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S. de Sacy, Variétés littéraires, morales et historiques

ITTÉRATURE

êcriti - is 1 d

l'abb i de maligne allu-

i lui. ava al voulu donnei /

me 1 1 l'harmonie du style poétiq ; aver

L'espi it de s îles plus

- de fart : . I tstifi

plu- précis , sans ssanle, el pourtant

la utile quand - Fénelon purent espérer qu'il

la cour. A ce même moment 171" où il affectait d soi s et les calomnies dû igée • onlre politique du Télémaque », et où ii écrivait au P. Tellier, : du roi : - me taire, » il ne dédaiire un mémoire qui est un véritable plaid

une narration fabuleuse en forme Je p

. où j'ai mis les principales actions qui conviennent à un princ- régner. Je l'ai fait

I ■ confiance »--t <\>- boni Mblait; il aurait fallu que j ilemenl l'h

le plu- re le plus ... - tuloir faire des portraits

• qu'on peut avoir i < -ce souveraine; mais je

: jué aucun avec une affectation qui tende à aucun portrait ni

Pin» on lira cet ouvrage, plus on verra que j'ai voulu dire tout,

Est- il de bonne foi? pourquoi en douter"? Assurément il plaide une c s tout; mais il ne ment pas. Il déclare

n'avoir voulu peindi nne de suite . el L'on ne voit pas,

en elfet, qu'un seul d-s nombreux tyrans dont il trace le portrait ou flétrit la mémoire dans le Télém iqu -oit Louis XIV, ou du moins soit le seul Louis XIV. Sésostris a triomphé avec trop de fa- il a vaincus et s'est trop confié à l'un de

si tout ce qu'on peut reprocher, « dans toute s . iu " bon roi v . qui est i<i plutôt idéa-

• - ss : e par La vaine gloire

-t toujours plu à écouter les hommes hoisir pour les admettre dans sa familial. me le

! [u'il est convenu d'identifier avec Louis XIV

comme on identifie son indigne mini-' ilas avec Lou-

iciemment injus s sont celles qui

ous les rois, el il se distingue par de i S'il était vraiment Louis XIV, Fénelon mettrait-il en

TÉLÊMAQDE l

relief avec tant d'insistance, comme trait essentiel de son caractère, la négligence indolente? « J'étais, lui répondit Idoménée, trop ennemi des affaires et trop inappliqué pour pouvoir me tirer de ses mains... Ah! vous ne savez p peuvent les hommes artificieux sur un roi faible et inappliqué qui s'est livré à eux pour toutes ses atfaires! » Louis XIV faisait plus virilement son métier de roi, et ne souffrait guère qu'un Louvois même empiétât sur son autorité. Au reste, Fénelon savait, et Mentor disait « combien il est dangereux d'être injuste en se laissant aller à une critique rigoureuse contre les autres hommes, et surtout contre ceux qui sont chargés des embarras et des difficultés du gouvernement. » Aux tyrans mêmes l'obéissance est due, et le dévouement. « Pour moi, dit un sujet du cruel Pygmalion,je crains les dieux : quoiqu'il m'en coûte, je serai fidèle au roi qu'ils m'ont donné; j'aimerais mieux qu'il me fit mourir, que de lui ôter la vie, et même que de manquer à le défendre. »

Mais si Fénelon n'a pas peint de parti pris et «. de suite » Louis XIV, il est difficile d'admettre qu'il ne se soit jamais souvenu du temps où il vivait, ni, par conséquent, d'une façon plus ou moins consciente, du roi qui régnait alors. Ami d'une simplicité et d'une frugalité peut-être chimériques, il ne laisse échapper aucune occasion de condamner le luxe et la corruption des cours; ami de la paix, il s'élève et, avouons-le, il déclame volontiers contre les conquérants : « Un roi qui verse le sang de tant d'hommes et qui cause tant de malheurs pour acquérir un peu de gloire ou pour étendre les bornes de son royaume, est indigne de la gloire qu'il cherche, et mérite de perdre ce qu'il possède, pour avoir voulu usurper ce qui ne lui appartient pas... Jamais aucun peuple n'a eu un roi conquérant sans avoir beaucoup à souffrir de son ambition : un conquérant, enivré de sa gloire, ruine presque autant sa nation victorieuse que les nations vaincues. « Que Fénelon le veuille ou non, ce lieu commun prend sous sa plume un air de satire. Ne le faisons pas trop innocent : il n'a pu croire que Louis XIV fût le « roi philosophe » qu'il rêvait; et s'il ne l'a pas cru, le portrait maintes fois repris, caressé avec amour, de ce roi idéal, qu'estce autre chose qu'une épigramme prolongée et répétée?

Il peut tout sur les peuples: mais les lois peuvent tout sur lui. Il a une puissance absolue pour faire le bien, et les mains liées dès qu'a veut faire le mal. Les lois lui confient les peuples comme le plus précieux de tous les

aient qu'un seul

tant d'hommes, et non - par leur m

il et la mollesse «l'un Beul homi eplé ce qui

imprimer

lus ezempl I ;u'au-

i ilr plus de : lisirs, mais plus

tre au al les armées; et au d<

D*esl point

pour lui-même que les dieux l'ont fait r"i: il ne l'est que pour être l'homme

- qu'il doit : . toute

yauté qu'autant «ju'il s'oublie lui-

o. public... Ceux qui ont dans

• .vent toujoui - - ix-mêmea

si la k>i et non pas l'homme qui doit régner.

