‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 195 sur 228 · Au premier aspect l'antiquité- R y a · texte numérisé non relu

Au premier aspect l'antiquité- R y a

que j'approuve fort,

i que moi. .!<• ne veux pas

iste - i lu Homère comme tout le monde. Qu'y a-t-il 'I" plus

aplicité d'Homère et <<-il<.- de Fénelon .' I st-ce que Pénelou ne

qu'il ne la recherche pu îNe sent-on pas la main

notions de li nature qui sont trop brillante!

lesjailpparente n'a pour but que de fa • irance et le f - lailles; et jusque d

ce merveilleuse sur les épaules d'Eu-

• • au point

.■ ible lorsque Pénelon ramène sur la scène le

ise d'Host la Minerve antique. Au fond, ce qui est admirable • l'art, l'élégance, une imagination toujours ra Ce qui y manque... vaû t la simplicité,

! . On essayera d'atté-

meni a de trop sévère.

sera victorieux ou de Minerve, ou de L'Amour. Mais cette lutte nous laisse aussi froids que la mort presque chrétienne d'Hercule, racontée par Philoclète. Toutefois les emprunts faits par Fénelon au merveilleux antique ne sont pas toujours malheureux, et il n'est pas sans intérêt d'étudier dans le livre XIV cet art très curieux d'imitation originale, de rajeunissement, de transformation.

Un livre entier est, en effet, occupé par le récit de la descente de Télémaque aux enfers. Depuis Homère et Virgile, ces sortes d'épisodes semblaient un des éléments constitutifs de tout poème épique régulier. Seulement, pour être saisissant, le merveilleux a besoin d'être sincère, et il ne saurait l'être si une terreur mystérieuse n'a dominé le poète avant de s'imposer au lecteur : c'est ici surtout que, pour nous émouvoir, le poète doit commencer par être ému lui-même. Le caractère essentiel de ces descriptions est donc le vague; dès qu'elles se précisent, elles perdent en grandeur ce qu'elles gagnent en clarté. C'est la principale différence qu'on peut établir entre les descentes aux enfers chez Homère et chez Virgile.

A proprement parler, le chant XI de l'Odyssée n'est pas une descente aux enfers, mais une évocation des morts. Mais combien le cadre en est lugubre, et quel mystère plane sur le récit tout entier! Sur les conseils de Circé, Ulysse, errant, désespérant de revoir sa patrie, va consulter l'ombre du devin Tirésias, qui lui révélera l'avenir. Aux extrémités du lleuve Océan est le pays des Cimmériens, où ne luit jamais le soleil, où croissent à peine quelques misérables arbustes. C'est vers ces limites du monde réel qu'il se dirige, effrayé de s'enfoncer ainsi dans l'inconnu. Combien son effroi paraît plus naturel que celui d'Énée, dont les dieux guident les moindres pas! Au reste, on sent trop, chez Virgile, que, si Énée descend aux enfers, c'est surtout pour fournir au poète l'occasion de dérouler devant nos yeux cette galerie historique et nationale où figurent tous les héros de Rome, depuis Romulus jusqu'à Auguste. Virgile a besoin d'accumuler les détails épouvantables, de faire mugir la terre et tressaillir les forêts; mais son art trahit un peu l'effort. En quelques mots très simples, Homère nous touche davantage : une fosse creusée avec l'épée, des libations de vin. d'eau et de farine, le sang noir des victimes qui coule, les morts accourant en foule et se pressant pour boire le sang, cela suffit pour nous donner comme la sensation du mystère. D'où viennent ces ombres? qui peut le dire? mais leur frémissement

