‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 216 sur 228 · Lettre du 13 janvier · texte numérisé non relu

Lettre du 13 janvier

que de Cambrai qui déclare dès le débul ne point souhaiter

qu'on perfectû nu s, >ù l'on ne représente les

passions corrompues que pour les allumer : mais cel arche-

s sages gislateurs tnisme » ;

able interdire la peinture de l'amour, c'est suivant

nilosophiques de l'antiquité « : s'il critique,

justement d'ailleurs, l'Œdipe de Corneille, et, avec moins de

d'Hippolyle dans la Phèdre de Racine1, c'est que

VCEdipe de Sophocle n'a aucun mélange de cette passion

• trangère au sujet », et c'est que le « vrai caractère » d'Ilip-

polyte, c'est à Euripide qu'il faut le demander. Nos deux

- méritent pourtant « les plus grands éloges ».

on le sent, c'est Racine qui est le favori. Pourquoi? Parce

qu'il est plus prés de la simplicité grecque. Quand par hasard

il s'en est écarté, voyez avec que de précautions on le blâme !

M. Racine n'était pas exempt de ce défaut, que in coutume ai ait rendu . ilurel que la narration de la mort d'Hipjui a d'ailleurs de frauda bea

Mais quoi ! il n'a fait que céder au torrent, et on lui sait ^ré â>i l'instinct par lequel il s'élevait au-dessus de la mode ; on lui fait honneur même de ses velléités incertaines.

If. Racine, qui avait • \ s de l'antiquité, avait formé

le plan d'une tragédie française à'CEdipe, suivant le - phocle, sans

: aucune intrigue postiche d'amour, et suivant la simplicité grecque. Un tel spectacle pourrait être curieux, très vif. très rapide, très intéi

•int applaudi ; rnui< il saisirait, il ferait répandre des larmes, il respirer, il inspirerait l'amou as et l'horreur des

-. il entrerait fort utilement dans le dessein des meilleures lois ; la relila plus pure n'en serait point alarnu .

Mai-, s'il n'a pas écrit cet Œdipe, il a écrit Athalie, et sur Athalelon se tait. C'est, «lit-on, une preuve du peu de succès qu'avait obtenu celte pièce. Mais, selon Ramsay, Fénelon avait coutume de dire qiï Athalie était la pièce la plus complète qu'il eût jamais lue, et que, dans son opinion, il n'y avait rien chez les anciens, pas même chez Sophocle, qui l'égalât*. Pourquoi donc en cette occasion si propice ne s'en est-il pas souvenu? Quoi qu'il en soit, seule entre lés tragédies de Racine,

critique et sur ce rôle, voyez le fascicule consa< ( omme

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