‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 180 sur 228 · O. Gréard, l'Éducation des femmes par les femmes · texte numérisé non relu

O. Gréard, l'Éducation des femmes par les femmes

le? I es i r t s d'agrémeni sont-ils vraiment si pernicieux, les langues mantes si cornij

-errons donc pas de trop près ce qnc Fénelon dit de l'instruction. Bien des nanquenl et devaienl y manquer.

11 ne semble pas. d'ailleurs, souper que la femme puisse être autre chose qu'épouse el mère : c'est toujours au gouvernement des enfants et de la maison que tout revient. Mais la vie solitaire des femmes qui n'entrent pas au couvent, qui ont pourtant, elles aussi, un esprit à orner, une âme àfortifier et à élever, il ne la prépare pas, il ne la prévoit pas. L'horizon de l'éducateur n'est visiblement pas assez large. Mais si l'on se renferme avec lui dans cet horizon, que de choses on y découvrira, et de choses nouvelles ou renouvelées! La nature suivie, parfois aidée, toujours respectée, l'éducation devenant « une œuvre de prévoyance, de suite et de persuasion », entreprise dès le berceau, soutenue pendant toute la jeunesse, les ressources ou les faiblesses du caractère et de l'esprit féminins pénétrées, utilisées ou redressées, la curiosité dirigée, l'imagination éveillée, le sentiment inl l'œuvre de l'instruction, dont

il devient, substitué à la crainte, le principal ressort, et pourtant, sous tant de fleurs répandues, un fond solide, un principe qui est le principe même de l'éducation libérale et moderne5, celui de la raison, toujours invoquée, du moins quand il est possible de faire entendre sa voix. La raison, lumière et maîtresse de l'éducation, comme elle l'est de la vie, mais la raison colorée par l'imagination, attendrie par le sentiment, voilà tout le livre. On comprend que le charme sérieux en soit goûté • s hommes, surtout par ceux qui y cherchent Fénelon luijuème plutôt que sa pédagogie nécessairement incomplète; on comprend mieux encore qu'il ne déplaise pas aux femmes, que les femmes n'y soient pas toujours épargnées, car, malgré cela ou pour cela même, on le dirait écrit par une femme.

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