13 ! i;S DE L1TTÉRATI

est immeni . saisit Ulysse, dont [a i

ii ce fond vague. Lespers - rient el pensent comme sur la

semblent avoir un corps réel. Ceux d'Homère sont de . dont ta faiblesse et l'inertie noua émeuvent, d'avoir bu ce sang vers lequel les entraîne un instinct imbres ne peuvent avoir ni sentiment ni j>«*nsée ; ivenl d'une yie morne et végétative, plus misérable que à la main, Ulysse doit les écarter loin delui, en pleurant d'être obiig sa mère, jusqu'à

devin Tirésias ail parlé. Bêlas! mon fils, lui diras avoir bu le sang dos victimes), telle est la mmes quand ils sont morts. En effet, les nerfs ne innentjplus les eh a os, et L'âme vole comme un

root ce début du chant XI est d'un effet puissant. Les - deviennent ensuite plus distinctes: à c< une grandeur sauvage, d'une obscurité terrifiante, succède une série de tableaux où ressortent d

leux Agamemnon, qui exhale sa haine

riminelle, el , même après la mort, est tour-

- : impuissanîe de vengeance: c'est Achille,

qui à la royauté chez les morts préfère la condition d'un garçon

de charrue sur la terre, et qui, satisfait d'apprendre que son

montre digne de lui, s'éloigne d'un pas superbe à tra-

a prairie d'asphodèles ; c'est Ajax, encore irrité contre son

heureux rival, el qui, sans daigner répondre à son appel ému,

se perd, silencieux et farouche, dans la foule des âmes. Ce

silène-- obstiné d'Ajax, Virgile en a compris l'éloquence, et il

n'a point essayé- de faire parler sa Didon.

Il est vrai qu'ensuite, par une brusque transition, nous

sommes transportés du seuil des enfers dans les enfers mêmes.

mes, qui auparavant erraient au hasard, sans demeure

-ans existence réelle, elles sont maintenant logées, pour

dire, dans le Tartare, où elles vivent d'une vie particu-

oû Minos - - morts, où Tantale, Sisyphe, Orion, su-

1 leur peine. Ainsi, l'idée de l'expiation s'introduit dans

la conception primitive. Comment expliquer ces contradictions,

ou plutôt à quoi bon les expliquer? Ce qui prouve la sincérité

naïv- bs aomériq îment leur con-

:i peut admettre que cette dernière partie a été

Interpolée. En est moins saisissante que la pre-

it moins vague et moins mystérieuse).

TÉLEMAQ1 \.

A quoi bon, de même, opposer à ces tableaux d'une indécision si terrible, la précision parfaite des peintures de Vil Entre les deux poètes, il y a tout le travail de la philosophie; les rapprocher, c'est rapprocher deux époques fort dissemblables. Il serait donc superflu de démontrer ici, soit que la topographie des enfers est plus détaillée, plus minutieuse, plus claire dans Virgile puisqu'on a pu donner une carte de l'itinéraire suivi par Ënée et la Sibylle), soit que les personna, apparaissent mieux dans tout leur jour, soit que les doctrines morales y sont plus ingénieuses, plus touchantes et plus nobles, car la théorie de l'expiation et de la récompense y est marquée de traits forts et délicats, et la morale de Virgile est déjà chrétienne par certains côtés. Tout le sixième chant de V Enéide n'a qu'un but : la glorification de la patrie romaine; il est relevé par d'admirables épisodes; mais on aurait tort d'y chercher ce qu'on trouve dans Homère, l'émotion profondément et naïvement religieuse. Le Tartare n'est qu'une forteresse plus terrible que les autres. Les champs Élysées ne sont qu'une plaine idéale, où le gazon est plus vert, les bois plus ombreux, la lumière plus pure. Quant au bonheur dont lesmorts y jouissent, qu'est-ce autre chose que la journée d'un épicurien aimable prolongée à travers les siècles? Ils chantent, dansent, font la guerre (la petite guerre, comme on serait tenté de dire aujourd'hui), en un mot continuent à faire après la mort ce qu'ils faisaient pendant la vie. Dès lors, l'exclamation touchante :

Quk vitre miserîs tam dira cupide?

