‹ Cours de littérature (volume 3)Chapitre 42 sur 228 · Sur Fénelon sermonnaire voir le fascicule XIV · texte numérisé non relu

Sur Fénelon sermonnaire voir le fascicule XIV

ïsui ément, elle ne poir ulenir à la

haut* • Bourdah l'avaienl poi ti M -

B ss I que Vinel com un pen de com-

plaisance le ministi S 77-1 730 , à qui I

nelle attribue il naturel, beaucoup de logi-

aaturelle, un i rme, noblement audacieux...

- pitié tous les ornements, «lit encore Fontenelle; ; dans toute sa - s . Au service de cette éloquence innée

■ ;> cei tains procédé s, comme celui a déjà cité ie P. de Neuville 1692-171 l'abbé Pou 51), parce qu'on célébrait auti

el qu'on critique aujourd'hui dans tous les cours de littérature i g ni licence et son affectation ; les évoques z, Surian 1670-1754 , el de Beauvais [1731- -on à admirer, à partir de 1730? Un l'abbé Bridaine 1701-1767 . ce « Bossuet de vil- :it l'éloqui il ■■■■ véhémente, et pourtant de forme assez : ibail !• - - rribles donl l'abbé ftfaury nous a - ii est un critique plus qu'un prédiîiy qui faisait dire à Louis XVI : ■ Si l'abbé Mam mon, nous avait parlé de religion, il nous

aurait parlé de tout . Dans son E$sai sur l'éloquence de la ehain . Mam que les prédicateurs de son temps aient aban-

don!!' - Tout fut bientôt mêlé, dit- il, dans

are. On ne put sanctifier la philosophie, on sécularisa la

de compte d'exceptions

s; mais, si tous les prédicateurs de son temps ne

les philosophes, il n'en est pas moins certain que

lence religieus tend de plus en plus à se rapprocher de

l'éloquence profane. En jugeant un des prédicateurs à la mode

temps, l'abbé de Boismont, qui prononçai! des ora

funèbres devanl l'Académie française, e! en <-fudiant le sermon

la fondai ion de l'hospice deMontrouge, son chef-d'œuvre,

lie première partie du sermon

pourrait, à peu de chose près, être prononcé'- dans un temple

de théo-philanthropes aussi bien que dans une église catholi-

L'abbé d B 'ismonl y adjure ses auditeurs de respec-

l( religion nouvelle de la raison qui est leur

1 ; de dire d'où vint la réaction, ou plutôt la

renais! le, ni si elle fui très profonde

et très féconde en grands prédicateurs. Ceux qui voient finir b> siècle, s'ils font très grande la place à des polémistes relig comme Lamennais, ne se souviennent plus guère que d'un nom de prédicateur : Lacordaire. Montalembert comparait à Lacoj'daire le P. de Ravignan, « l'un dont la parole bondit comme un torrent impétueux et terrasse par des élans imprévus et invincibles; l'autre qui, comme un fleuve majestueux, répand les flots de son éloquence toujours harmonieuse et correcte. » Biais de Lacordaire lui-même que reste-t-il? Avocat, puis sulpicien, il plaît aux modernes plus encore peut-être par ses défauts que par ses qualités. Il est d'abord moderne comme eux, libéral, passionné. « Il ne s'est pas contenté, dit Sainte-Beuve, de retremper ses armes dans les sources de la doctrine, il les a polies à l'air du siècle... Il enlève, il étonne, il conquiert, il a du clairon dans la voix. » A défaut d'une forte logique et d'une langue toujours pure, il a l'imagination vive et la sensibilité prompte. L'influence de ce « chrétien pénitent, libéral impénitent », fut considérable sur le public intelligent de son époque. « Ceux qui ne s'en allaient pas touchés au fond de l'âme s'en allaient sérieux. C'était une grande victoire de cette parole militante. Elle élevait le ton de la discussion même quand elle n'enlevait pas les adhésions... Il portait jusque dans la prédication cette note lyrique qui est presque toute la poésie de notre siècle. » (Caro.) Ses faiblesses du côté de la théologie et delà science étaient oubliées quand on se laissait prendre à cette éloquence faite d'àme plutôt que de dialectique.

La gloire plus modeste de MM-'* Dupanloup, Freppel et d'Hulst; des PP. Félix, Hyacinthe, Monsabré, Didon, remplit la seconde partie du siècle. Mais il serait peu convenable d'examiner ici dans quelle mesure il y a décadence de Bossuet à Lacordaire, et de Lacordaire aux prédicateurs contemporains, qui tous plus ou moins ont dû faire du sermon une conférence de morale ou de polémique. Pour les juger, nous manquons encore des lumières que le siècle prochain nous apportera peut-être, si tous les prédicateurs du xixe siècle réunis parviennent à former un Bossuet nouveau.

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