose d'humain pleure, rit ou murmure Dans les vibrations du luth aonien; Quand sonne le clairon de cuivre, l'on sent bien Que lame d'un vivant souffle à son embouchure.
Mais la cloche impassible envoie au ciel serein, Sans que rien de mortel tourmente son aiiain, Son chant religieux, sublime et monotone.
Cloche dont Jéhovah tient la corde en ses mains,
Ainsi ta grande vois. Bossuet, gronde et tonne
Loin de nos fronts d'argile et loin des bruits humains.
JUGEMENTS
n'aurait pas trouvé de nos jours on France la lan-
. Dans le style de Bossuet, la fran-
- el la bonhomie gauloises se font sentir avec grandeur.
11 es' i el sublime, populaire et presque naïf. Bossuet
emploie t îs, comme Homère employait tous les
g es rois, des politiques et des guerriers,
celui du peupl ivant, du village et de l'école, du sanc-
i; le vieux et le nouveau, le trivial et le
pompeux, le sourd et le sonore, tout lui sert, et de tout cela
il fait un style simple, grave, majestueux. Ses idées sont,
s, communes et sublimes.