nous touche beaucoup moins; car, en vérité, ces morts ont des raisons sérieuses de ne pas regretter la vie, tandis que les morts, chez Homère, ces morts qui ne vivent, ne pensent, ne sentent plus, doivent tout préférer à l'état lamentable où ils sont réduits. Tout ce tableau tracé par Virgile est d'une grâce et d'une délicatesse merveilleuses : on y sent un artiste inimitable, mais un artiste. Homère ignore pourquoi il est ému, et c'est pour cela qu'il nous émeut. Le chant XI de ÏOdyssée finit comme il avait commencé. Autour d'Ulysse s'agite la multitude des morts, dont la rumeur est pareille à celle des oiseaux. Saisi par la pâle terreur, le héros retourne à son navire, et vogue de nouveau sur le fleuve Océan. Après comme avant, dans cette région mystérieuse tout demeure obscur et vague. Chez Virgile, Éuée prend le temps d'écouter un admirable ex-

- DE UTTÉRATDRE

s • t platonicienni - suivi d'h - rnaine : pu

: t par la porte d'ivoire.

n' un épis Homère el chez VirgU

Dante, el le «-liant de ia Di I lédie

lit aujourd'hui de pré si celui de L'Enfer. Il a,

d'ailleurs, le m - are d'intérêl secondaire que Le sixième

cliani de Virgile, car les allusions aux événements politiques

ix du temps y abondent. Mais l'intérêt général n'est

/ Homère. Elle n'esl pas □ se qu • le mmériens, cette vallée

. <etle étrang D s'égare au milieu de la

g les ombres des morts ne s'y pr< ithère, le lion, la louve qui L'empêchent de franchir lline derrière laquelle se lève le soleil, ne nous inspirent d moins vague effroi. Comme le poète, non- sommes rasl'approche de Virgile, le maître, le modèle, la source Le Ûol de la poésie harmonieuse. Par un touchant et vivant souvenir du sixième chant de VÊn ' '■ . Dante a choisi Virgile pour guide à Ira nfers el le \

jii'au moment où, arrivé au seuil du par.id:-. guide devra céder la place à Béalrix, comme la poésie humaine à l'idéal divin. 11 faut bien l'avouer pourtant, le disciple suriei le maître, non pour l'art, qui est infini chez Virgile, bien des inégalités et des obscurités dans le Dante, poème encyclopédique et souvent mystérieux. • mystère qui est grand : moins primitive que l'œu- ; . L'œuvre de haute l'est plus par le sentiment que

celle de Virgile, si antérieure par la date. Il est vrai que l'on retrouve chez lui plusieurs épisodes virgiliens, tels que ceux de Charon, d is. Mais nous n'avons point à en-

trer ici dans une comparaison détaillée. Il nous suflira d'obi que, malgré une précision apparente dans la division graphie des enfers chez Dante est des plus -. et que partout règne une terreur indécise. Rien dé plus -. - [ueson paradis : tout à l'heure <>n cirait dans

la nuit sinistre; maintenant on est ébloui par une lumière . dont un reflet semble éclairer les champs 1

■ h.:; • et I -melon, se placent plusieurs autres \ qui. eux aussi, ont voulu imiter Homère et Virgile. Au quatrième et dernier chant de la Franciade inachevée, Francufi

contraint Hyante, sa fiancée, fille du roi gaulois Dicée, à évoquer les âmes îles rois qui doivent naître de lui. Les âmes lèvent de l'abîme, celles des premiers Carlovingiens après celles

des Mérovingiens ; mais on ne tire de ce spectacle qu'une Leçon morale sur la vanité des grandeurs. Il y a des évocations pareilles dans la Pucelle de Chapelain, où, dans la grotte de saint Marculphe, Jeanne fait entendre au roi et à Dunois les voix qui annoncent la série de ses successeurs jusqu'à Louis XIV et Condé ; dans le Clovis de Desmarets, où l'enchanteur Auberon évoque les ancêtres de Clovis, d'Éuée à Childérîc; où sur le bouclier miraculeux donné au roi franc par sainte Geneviève et saint Germain, sont représentés les successeurs de ce premier prince chrétien, Gharlemagne, saint Louis, et Louis XIII avec Richelieu devant la Rochelle. De même, dans le Saint Louis du P. Lemoyne, l'archange Michel découvre à saint Louis le paradis :

Au delà de ces corps sans ombre et sans matière, Il s'étend un pays de gloire et de lumière, Un pays où le jour, sans aube et sans déclin, N'a pas eu d'orient, et n'aura pas de tin.