Ui -ont rendus responsables, non seulement «le leurs fautes, mais de celles de leurs peuples, et Tonne s'étonne pas. dès lors, qu'ils soient si nombreux dans les Enfers.

. nt punis, non pour les maux qu'ils

- pour les biens qu'ils auraient dû fai: crimes

. î avec laquelle on fait observer les . tient impi. ne doivent régner qu'atin que les

•.■ar leur ministère. On leur imputait aussi tous

i faste, du luxe et de tous les autres excès qui jettent les hommes dans un état violent et dans la tentation de mépriser les lois pour acquérir du bien. Surtout on traitait rij rois qui, au lieu d'être de

bons e -'•' 'ïu'^ ravager le trou-

peau comme des loups dévorants. Mais ce qui consterna davantage Télémaque, ce fut d is cet abîme de ténèbres et de maux, un grand nom-

rois qui avaient passé sur la terre pour des rois as*sez bons. Ils avaient . Tartare pour s'être laissé gouverner par des hommes méchants et artiâcieux. Il- étaient punis maux qu'ils

: leur autorité.

I. - peintures idylliques des mœurs et des institutions de la Bétique et de 1 ■ ' >nt tout idéales et, par conséquent, sem-

ble-t-il, inoffensives. Mais voyez sou- quels traits on nous monqui n'ont appris la sagesse qu'en étudiant la simple nature, « qui sont toujours 1 ï 1 * î [ mx» ; entendez-les parler des conquérants, usurpateurs que les dieux, irrités contre le genre humain, donnent à la terre, dans leur colère, pour ravag< itanl d'esclaves qu'il y a d'hommes libres. Il- l'admettent point qu'on a la - itrement que pour défendre sa liberté. Qu'on

TELÉMAQUE g

veuille Lien comparer ces heureux habitants de la Bétique à eerix de la France humiliée et ruinée par li - Louis XIV, ou sentira l'ironie secrète de celte pastorale. L'oubli des tristesses présentes, Fénelon le demande aux platoniciens et chrétiens à la fois dont son imagination est hantée. C'est le chrétien qui dit aux Dauniens, parla bouche de Télémaque : « Souvenez-vous que tous les hommes doivent s'entr'aimer» : ou, par la bouche de Mentor, aux rois assemblés : k Tout le genre humain n'est qu'une famille dispersée sur la surface de toute la terre; tous les peuples sont frères, et doivent s'aimer comme tels. Malheur à ces impies qui cherchent une gloire cruelle dans le sang de leurs frères, qui est leur propre sang. » Cette « république universelle » du monde, il faut pardonnera Louis XIV de n'en avoir eu qu'une idée assez vague. Et voici maintenant le platonicien qui règle l'étendue des terres, et s'empare de l'éducation des enfants, au nom de l'État : car « ils appartiennent moins à leurs parents qu'à la république ». Ce n'est pas remonter assez haut encore : par-dessus Platon et les Grecs, Fénelon remonte à l'état dépure nature, et se complaît, comme plus tard Rousseau, dans la chimère rajeunie de l'âge d'or. Voyez, au livre IX, la candeur, l'indépendance, l'innocence des bons sauvages dont Idoménée s'est fait des ennemis : quelle supériorité de la barbarie naïve sur une civilisation qui, après avoir énervé le corps, obscurcit la conscience '. Idylle, satire, utopie, autant de prises que Fénelon avait sur l'opinion, mécontente ici du faste déployé en face delà misère croissante, là du despotisme qui faisait autour de lui la grande paix du silence. Pour les esprits restés libres, c'était comme un rafraîchissement et une douce revanche que ce rêve d'Éden terrestre, de vertu et de justice primitives, de concorde fraternelle parmi les hommes.

La poésie homérique. — La mythologie. — Le paganisme et le ehristianisme dans la Deseente aux enfers.

Ce goût vif pour les choses, même pour les chimères d'une antiquité idéalisée, qui est chez Fénelon, comme l'a fort bien vu H. Rigault, non pas seulement une inclination littéraire, mais une idée morale, presque une préférence politique, l'a

conduit à donn "/'"' la forme d'un vi

rique en : me qui nous choque, aujourd'hui

que nous so mm les à l'insuffisante harmonii

s éléments modernes, juxtaposés plutôt

able, a dû attirer autrefois un public

' i ml de i '-mi i : a ss [u< s écloses a cha-

public des contemporains deBoileau1 : "11 yachez

: ; lion «lu bouclier de Télémaque, comme il

Homère une description du bouclier d'Achille. Mais

i! - ici attendri ! Belle et assez virile au début, la

;-tion finit par verser dans l'utopie ban

Tout représentait la liant

et heui u llli

lieu des ■ •'■ quitté leur féro paisi-

:;.:-aux ; un petit tserable

: et cette aimable-peinture rappelait tous les charn

unie chez Homère, les dieux el les déesses interviennent, soit pour arracher le héros à la poursuite de ses ennemis vraiment ils protègent de trop près Télémaque , soit, au contraire. pour le jel le nouveaux périls, d*où nous sommes aver-

tis du reste qu'il sortira vainqueur. Les interventions de Minerve ne se comptent plus; mais Vénus, son ennemie, n'est pas économe de démarches auprès de Neptune, auprès de Jupiter. L'Amour descend dans l'Ile de Calypso, et l'on nous montre les dieux et les - de l'Olympe, assemblés dans un profond

silen. :x attachés sur l'île de Calypso, pour voir qui

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