Celte lumière éternelle est déjà celle que nous peint Fénelon, comme Virgile nous l'avait peinte :

Largior hic compos aether et lumine vestit Purpureo, solemque suum, sua sidéra norunt.

Le chant XIV du Télémaque nous montre le fils d'Ulysse descendant aux enfers par la caverne d'Acherontia. Il n'est pas malaisé de voir que Fénelon garde le souvenir toujours présent du chant VI de YÉnéide. Ici, c'est la même accumulation de détails terribles, ou qui veulent l'être : mugissement du sol, frayeur du héros, qui doit écarter de son épée les ombres. Là, c'est Arcésius, l'aïeul de Télémaque, qui, comme Anchise à Énée, montre à son petit-fils les héros futurs de sa race. D'autre part, l'épisode d'Ajax est renouvelé d'Homère. En quoi la descente de Télémaque aux enfers est-elle donc originale? par la double peinture et des châtiments que subissent les criminels, et du bonheur dont jouissent les bienheureux. Au premier rang des coupables voués aux plus cruels supplices, Fénelon place les hypocrites, à un moment où l'hypocrisie était à la mode : « Il y remarqua beaucoup d'impies hypocrites qui,

mblanl d' imme

d'un

. [uoiqu'elle soil le plus grand don mis comme les plus ts il" tous les homna

Ion i iisï s • - san ■■• bi n re-

initions - aux tyran-. Les lh<

i du du. - ; le suivent jus pie

dans les enfers.

M is m - js . 3l "lui où les champs

- le Tartare. Un paysage un peu s

au tout id licite paisible :

Une lumière pure et douce se réj>an-j autour du corps de ces homm ■• ironne de - mme d'un vêtement. Cette lumièi

ù éclaire les iérablea

lui n'est q [u'une

re plus subtilem ;.'lus pur ci

la mer. Ils ne veulent plus rien : ils ont tout

tous !-• sur plénitu

: :hent sur la tei ienheureux sont nourris : elle s : elle y

. ;re et s'incorpore à eux comme les aliments s'inco: ;

Et Fénelon, avec un dédain aristocratique et mystique à la nourriture surnaturelle les « viandes » dont se nourrit le commun des hommes. La joie des bienheureux telle qu'il nous la peint est tout intellectuelle et immatérielle; une joie douce et noble, un L'oût sublime de la vérité et de la vertu, un « ravissement divin », qui I tir et de vouloir. Combien nous sommes loin d mbres

virgili i s'adonnent aux plaisirs les plus divers et man-

gent d lents ! et combien la peinture aurait peine

roduire les contours flottants d< É len mystique, le

charme impalpable de celte lumière dilfuse, à la fois gloire it et nourriture des corps transfigurés ! Le pai -' un paradis chrétien, et plus que chrétien,

qui^tiste. ou le bonheur des élus '-si contemplatif et extatique.

contraire, un paradis philo-

sophi ; - I Louis n'y fera descendre - mdant, au

chant Vil d la //■ nriade, que pour dérouler devant 3es yeux

- de me ni d ipuis Loin- XII

TELÉMAQUE 17

jusqu'au Régent et au jeune Louis XV, mais des héros ou des hommes d'Etat qui ont défendu et illustré la France, l)u clin, Montmorency, la Trémouille, Clisson, Gaston de Foix, Richelieu, Mazarin, Condé, Turenne, Catinat, Luxembourg, Villars. L'imitation de Virgile est évidente, et le duc de Bourgogne, enlevé prématurément à l'amour des Français, y tient la place de Marcellus. C'est par ces souvenirs et ces allusions historiques que vit ce chant, bien froid par ailleurs. En quoi nous touchent ces fantômes abstraits dont est peuplé l'enfer de Voltaire, la Mort, la Confusion, le Crime, l'Envie, l'Orgueil, la Faiblesse, l'Ambition,

La tendre Hypocrisie aux yeux pleins de douceur (Le ciel est dans ses yeux, l'enfer est dans son cœur\ Le faux Zèle étalant ses barbares maximes, Et l'Intérêt enfin, père de tous les crimes ?

Ces vers nous indiquent à la fois la faiblesse et le genre d'intérêt particulier de ce chant VII : il n'y faut voir qu'un ingénieux plaidoyer en faveur de la tolérance religieuse. Transformé, lui aussi, en philosophe, Henri de Bourbon voit s'évanouir les vaines distinctions de religions et de sectes devant le Dieu juste pour tous, qui ne repousse personne et reconnaît pour siens ceux qui ont suivi « la loi de la nature », seule immuable.

En résumé, la conception de la vie future a varié suivant les civilisations et les préoccupations du moment. La supériorité d'Homère, c'est qu'il a vécu à une époque primitive où le mystère semblait encore impénétrable. Le délicat Virgile, contemporain d'Auguste, ami d'Horace, nous a peint un Tibur idéalisé. Dante a versé dans son poème toutes ses haines et toutes ses espérances. Fénelon est un quiétiste, et Voltaire un philosophe. Le progrès incessant des idées morales est sensible ; mais, pour l'intensité de l'émotion, Homère et Dante restent sans rivaux.

Le roman. — Analyse et jngeinent snr la composition.

Ce poème, plus chrétien au fond que païen, est aussi un roman plus païen que chrétien, écrit par un admirateur idolâtre de

RS DE I.l'i'TI R VII RE

l'antiquité, qai se trouve être an évèque catholique. IM-il, comme l'affirmait Bossuet, in ligne d'un prêlre .' Il semble plus équitable d M. Janet, .prou n'y sent à aucun degré

i -■ qui en ta.il le charme. La nym- .! ire au début de c ■ i aman poétique ; d'Àntiope en éclaire la lin. Quand Téuche aux pieds d'Antioj il Q*esl pas loin de ressembler à ces chevaliers errants de la : Ronde qui arrachent les princesses aux monstres; et

quand il court le monde à la poursuite d'uu êlre cher qui semble fuir toujours devant lui; quand il met au service d'Idomém épée invincible, sa divine armure; quand il extermine 3 ; tendant que sur sa tête veille une protection m

m chevalier encore ? Mais la fiction roma-

i\\ d( paraître bientôt fade, si elle n'avait pour

l'observation et la peinture de la passion vraie. Les fureurs

- ne raient pas celles de Didon, mais ont quelque

Lpre, de plus désordonné, de plus moderne en un mot.

. aucun endroit : il- avaient j

joues tremblantes étaient couvertes de t

et livides; elle changeait à chaque moment de couleur. Souvent une pâleur

rit surtout- ae coulaient plus comme

ace : la rag notaient en avoir tari la

en coulait-il quelqu voix était rauque,

* elle qui, dans sa jalousie, donne à Mentor les moyens de construire un vaisseau pour sortir de son île; mais, quand il l'a construit [en un seul jour; car « la puissance et l'industi ie de Minerve n'ont pas besoin d'un grand temps pour achever les plus grands ouvrages »), elle se sent mourir de doule

perçut de loin le vaisseau acn ix se couvrirent à fin?-

. . - >mblable a celui de la n »ux tremblants se

.- le; :. . meur courut par tous les membres de son

fui contraint : ii l'environnaient,

- lui tendant la main pour la soutenir, elle la repoussa en jetant but elle on rible.

Plus furieuse qu'une Lionne à qui on a enlevé ses petits », elle sans suivre aucun chemin ; elle ' hurlements ». Mais, il faut l'a-

vouer, il n'y a qu'une Calypso dans le Télêmaque. Le reste du récit, considéré comme fiction romanesque, languit souvent, et ce n'est pas de Fénelon qu'on pourrait dire aujourd'hui eu qu'il dit de son Termosiris : « II racontait si bien les choses p

qu'on croyait les voir; mais il les racontait courtement, et jamais ses histoires ne m'ont lassé. » On n'est point lassé de lire du Fénelon pour peu qu'on ait le sens littéraire un peu délicat; mais comme on est moderne malgré soi, on languit ça et là, dans l'attente d'une péripétie qui tarde à venir. L'analyse la plus sommaire du Télêmaque en fait foi.

Tout un premier groupe de livres (de I à VI) est consacré à l'arrivée de Télêmaque et de Mentor dans l'île de Calypso, au récit long, trop long, que Télêmaque fait de ses aventures à la déesse : Pylos et Lacédémone, la Sicile et le roi Aceste, l'Egypte et le bon roi Sésostris, si mal remplacé par le tyran Bocchoris, Tyr et le cruel Pygmalion, Chypre et le culte de Vénus, la Crète et les lois de Minos, la tempête que soulève Neptune pour consoler Vénus irritée et qui jette les naufragés dans l'île de Calypso, ce sont autant d'épisodes que Télêmaque parcourt avec un peu de complaisance, qui composent un voyage plus fabuleux que géographique, et plus moral, plus pédagogique encore que fabuleux; car si ce voyage n'avait pour but principal et pour premier effet de former le caractère du jeune narrateur, on ne voit pas comment, inconnu, menacé à Tyr, réduit à cacher son nom, il pourrait avoir la pensée et le loisir de se livrer à une étude approfondie de la civilisation phénicienne. Le mouvement alangui de ce récit en cinq livres contraste avec le mouvement rapide du sixième, qui accumule en quelques pages tant d'événements dramatiques : l'amour de Télêmaque pour la nymphe Eucharis, la jalousie de Calypso, le départ précipité de Télêmaque entraîné par Mentor. A l'épopée a succédé le roman, et le roman aboutit au drame.

Les livres VII, VIII et IX racontent l'arrivée et le premier séjour de Télêmaque à Salenle, fondée parldoménée, ancien roi de Crète. Après le court et assez vif orage de la rivalité d'Eucharis et de Calypso, nous voici retombés dans la narration placide, qu'interrompent des hors-d'œuvre comme la vision de l'idéale Bétique. Cependant, voici qu'une nouvelle action s'engage : Idoménée est attaqué par les peuples que sa hauteur a ligués contre lui ; mais aussitôt le divin Mentor vient à son secours et conclut la paix en son nom. A peine commencée, celte nouvelle action est close.

. OURS DE LITTERATDRE

. 1 tns les

Mil. il sauve L'arm qu'A • allait anéantir par surprise. Mais

que de long en venir à ce premier exploit I

lem< • s de Mentor, resté à Salente,

3 d'Idomé ravori Pi

la ministre indigae, le r ipp •! d ■ Phi! ix miaistri >rmenl une action à part, si Ton

wvrir quel - l'une action dan- ce véritable

ti [ue el m îs d ss princes, des 1 -

. us encore, avant «le vaincre uter 1" récil des infortunes de Philoctète et de iiiiante d' liant de s .1 es bel-

Sophocle ne m'empêchent pas ici de iu'in: i*on en est venu aux mains, comment

3 - tonner de voir Fénelon suspendre le récil du combat pour raisonner el moraliser? M. d lit jamais sans

malaise arriver cet endroit.

iiitlecamp d huit la nuit, au milieu d'une

irruption -

- coupa

d* Adraste, Phalanl - son sang, pour expliquer comment

- avait sur;- il tout ce qui se passait dans

l l'indiscret: luquel

en le flattant el en écoutant avec comp

auquel on arrachait son secret >-n irritant son iinpa-

. La Bruyère . - nt-ils bien h leur place 1 N'interrompent-ils pas l'action 'l'une manière >\'-\>. sauterait-on pas quelj'.

Mais la d du livre XIV. >t plus malrattachée encore

à l'ensemble. adraste est repoussé, il est vrai, mais ne qu'à prendi ranche : on le compare à un lion fori

: rne, « où il aiguise ses dents et ses gi

attendant le moment favorable poui - les trou-

. Télémaqu - «ccasion propice pour réaliser un depuis 1 . : il descend aux enfers, en vi-

site à loisir toutes les | entretient longuement

ite à la lumière sans se pr 1.

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